VEI
'if Ætlier. suif . . 5 j.
gourdi : mais il est sujet à produire de la douleur à moins qu il ne soit privé entièrement d’acide sulfurique , par sa rectification à l’aide du manganèse.
Dans cette espèce particulière de surdité qui dépend d’un manque d’énergie du nerf auditif^ M. Wilkinson dit * que le^ga.vanirme peut amener la guérison. Il observe que l’on peut parvenir à la reconnaître, en mettant un corps sonore en contact avec les dents. Si, par ce moyen, la communication du son n’est pas rendue plus distincte, nous pouvons conclure que le vice réside dans le nerf ; vu que , si la surdité a pour cause une altération des autres parties de l’oreille , le son , transmis par les dents au siège de l’audition, est perçu distinctemeiiL
D ans plusieurs cas , quand la surdité paraît être survenue en raison d’un relâchement de la membrane du tympan, accompagné d’une diminution dans la sécrétion du cérumen, M, V^ilkinson a retiré de bons effets de l’emploi du galvanisme , qui non-seulement produit une chaleur agréable dans le conduit auditif, mais encore augmente considérablement la sécrétion du cérumen.
Quand la maladie est l’effet de la fièvre , elle disparaît ordinairement lorsque le sujet reprend ses forces.
Pour faciliter la perception des sons chez les individus qui sont sourds à' un haut degré , nous
* Elements of Galt^anism. .
49^ maladies
pouvons recommander r usage d’un cornet acoustique.
Dans la surdité , causée par l’oblitération de la trompe d’Eustache, M. Astley Cooper re^commande de percer la membrane du tympan Il fut conduit à cette opération en réfléchissant qu’une déchirure dans cette membrane ne paraissant pas altérer les fonctions de l’oreille, et qu’une petite ouverture étant suffisante pour établir une libre communication de l’air extérieur au tympan, et de ce dernier à l’extérieur, on pouvait remplacer de cette manière la trompe d’Eustache, et conserver la membrane du tympan à ses fonctions naturelles. Plusieurs causes peuvent, au reste, occasionner l’oblitération de la trompe d’Eustache. i®. L’action du froid, qui affecte les parties contiguës aux orifices des trompes , empêche de cette sorte le libre passage de l’air dans le tympan. La surdité ainsi produite , cependant , n’est souvent que momentanée ; mais le retour fréquent de semblables attaques peut déterminer un développement permanent des tonsilles qui compriment les trompes d’Eustache , et occasionnent une surdité perma* nente. 2®. La fièvre scarldtine occasionne quelquefois des ulcères dans la gorge , qui , en se cicatrisant, ferment fréquemment la trompe d’Eustache , et ont les mêmes conséquences. 3°. Un
ulcère vénérien dans la gorge , par sa cicatrisa-
Philosoph. Transactions oj the Royal Society cj London Jor i8qi.
• ÏjOCALES»
tlon , en ferme souvent aussi F orifice , et cause une surdité, à laquelle rien ne saurait remédier-, que l’opération dont nous parlons en ce moment; 4'’. M. Cooper a observé une oblitération de la trompe produite par une extravasation de sang dans la cavité du tympan. Enfin , il a vu un simpie rétrécissement de. cette partie , qui, sans arrêter complètement le passage de l’air , -le ren-^ dait cependant extrêmement difficile. Le sujet de cette maladie , pour se donner plus de facilité à entendre , était obligé de pousser l’air de la bouche dans la cavité du tympan , dont la membrane se trouvait par là faire saillie dans le méat auditif ; alors en pressant doucement avec le doigt sur l’oreille , il chassait une partie de l’air contenu dans le tympan , et donnait de cette manière à la membrane la faculté de vibrer.
Comme l’opération dont il s’agit ne peut produire de soulagement que dans les cas d’occlusion de la trompe d’Eustache , M. Astiey Cooper donne les signes au moyen desquels on peut juger de rexistence de cette affection.
