IVI. F. PU. L. Capiat \\].vel\s. rnane et vcspere
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Jf. Zinci vitriol . . 5 ij.
Terebinth, vulg. . • . . . q. s.
Aï. F. Piliil.' quarum sumat j. vel ij. manè et nocte.
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Quand la maladie est rebelle, et que l’on soupçonne uii rëtrëcissement , l’introduction d’une bougie sert à en assurer.
Des Chancres,
La seconde forme sous laquelle le virus syphilitique puisse se montrer comme affection locale est celle des chancres , que l’on distingue par leur peu de disposition à se cicatriser, par leurs bords épais , par l’inflammation circonscrite qui les accompagne , et par quelques autres symptôrnes dont nous avons dëjà parlë.
Les parties les plus sujettes à être affectées de chancres , chez l’homme , sont le prépuce , le frein et la couronne du gland; et, chez la femme, les nymphes et le clitoris ; mais , dans quelques cas, ils s’étendent dans le vagin, et même jusqu’au col de la matrice. Le virus syphilitique , appliqué à d’autres parties du corps recouvertes d’une membrane muqueuse, telles qu’aux lèvres, aux narines, etc. , peut aussi y produire des chancres ; mais , comme il est le plus ordinairement mis en contact avec les organes de la génération , ceux-ci sont généralement le siège de ces ulcères.
Un chancre se manifeste par une légère tache inflammatoire , qui s’ulcère ensuite ; ou par un petit bouton ou une pustule remplie d’un fluide transparent, qui bientôt se rompt et prend la forme d’un ulcère rongeant. L’époque à laquelle il se déclare après celle de l’infection , est trèsvariée ; mais, le plus ordinairement, c’est après
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cinq ou six jours ; quoique , dans quelques cas, il
s’écoule plusieurs semaines.
Comme on doit toujours craindre dans les chancres que l’absorption du virus n’ait lieu, et qu’il est possible qu’elle se fasse très-promptement, non-seulement il est nécessaire de remédier à l’ulcère , mais encore il faut administrer des médicamens propres à combattre le virus syphilitique. On peut guérir les chancres récens par l’application du caustique , ou en employant les lotions avec une faible solution d’oxy-muriate de mercure dans l’esprit de vin ; mais quand ils ont une certaine étendue , et qu’ils existent depuis quelque temps, il sera nécessaire de les panser chaque jour avec des onguens composés de nitrate de mercure rouge, de calomélas , etc., étendus sur de la charpie fine. Quand la douleur et l’irritation sont vives , les opiacés ont un bon effet.
Quelquefois , dans les chancres rebelles , invétérés et rongeans, qui n’ont point été améliorés par les moyens indiqués tout à l’heure, on retire beaucoup d’avantage de l’application d’un cataplasme composé de la mie d’un pain de froment, humectée avec une solution de sulfate de soude dans l’eau bouillante, à la dose d’une once du sel par quatre livres d’eau.
Pour disposer les chancres à se cicatriser, la propreté est de la plus grande imporlance. John tïunter, dans son Traité de la maladie vénérienne , semble cependant regarder cette condition comme peu nécessaire ; car il se dit porté à
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croire qu’aucune maticre , quelle que soit sa nature , ne peut attaquer la partie qui Fa formée ; et que le pus d’aucun ulcère ne peut jamais aggraver celui-ci. Il en conclut qu’il est absurde d’essuyer ou d’enlever le pus.
Quand des chancres sont compliques de phymosis , la guérison en est à la fois longue et incertaine , et ne peut être effectuée en injectant simplement des liqueurs détersives, de temps eu temps ^ entre le prépuce et le gland. La méthode la plus certaine est de faire une incision dans le prépuce , ou de pratiquer la circoncision.
Les chancres se manifestent quelquefois sur les mamelons des femmes qui allaitent des enfans infectés , et y produisent beaucoup de douleur. Pour diminuer l’irritabilité des parties malades , il sera convenable de baigner les ulcères, deux ou trois fois par jour, dans une forte solution aqueuse d’opium, et de les panser avec le cérat de blanc de baleine , auquel on ajoutera une quantité convenable de calomélas.