« I^ Si. l’on ressent, en se mouchant avec force , une tension dans l’oreille , la trompe est ouverte ; car, si elle était bouchée, il n’y aurait point de sensation semblable.
» 2®. La trompe d’Eustache peut être fermée, et cependant le malade entend le hruit d’une montre placée entre les dents ou appuyée contre le côté de la tête. Si on ne l’entend point, quand la montre repose sur les dents , l’opération est contre indiquée , en raison de ce que la surdité
doit dépendre d’une affection des nerfs auditifs eux-mêmes.
» 3°. Il est convenable de s’informer si la surdité est survenue à l’occasion d’un mal de gorge.
j> 4"’- Enfin, lorsque la trompe d’Eustache est fermée , il n’y a point dans l’oreille de bourdonnement semblable à celui que l’on sait accompagner la surdité nerveuse. Cette dernière espèce a des commencemens ordinairement lents, et graduels ; on entend mieux dans un temps que dans un autre ; un ciel chargé , une chambre trop chaude, quelque agitation morale, la crainte, etc. , rendent l’ouïe beaucoup plus faible. En plein air, elle est meilleure que dans un lieu renfermé ; au milieu du bruit , que dans le silence ; dans une voiture qui roule , que lorsqu’elle est arrêtée. Souvent un battement est ressenti dans l’oreille ; on entend un bruit analogue quelquefois au mugissement de la mer, et d’autres fois au son de cloches dans le lointain. Lorsque cette surdité commence , il y a en général une diminution de la sécrétion ordinaire du cérumen , diminution que le malade attribue à quelque coup de froid à la tête , et qui dure aussi long-temps que la maladie. »
Soi
ORDRE SECOND
DYSOREXIES ( DYSOREXIÆ )
Caractère. Appétit faux ou dépravé.
De la Faim Canine. ( Rulimia. )
Dans cette affection , diamétralement opposée à fanorexie , le malade éprouve un désir insatiable et presque continuel de manger, et s’il n’est point satisfait, il tombe en syncope.
On ne connaît pas très-bien les causes réelles de la boulimie. Dans quelques cas , on suppose qu’elle est produite par un acide contenu dans l’estomac, et, dans d’autres, qu’elle provient d’une trop grande sensibilité ou d’une affection particulière de la membrane nerveuse de cet organe.^ Le plus communément, on doit, à mon avis, la regarder conime dépendante plus fréquemment d’une conformation extraordinaire que d’une disposition morbide.
Dans le troisième volume du Journal des Sciences médicales et* naturelles , on rapporte l’observation extraordinaire et bien certifiée d’un cas de cette affection offert par un prisonnier français, qui, en un seul jour, consommait quatre livres de tétine de vache crue, dix livres de bœuf cru et deux livres de chandelles , ce qui faisait un total de seize livres. Il buvait en outre cinq bouteilles de bière forte.
Etymologie, Awy , dijjicilis ^ «fill?, appetïtus.
ÈotS. MALÂDlÊê
Il paraît , d’après le rapport du docteur Co-^ chrane , inspecteur et chirurgien de la prison de Liverpool , où ce polyphage était renfermé , que les excrémens n’étaient aucunement en proportion avec les matières ingérées , et que rarement * leur quantité était plus forte qu’elle ne l’est chez les autres hommes ; il en était de meme de l’urine , dont la valeur ne dépassait pas d’une pinte celle de sa boisson ordinaire : d’ailleurs , elle offrait les memes qualités qoe celle des autres hommes ; mais il y avait une tendance continuelle à l’exhalation cutanée , et , bientôt après le coucher, il était ordinairement affecté de vsueurs si abondantes , qu’elles l’obligeaient à changer de chemise. Il est, par conséquent , évident que les parties excrémentitielles des alimens étaient évacuées principalement par la peau , et il est probable que le même phénomène a lieu dans le plus grand nombre des cas de boulimie.
Une autre observation singulière , du même genre , a été lue il y a quelques années à l’Institut de France par M. Percy, chirurgien en chef des armées françaises. Un jeune homme des environs de Lyon , nommé Tarare , et qui , dans son bas âge , appartenait à une troupe de bateleurs, s’habitua à avaler des cailloux, des quantités énormes d’alimens, de pleins paniers de fruits, et même des animaux vivans. Les symptômes alarmans qu’il éprouva à la suite de ces excès ne purent l’obliger à surmonter cette dangereuse habitude , qui , plus tard , devint une nécessité impérieuse.
Engagé au commencement de la dernière
LOCALES. 5o3
guerre dans un des bataiilons de Parmée du Rhin, il pensa à se procurer un siippiëment de nourriture nécessaire autour de Fambulance. Les rebuts de la cuisine , les restes des plats , les matières rejetées ou les mets corrompus , ne lui suffisaient pas. il disputait souvent aux animaux les plus vils leur saie et dégoûtante nourriture : il était continuellement à la recherche des chats , des chiens et des serpens , qu’il dévorait tout vivans. On était obligé de l’arracher par force ou par menaces de la salle des morts et des endroits où Ton déposait le sang que l’on tirait aux malades. C’était en vain que l’on cherchait à le rassasier ou à le guérir, en lui donnant des substances grasses, des acides, de l’opium et des poudres absorbantes. La disparition d’un enfant de quatorze mois fit naître d’horribles soupçons, et il fut chassé de l’hôpital. Cinq où six ans après, reçu à l’infirmerie de Yersailles dans un état de
'marasme qui avait succédé^a son appétit vorace , il mourut bientôt.
IVI. Tessier , chirurgien en chef de l’hôpital , eut le courage de faire l’examen du cadavre , malgré l’odeur affreuse qu’il exhalait. L’estomac était d’une grandeur énorme , les intestins paraissaient ulcérés et distendus énormément, et la vésicule du fiel avait un volume considérable.
Tarare était d’une taille médiocre , faible et sans énergie ; sa physionomie n’avait rien de féroce. Quand il avait été quelque temps sans manger, la peau de son ventre pouvait presque faire le tour de son corps , et quand l’estomac était
5o4 ' MALADIES
plein, il avait l’air d’être hydropique. Une vapeur épaisse sortait de sa bouche par torrens ÿ tout son corps fumait ; la sueur coulait abondamment de sa tête, et, semblable aux autres animaux voraces , il dormait pendant le temps de la digestion.
Quand la boulimie est produite par la présence d’un acide dans l’estomac , on doit la combattre par les émétiques et les alcalis.
Quand la faculté de l’estomac à dissoudre , à digérer et à assimiler les alimens est aussi grande ^ue dans les cas dont nous venons de parler , nous pouvons diminuer sa force contractile par l’huile , les substances grasses , les opiacés et l’usage du tabac mâché ou fumé. Le carbonate de potasse liquide , à la dose de vingt-cinq ou trente gouttes dans un peu de bouillon de veau , deux fois par jour , 'aurait aussi probablement un bon effet.
Un médecin de mes amis m’a fait part d’un cas de boulimie qui fut guéri par les œufs cuits très-durs pour toute nourriture ; le malade en portait constamment sur lui, afin de rassasier son appétit toutes les fois qu’il le jugeait nécessaire , d’après les tourmens qu’il ressentait.
De la Fureur utérine. ( Nymphomania. ) *
Cette maladie débute par de la mélancolie , des regards lascifs et de fréquens soupirs ; à me^ sure qu’elle augmente , la face devient rouge et
^ Etymologie. NvjK(p6t y nymphuy MotvtXy mania.
LOCALES. 5o5
animée , la malade tient des discours et fait des gestes impudiques ; elle est dévorée de désirs vénériens.