Outre les applications topiques , il est nécessaire de préserver l’économie d’une infection consécutive , en vertu de l’absorption du pus : pour cela , on aura recours au mercure , tant à l’extérieur qu’à Fintérieur, selon qu’on le croira convenable. Nous devons cependant éviter la salivation , et par conséquent ne le donner qu’à faibles doses, en veillant avec soin sur ses effets. La longueur du temps , pendant lequel on doit Fadmmistrer , dépend de la violence de la maladie , et de quelques autres circonstances accF
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dentelles ; mais , dans aucun cas , nous ne devons en cesser entièrement l’usage, que plusieurs jours après la disparition des ulcères.
Dans les ulcères phagëdéniques qui s’étendent rapidement , on ne doit point donner de mercure. Les applications locales seront seulement adoucissantes , et le quinquina , l’opium et la ciguë , seront les me'dicamens les plus convenables à donner à rintërieur.
üne maladie eruptive particulière, provenant de Fusage du mercure, a depuis quelque temps attiré Fattention de plusieurs praticiens d’Irlande et, quoiqu’elle se rencontre fréquemment dans les hôpitaux de Londres , elle ne parait avoir été décrite d’une manière particulière que par IV] . Pearson Benjamin Bell , à la vérité, dans son Traité de la maladie vénérienne , la décrit avec beaucoup d’exactitude quoique ,
d’après la manière dont il en parle , les cas qu’il a observés aient été d’une nature peu grave.
On suppose généralement que cette maladie est produite par l’exposition au froid , pendant Faction du mercure ; cependant^ Comme son apparition est infmiment trop rare pour être FeffeP d’une cause aussi commune, il est probable qu’elle dépend plutôt dé certaines idiosyncrasies.
* Description of the mercurial Lepra, hy ooctor Moriarty . — Essay on a peculiar eruptiae Disease arising Jrom the Use of Mercury , by George Alley.
** Observations on the Cure of Lues Venerea,
*** Treatise on Gonorrhea. V irulenta and Lues Venerea, vol. ii, pag. 282.
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Elle parait avoir aussi beaocoop de rapports avec Ferysipèle , et a ëtë nommëe , par quelques auteurs , Ery thema mercuriale .
Elle se manifeste quelquefois par de la chaleur et de la démangeaison autour du scrotum , et à la partie supérieure et interne des cuisses , qui paraît rougeâlre et un peu rude au toucher. Dans d’autres circonstances, la chaleur, la rougeur et la rudesse , s’observent d’abord dans les aines, et aux plis des bras. Dans le plus grand nombre des cas , les parties anterieures du corps sont affectées avant les postérieures, et les extrémités inférieuressont attaquées avantle tr^nc. Cependant il n’y a pas tant de régularité dans la marche de l’éruption, que les extrémités supérieures ne soient pas quelquefois attaquées aussitôt que les cuisses. La rougeur, qui commence sur les extrémités, fait des progrès lents, et s’étend graduellement sur tout le corps. Elle est accompagnée d’une grande sensibilité de la peau , d’une démangeaison incommode , et d’une tuméfaction évidente des parties affectées. Le gonflement ressemble à celui qui a lieu dans l’érysipèle , et , dans certains cas , il devient aussi considérable que celui de la variole. La température de la peau est augmentée , la langue est blanche et le pouls fréquent ; mais ni les fonctions de l’estomac ni celles du cerveau ne sont dérangées.
La lèpre mercnrielle est toujours une maladie vésiculaire , quoique les vésicules , qui contiennent un fluide transparent, soient d’abor<l si ])etlies , qu’elles ne puissent pas ctre facilement
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* distinguées des papilles sans Taide d’un verre convexe, qui permet d'apercevoir chaque vésicule entourée par un cercle rouge. Si elles ne s’ouvrent pas de bonne heure , elles acquièrent le volume d’une grosse tête d’épingle , et à cette époque, la matière qu’elles renferment est opaque. La rupture des vésicules est suivie de L’évacuation d’un fluide clair , âcre , qui irrite les surfaces qu’il touche , et augmente beaucoup les souffrances du malade ; à mesure que la maladie fait des progrès, celui-ci est excorié presque de la tête aux pieds. La quantité de cette matière est proportionnée à l’étendue de la surface excoriée ; elle est toujours considérable , et rend le linge qui l’absorbe roide et dur. A mesure que le fluide devient plus épais et plus lié , il laisse dégager une odeur infecte , semblable à celle de la sécrétion des follicules sébacés , lorsqu’ils sont malades.