La nymphomanie provient fréquemment de l’inflammation du pudendum , ou d’une acrimonie dans les fluides, qui lubréfient cette partie. Dans le plus grand nombre des cas , on doit la regarder comme le summum de l’hystérie , ou comme une espèce d’aliénation mentale.
Quand cette affection reconnaît pour cause une inflammation locale , nous devpns avoir recours à la saignée , aux laxatifs , aux rafraîcbissans , tels que le nitre , et à l’application topique de lotions sédatives (i). Nous pouvons aussi employer à l’intérieur le camphre combiné à l’opium (2).
Si cette affection est ^’oduite par une matière âcre , la malade doit prendre abondamment des boissons émulsives rafraîchissantes. On peut faire
(i) ^ Aquæ distill. ........... § iv.
- Litliarg. acet. guU. xxv.
Tinct. Opii vinos . . guU. xl.
^ Aquæ Amraon. acet.. .
— dîsiill . S aâ i ij.
Spirit. Vini reclif. 1
Tinct. Opii vinos . gult. l.
(2} rif Camphoræ . . . . . . . . gr. vj. — xij,
Nitri . . . gr. x.
Opii . . . gr. C.
Conserv. Rosæ . . q. s,
M. F. Bolus ter quaterve die sumendus.
5oG MALADIES
également usage d’injections de même nature dans le vagin , faire laver les parties avec une lotion sédative, ou les oindre de quelque pommade adoucissante (i), en même temps que Ton administrera l’opium fréquemment et à petites doses.
, La diète doit être légère et rafraîchissante , et composée principalement de végétaux et de lait : tout ce. qui pourrait augmenter firritation doit être évité soigneusement.
De la Pçrte de V appétit, ( Anorexia. ) ^
Le manque d’appétit et le dégoût pour les alimens ne sont pas ordinairement une maladie originelle ; ils sont bien plutôt le symptôme d’une affection différente , de la dyspepsie , par exemple ; par conséquent, oi:^doit les combattre avec les aromatiques, les amers, le quinquina uni à l’acide sulfurique, les martiaux , etc.
Dans l’anorexie spontanée , où l’estomac est chargé de bile ou de crudités , un émétique dans la soirée , avec un purgatif stomachique le lende-
* Etymologie. A, prwat., , appetiUis.
(ï) ^ Unguent. Sperm. Ceti .
- - Ceruss. acetat .
aâ 5 6*
' ^ Zinci vitriol.
Cerussæ acet
Ajiipis snillæ . 56.
Opii pulv. ^ ^
1 ââ
aa gr. xv.
LOCALES. ■ 5a*y
main matin, amènent presque toujours la gué¬
rison.
De r Impuissance. ( Anaphrodisia. )*
Bans quelques circonstances , cette maladie est due à un vice originel des organes de la génération ; mais elle survient le plus ordinairement par suite des excès affaiblissans dans le coït, ou par l’effet de la masturbation. Elle reconnaît encore pour cause une grande débilité générale , produite par des évacuations excessives , des maladies antérieures, ou le manque d’alimens. Quelquefois elle est le résultat de la crainte ou de la timidité.
Quand la maladie provient d’un vice organique , il n’est pas possible de la guérir ; quand elle dépend de quelque affection locale, cette dernière doit être combattue par les moyens usités en pareil cas.
Si elle est née d’une faiblesse générale , on doit relever les forces par un régime généreux et nutritif, par les bains froids, généraux et locaux, par le quinquina , la myrrhe , les ferrugineux et les autres toniques, comme dans la dyspepsie. Lesstimulans, tels que les cantharides (i), peuvent également être avantageux à petites doses.
* Etîmologie. a, privât, y
V enus.
{l) Canlharid.
Opii . . .
Camphoræ
gr. xvüj.
àà gi\ xxxvj.
ORDRE TROISIEME
DYSCmÉSIES ( DYSCINESIÆ )
Caractère, Mouvemens gênes ou empêches par un defaut local.
Du Strabisme, ( Strabismus. )
Cette maladie est généralement due à ce que l’un des yeux étant moins. bon que l’autre, l’individu cherche à le cacher dans l’ombre portée par le nez , afin que la vision ne soit pas confuse. Quelquefois elle vient par l’effet d’une mauvaise habitude.
Quand le strabisme n’est pas très - ancien , et que l’un des yeux n’est pas beaucoup moins bon que l’autre, on peut, dit-on souvent remédier à ce vice en faisant porter, pendant quelques heures chaque jour, un morceau de gase
Étymologie. Aws-, diffîcilis , iciAa , moveo.
** Etymologie. ociilos haheo distortos .
Danviri's Zoon. , vol. iii.
Conserv. Cynosbat. . . . q. s,
M. F. Pilul. XXXV j. Capiat j. vel ij. omni nocte horâ decubîLûs,
VEL
Of Decoct. Cinclîonæ . 5 j.
TLiïict. Ciiniiairioiii . ••..•••• 5 ij.
- Canlharid. ..... , , , . gult. xij,
M.F. Haustus bis die sumendus.
tendue dans un cercle de baleine sur l’œil sain , de manière à donner à cet œil une sorte d^imperfection artificielle analogue à celle de l’œil affaibli. On peut même condamner le meilleur œil entièrement à l’obscurité pendant plusieurs heures chaque jour , en le couvrant d’un godet en étain recouvert lui-même de soie noire ; par l’effet de l’inaction, il s’affaiblira graduellement, tandis que l’œil vicié prendra de la force en raison de son exercice.
ORDRE QUATRIÈME
ÂPOCÉNOSES {u^POCENOSES)*.
On nomme ainsi les évacuations contre nature de sang ou d’autres liquides animaux qui
se font sans fièvre.
De la Sueur immodérée . (Ephidrosis. )
Cette affection, ordinairementsymptomatique, est néanmoins quelquefois idiopathique , et alors elle est communément due à une faiblesse générale, accompagnée d’une détermination contre nature des fluides vers la surface du corps. On l’observe en général dans la dernière période de la phthisie pulmonaire.
Pour la guérir , il faut que le malade ne soit que légèrement couvert, soit avec ses vêtemens , soit dans son lit ; la chambre sera tenue à une
* Etymologie. Attoki'hoù ^ remos^eo.
Etymologie. supra, lè^^oco ^ sudo.
5lO MALADIES
temperature modérée ; on combattra la determination de la sueur à la surface du corps, au moyen des diurétiques et des doux laxatifs , et enfin, on relevera ses forces par les ^ferrugineux et autres toniques, les bains froids, etc. , rempêchant en " même temps de rester trop long-temps au lit, et de faire usage de vêtemens trop chauds.
Dans les sueurs colliquatives qui accompagnent la fièvre hectique et la pihthisie pulmonaire , faeide sulfurique étendu est très-usité.
De V Incontinence (D urine. (Eneuresis. ) *
Cette maladie provient ordinairement d’un relâchement ou d’une paralysie du sphincter de la vessie , par suite de différentes -causes débilitantes , telles que l’abus des liqueurs spiritueuses , la masturbation el les excès dans les plaisirs de Yénus ; ou bien elle reconnaît ])our cause le . resserrement de la vessie , en raison d’un état maladif de ses parois , ou de la présence de quelque substance irritante dans sa cavité.
Quand elle est la suite d’un relâchement , on doit la traiter par les bains froids généraux et locaux , par l’application de vésicatoires au périnée , et par l’usage interne des ferrugineux et des autres toniques. \Iiwa ursi^ pris à la dose d’un scrupule ou d’un demi-gros , en faisant boire une demi-pinte d’eau de chaux après chaque dose , peut être également un remède avantageux.
Si la maladie est due à une paralysie de la ves-
Etymologie. Evov^ici)^ lotium immoderate mitto.