Comme la lèpre mercurielle ne s’empare pas de toute la surface du corps à la fois, mais qu’elle en occupe successivement les différentes parties , il en résulte qu’on peut en observer les divers degrés à la fois sur un même individu, en sorte qu’on ne peut guère lui assigner des périodes exactes ; et en effet, elle ne paraît aucunement limitée dans sa durée. Quand elle n’affecte qu’une petite portion du corps, elle se termine frécjuemment en dix ou douze jours , mais quand elle est universelle, le malade n’est souvent rétabli complètement qu’au bout de six, huit ou dix semaines.
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Quand Fevacoalion cesse , Fepiderme détaché prend d’abprd une couleur brune pâle , et ensuite il devient noirâtre , se séparant en larges plaques , qui laissent une teinte d’un rouge pâle à Fendroit qu’elles occupaient. La première desquamation est souvent suivie d’une seconde , et meme d’une troisième ; mais , dans ces dernières desquamations , l’épiderme est plus blanc, et se sépare en petites écailles farineuses , en sorte que la surface de la peau paraît couverte d’une poudre blanche; Les effets de la lèpre mercurielle ne sont point bornés cependant à la destruction de l’épiderme. Tout le système pileux , la barbe , les poils des aisselles et de la région pubienne, et la plus grande partie des sourcils et des cheveux, tombent et laissentdes parties à nu. La maladie cesse après un certain temps , mais il est douteux qu’il y ait des remèdes qui puissent interrompre sa marche ou abréger sa durée.
Cependant , le mode de traitement qui a été recommandé consiste a cesser l’usage du mercure et à employer des remèdes propres à soutenir les forces du malade sans augmenter la fièvre , et des applications topiques capables de diminuer l’irritation causée par la perte de la peau. On devra tenir le ventre libre â l’aide des purgatifs salins, produire une douce transpiration par les diaphorétiques ; diminuer l’irritation générale au moyen dim opiate donné le soir, et des bains chauds. Quand la maladie prend un caractère putride, le quinquina, le vin et les acides minéraux, peuvent être nécessaires. L’amidon et la
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farine sont les meilleures applications topiques.^
Jusqu’à present on est dans Fusage de regarder le mercure comme le seul antidote certain du virus syphilitique ; mais dernièrement , Facide nitrique a été donné comme possédant un pouvoir semblable. M. yV. Scott, chirurgien à Bombay , paraît être le premier qui Fait employé dans la syphilis. Il prétend avoir une grande expérience de ses bons effets , et il le regarde comme tout aussi efficace que le mercure, quelles que soient la variété du mal et sa période ; même, en raison de ce qu’il ne produit pas les accidens que cause ce métal, il pense que, sous plusieurs rapports, il peut être préférable. Le mercure , en effet , dit-il , introduit dans la circulation, est suivi de plusieurs effets fâcheux qui forcent souvent à abandonner son usage avant qu’il ait répondu à Fintention du médecin , tandis que Facide nitrique peut être pris pendant long-temps sans produire aucun tort et sans amener Finfîammation et la salivation , et détermine sim.piement une affection momentanée des gencives et des dents.
Sur la recommandation de ce praticien, plusieurs hommes de Fart ont été portés à employer Facide nitrique dansles affections syphilitiques primitives, telles que le chancre , la gonorrhée, etc., et en ont obtenu quelque succès. Quelques-uns, cependant, n’en ont pas fait un rapport favorable , et particulièrement M. Blair, chirurgien à Fhôpital de Lock.
L’acide nitrique , à toute dose , peut seconder
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remploi des mercuriaax et de Fopium dans la cure des ulcères vénériens.
Un Fiit impoîiaht et digne de remarque, c’est que Facide nitrique ne produit le développement d’aucune autre maladie , comme les scropîiules spécialement , un des grands inconvéniens du
traitement mercuriel , et qui peut ruiner la cons™
titulion et occasionner la mort.