LOCALES, y 5n
sie , outre l’application d’un vésicatoire au pé-
rinéë , et l’usage de Félectricité sur les parties
malades , on doit administrer au malade , des me-
dicamens stimulaiis , les cantharides , etc.
Quand elle est occasionnée par quelque substance étrangère contenue dans da vessie , telle qu’une pierre, nous ne pouvons la guérir qu’en enlevant la cause. De meme , quand elle est produite par la grossesse , l’accouchement peut seul la faire disparaître ; mais il est possible qu’on parvienne à l’alléger en faisant garder autant que possible à la femme une 'position horizontale.
Pour empêcher chez l’homme l’urine de gercer et d’excorier les parties sur lesquelles elle coule , il faut adapter à la verge un vase propre à la recevoir à mesure qu’elle s’échappe ; ou bien faire usage d’un compresseur de l’urètre , qui empêchera que ce fluide sorte involontairement. Les femmes peuvent employer une éponge.
Des Pollutions, ( Gonorrhoea dormientium. )
L’émission involontaire de la liqueur spermatique pendant le sommeil, provient quelquefois d’un affaiblissement général ; mais elle est plus ordinairement l’effet d’une atonie des vaisseaux spermatiques , produite par .les excès vénériens , ou la masturbation. Dans certains cas , au contraire , elle peut être occasionnée par la réplétion de ces vaisseaux.
Cette maladie est souvent difficile à guérir , et quelquefois incurable. Cependant on doit essayer de la traiter par un régime généreux et analep-
tique , par les bains froids locaux et generaux , par les baumes (i), les martiaux (2), le quinquina et les amers astringens , et par Fappiication d’un vésicatoire au périnée. On recommandera surtout au malade d’éviter les causes qui peuvent l’avoir produite.
Les eaux de Spa ont souvent réussi à arrêter les progrès de cette maladie , et remédié à la faiblesse des parties. Elles contiennent plus de fer et d’acide carbonique qu’aucune autre eau d’Angleterre;
Des Fleurs hlanches. ( Leucorrbæa ^ vel Fluor
albus. )
Cette maladie est caractérisée par l’écoulement d’une mucosité incolore, blanche ou jaune, et
* Etymologie. Aîvkoç ^ alhus , , fluo.
(1) Bals. Copaïbæ . 5 j.
VitelL Ovi uriius.
Terantur in mortar, marmor. et adde gradatim
Tinct. Bfînzoes . . 5 B.
Aquæ fonds ........... § v 13.
Syrup. Aliliææ . § 13.
F. Mistura cujm sumat cochlear, ij. ter quaterve in die.
(2) Gummi Oliban . I
- — Myrrbæ • . . . ^ ââ 5 j.
Extract. Gentian . 3
Ferri vitriol. . . 9 j.
Bals. Copaïb . . . . q. s.
. Massa in pilul. l. dîstrihucnda ^ quaruni sumat iv. ter in die. •
LOCALES. 5l3
plus ou moins odorante, qui s’échappe de Futérus et du vagin ; la malade éprouve des cuissons en urinant, des douleurs dans le dos et les lombes, de l’anorexie et du marasme. Dans quelques cas, la matière de l’écoulement est si âcre, qu’elle produit sur les hommes qui ont commerce avec la femme malade , des effets assez semblables à ceux qu’occasionne le virus syphilitique , des excoriations autour du gland et sur le prépuce , et même un écoulement par F urètre.
Pour distinguer la leucorrhée de la gonorrhée, il faut suivre avec attention la marche des symptômes. Dans la dernière , l’écoulement est continuel, mais en petite quantité ; il y a une grande ardeur d’urine , des démangeaisons à la vulve , du gonflement aux grandes lèvres , de vifs désirs vénériens, et très-fréquemment un gonflement des glandes de Faîne ; tandis que dans la première , l’écoulement a lieu d’une manière irrégulière , étant souvent très-abondant , et n’est précédé ni accompagné d’aucune affection inflammatoire de la vulve .
L’abus du coït, une lésion, faite aux parties par suite d’accouchemens longs et difficiles , les fréqiiens avortemens, le flux immodéré des règles , les évacuations excessives , un mauvais régime , l’abus du thé et des autres boissons chaudes , une vie inactive et sédentaire , et les autres causes de faiblesse générale , ou un relâchement local , produisent en général les fleurs hlanciies . ainsi appelées vulgairement en raison de la couleur habituelle de la mucosité évacuée.
La leiicorriiëe , dans quelques cas , nidique une disposition maladive dans la matrice ou dans ses annexes , particulièrement lorsque la quantité de la matière est très-copieuse, et qu’elle est extrêmement âcre. Quelques médecins ont regardé cette affection comme n’étant jamais due à la faiblesse générale , mais comme étant toujours une affection primitive de l’utérus. Les femmes délicates , dont la fibre est molle qui passent d’un pays froid dans une région chaude , sont cependant, à ma connaissance , très-sujettes à en être affectées , sans que les parties aient éprouvé antérieurement aucune espèce de lésion.
La maladie se manifeste par la sortie, de la matrice et du vagin, d’une matière qui varie, suivant les femmes, pour la couleur blanche, verte, jaune ou brune. Dans le commencement elle est cependant le plus ordinairement incolore et transparente ; mais , plus tard , elle acquiert différentes teintes et dilTérens degrés d’acreté, d’où il résulte une légère cuisson en urinant. Outre Fécoulement , la malade éprouve souvent des douleurs intenses et permanentes dans le dos et les lombes, une perte des forces , de l’anorexie, de l’abattement des facùltés, des frissons et de la langueur , et elle a la face pâle. Quand la maladie dure depuis long -temps, et est très-intense, -il survient souvent une fièvre lente avec dyspnée , palpitations, défaillances, et infiltration des extrémités inférieures.
Il est difficile, en tout temps, de parvenir à guérir complètement cette maladie; mais il Test
locales: 5ï5
encore bien plus dans les cas invétérés, et dans lesquels Fécoulement est très-âcre. Alors plu™ sieurs affections, telles que la chute et les ulcérations de la matrice , le marasme et Fhydi opi» sie , peuvent se déclarer et finir par devenir funestes.
Quand la maladie se termine parla mort, à F ouver ture du cadavre , la surface interne de Futérus parait pâle, mollasse et relâchée; quand il est survenu des affections organiques , on observe à peu près les altérations que nous avons décrites au chapitre de la Ménorrhagie.
Les indications curatives, sont d’augmenter Faction des absorbans de Futérus et du vagin , en rétablissant le ton des parties ; de corriger Fâcreté de Fhumeur évacuée , de diminuer sa quantité ; d’alléger les autres symptômes urgens et graves , et enfin de donner des forces à l’économie, quand la maladie est compliquée de faiblesse et de relâchement général.
La première de ces intentions sera remplie à l’aide des astringens donnés à l’intérieur , et administrés en injection dans le vagin et Futérus L’alun , le sulfate de zinc , la gomme kino et le cachou sont les astringens les plus employés sous la première de ces formes, soit séparément, soit combinés à quelques toniques , tels que le quinquina , les amers , les ferrugineux et l’acide sulfurique (i). Les bains froids locaux, en arro-
* Voyez page 368 de ce volume.
(i) ^ Aîum. rupest. pulv. 5 ij.
MALAIÏiES
sant ou en épongeant les lombes et les cuisses avec de l’eau fraîche , sont aussi fort utiles.
En outre, on se sert encore ordinairement, dans cette maladie, des médicamens stimulans des voies urinaires , lesquels , en raison du voisinage de Futérus , ont souvent produit un soulagement marqué. La térébenthine et les baumes , tels que ceux de Copahu et du Canada , ont été employés en pareille circonstance (i). La teinture de can-
Basur. Nue. mosch. . . •
Terræ Catechu .