Les effets généraux de cet acide sont une augmentation de Fappétit , la constipation , l’humidité et la blancheur de la bouche et de la langue une légère douleur dans les gencives ; Fiirioe est couleur de paille, claire et abondante. Si Fon pratique une saignée , le sang a l’apparence de celui qu’on tire dans les inflammations aigues , le caillot étant recouvert d’une couche épaisse de lymphe coagulée. Dans quelques cas , on observe une sensation brûlante à l’estomac ; ce qui n’a lieu pourtant que lorsque la dose a été trop forte.
La manière d’administrer Facide nitrique est d’en donner tous les jours un gros étendu dans une pinte d’infusion d’écorce de citron ; et quand cette quantité ne paraît pas produire l’effet désiré , on la porte par degrés à deux gros , on meme plus.
L’usage de ce médicament ne demande aucun régime particulier,
M. Scott, à ce qu’il paraît, a depuis employé , à Bombay , dans la syphilis , Facide nitrique très étendu d’eau à l’extérieur, comme bain chaud, partiel ou général , avec un grand succès.
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On sait que l’acide nitrique contient environ quatre parties d’oxygène sur une d’azote , avec une certaine quantité d’eau, et on pense qu’il éloigne les symptômes de la syphilis en oxygénant les organes, ce qui donne un surcroît d’activité à l’économie entière.
Du Bubon,
Nous avons déjà fait observer qu’avant qu’une affection locale devienne constitutionnelle , il y a souvent une espèce d’état intermédiaire , et que, par suite de l’absorption du virus, les glandes les plus voisines des parties sur lesquelles il a été primitivement appliqué , deviennent dures , se tuméfient et s’enflammeiit ; c’est là ce qui constitue le bubon. Or, les parties de la génération étant
ordinairement les premières en contact avec le virus, il en résulte , avons-nous dit encore, que les ganglions inguinaux sont généralement le siège de ce symptôme particulier. Dans le plus grand nombre des cas , le virus syphilitique est absorbé par suite d’un chancre ou d’un ulcère dans l’urètre ; mais il est des circonstances où un bubon se manifeste sans qu’il y ait eu ni gonorrhée, ni ulcéra don , et dans lesquelles le virus paraît avoir été absorbé , sans aucune érosion évidente de la peau ou des membranes muqueuses.
^ Le bubon se manifeste par une douleur dans Faîne, avec dureté et tuméfaction; il est d’abord environ du volume d’un haricot ; mais il acquiert par degrés celui d’un œuf, faisant éprouver à l’individu de la difficulté à marclier ;
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âiors il est le sie'ge de pulsations et de battemens, et la peau qui le recouvre est très-rouge. Dans quelques cas, la suppuration arrive promptement ; dans d’autres , elle marche très - lentement ; et enfin , dans d’autres ^encore , les symptômes inflammatoires disparaissent sans aucune formation de pus. Dans certains* cas assez rares., on voit les glandes devenir squirrheuses.
Gomme plusieurs tumeurs de Faîne , une hernie, un anévrisme, un abcès par congestion, une affection squirrheuse des glandes, etc. , peuvent être prises pour un bubon , il est toujours convenable , en cas de doute , de s’informer si le malade a depuis peu été atteint de gonorrhée ou de chancres , et si , récemment , il n’a pas été attaqué de quel qu’ affection qui ait pu donner lieu au gonflement. Il est aussi convenable de tenir compte des progrès que la tumeur a faits.
Les symptômes suivans sont ceux qui caractérisent le bubon vénérien : la tuméfaction est ordinairement bornée à un ganglion ; la couleur de la peau, au lieu enflammé, est d’un rouge vermeil ; la douleur est très-aigue ; la suppuration et l’ulcération arrivent généralement très -rapidement j la suppuration est abondante , proportionnellement au volume de la glande , et il n’y a qu’un seul abcès.
Le btibon n’est jamais accompagné de danger quand l’inflammation marche avec régularité vers la suppuration ; mais dans certains cas , la tumeur devient indolente après avoir pris un volume assez fort , ce qui provient d’une diathèse scro-
dijo CACHEXIES,
phülense ; ou bien , par sa complication avec Terysipèle , le bubon dégénéré en un ulcère phagédénique , et occasionne une grande perte de substance. Cette terminaison se rencontre plus fréquemment dans les hôpitaux que dans la pratique privée , ce qui peut être attribué en partie au mauvais air des endroits où les vénériens sont logés.
Les différeiis incon\éniens qui résultent de la suppuration d’un bubon vénérien devraient engager à faire les plus grands efforts pour empêcher cette terminaison , et pour en produire la prompte résolution ou la disparition^ s’il est possible. Pour obtenir cet effet, il convient, quand la peau est très-rouge et très - enflammée , et qu’il existe un battement dans la tumeur, de tirer une quantité suffisante de sang, pendant les premiers jours , au moyen de quatre ou cinq sangsues appliquées dans le voisinage ; on tiendra en même temps le ventre libre avec quelque doux laxatif ; on soumettra le sujet à une diète légère , et on lui recommandera le repos. Après la suspension de l’écoulement du sang , on placera souvent , dans le cours de la journée , sur la tumeur, des compresses trempées dans quelqu’une des embrocations sédatives conseillées pour le gonflement du testicule ; et , pendant la nuit , on la recouvrira avec un cataplasme de farine de graines de- lin ou de riz, délayée dans une solution étendue d’acétate de plomb.
Si la tumeur est sans inflammation, la saignée locale est inutile , et l’application de l’onguent
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mercuriel, faite promptement, suffira pour la dissiper. Pour cela , il doit être étendu , non pas immédiatement sur la tumeur , mais bien à la partie interne de la cuisse du côté affecté.
A régard de la dose , on ne peut prescrire aucune règle certaine , car quelques individus sont promptement affectés par le mercure , tandis que chez d’autres, cette substance n’agit ni trèspromptement , ni très-sensiblement. Dans tous les cas, il est convenable de n’en employer d’a^ bord qu’une petite quantité, gros comme une noisette , par exemple, et d’augmenter chaque jour , jusqu’à ce que l’on soit parvenu au volume d’une noix moyenne ; on en continue l’emploi tous les soirs , jusqu’à ce que la tumeur et l’induration aient entièrement disparu : et , si on le prolonge encore pendant quelque temps après la disparition de tout symptôme , l’effet en est certain.
Les glandes salivaires sont- elles affectées par l’usage de ces frictions , et la salivation survientelle , on doit les discontinuer immédiatement pendant quelques jours , tenip le ventre libre au moyen des laxatifs , et laver la bouche et la gorge fréquemment avec un gargarisme composé de borax et de miel (i). dans l’eau. Le borax n’agit pas seulement comme astringent, mais il diminue l’irritation locale par sa vertu sédative. Pour
(i) Borac . . . , ^ ij- o
Mell. optim . 5 ij.
Aquæ ferveiitis . . . . , . | viij.
4oO CACHEXIES,
l’aider dans cette action , il faudra, pendant l’eni-' ploi des frictions, donner un opiate tous les soirs à l’heure du coucher.
Si le bubon est trop avancé pour être dissipé, on cherche à en favoriser la suppuration par 'une nourriture abondante, et par l’application de cataplasmes émolliens. Quand elle est formée , la tumeur peut être ouverte par la lancette ou par le caustique , et l’ulcère se cicatrise à l’aide des pansemens suivis et de l’usage de mercure donné à l’intérieur, mais à une dose telle, qu’il ne puisse point produire la salivation.
Dans les cas où il existe une disposition scrophuleuse , il arrive fréquemment que l’ulcère ne se consolide pas , mais qu’au contraire , il s’étend des ganglions au tissu cellulaire , enflammant la peau et les parties voisines ; il devient baveux et spongieux, cause beaucoup, de douleur et fournit une matière âcre ; ou , s’il se cicatrise dans un point, il s’ouvre bientôt après dans un autre , et devient très-large.
En pareille circonstance, on a obtenu les plus grands succès en faisant des fomentations deux fois par jour avec une forte décoction de feuilles de ciguë ou de têtes de pavots concassées , puis en appliquant des cataplasmes émolliens , ou ceux que nous avons conseillés contre les chancres rongeans.