Pulv. Cinchon. .....
Syrup. Zingib .
M. F. Electuarium cujus sumat
quantit. juglandis
die.
VEL
if Alum, rupes. pulv. . » .
. • . • . gr. X.
Têrræ Catechu .....
Gummi Ivino .....
. gr. vj
Conserv. Rosæ .
M. F. Bolus ter qiiaterve die sumendus.
Voyez aussi pages et suivantes du premier 'volume.
{i) Terebinth, vulg, . . . . . 5 ij.
Pulv. Cinchon . . . . , 5 vj.
Mell. optim. 5 ]*•
M. F. Electuarium. Capiat 5 ij ad iij bis in die.
VEL
'if Gu mm. Olib. pulv .
Bals. Gopaïb .
I^ulv . Rhabaib.
- - — Gentianæ . 'S il.
Conserv. Rosæ . . iij.
Syrup. Zingib . q. s.
F. Elect, cujus nucis mosch. magnitud, sumat bis in die.
ââ 5 15.
LOCALES. 5i7
tharides a été également administrée dans ia meme vue ; et réeliement, dans plusieurs cas, elle m’a parfaitement réussi , en la combinant avec quelque tonique (i).
L’application d’un vésicatoire au sacrum a été suivie aussi de succès.
On a également observé qu’il était avantageux de stimuler les intestins et le rectum en administrant pendant long- temps de petites doses de rhubarbe ou des pilules d’aloès et de myrrhe , tous les soirs quand la malade se met au lit.
On a également avancé que les émétiques étaient d’une utilité singulière dans les fleurs blanches , non-seulement en évacuant l’estomac et les intestins , et en produisant une révulsion des humeurs, mais encore en ce qu’ils donnent aux propriétés vitales plus d’énergie par l’excitation qu’ils produisent.
Pour remplir la seconde intention , c’est-à-dire pour corriger l’âcreté et diminuer la quantité de l’écoulement , on doit ne négliger aucun soin de propreté : on lavera fréquemment les parties avec de l’eau froide ou avec un peu de lait et d’eau, puis on y injectera des médicamens astringens , soit une forte infusion de thé vert , soit une solution d’alun ou de sulfate de zinc , à la dose d’un gros dans une pinte d’eau , ou de la dé-
p) 2f Infiis. Gentian, corap . ^ j.
. Tinct. Canlli . gutt. x - xxx.
■= - Cinchonæ . . 5 i],
i\t. F. Hanstas bis terve in die sumendus.
5î8 MALADIES
coction de chêne on de Finfuslon d’ écorce de grenade. Quand il y a des excoriations à Textérieur ou à Finterieur, on fera des lotions avec Facêtate de plomb suffisamment étendu d’eau.
On soulagera les douleurs du dos et des lombes, en couvrant ces parties avec Femplâtre d’encens étendu sur un linge épais ou sur de la peau , et en évitant de rester long-temps debout : la malade devra également s’abstenir de marcher beaucoup, de danser , et de tout autre exercice violent.
La langueur, la faiblesse et les syncopes, seront combattues par un régime généreux et nourrissant : on donnera du lait bouilli avec de Fichthyocoîe, des blancs-mangers, des gelées , des œufs, du sagou, des bouillons gélatineux, des mets légers , des cordiaux , et particulièrement le vin rouge de Porto.
Pour donner des forces à l’économie , dans les cas où la maladie est compliquée de faiblesse générale , outre les moyens restaurans dont nous venons de parler, noos devons avoir recours aux amers astringens et stomachiques , au quinquina, aux préparations d’acier, aux eaux minérales , aux bains froids et aux autres toniques.
Les femmes atteintes de fleurs blanches doivent éviter toutes les causes éloignées de la maladie , et ne faire aucun usage du thé et des autres l)oissons chaudes Relâchantes ; elles coucheront sur un matelas de préférence à un lit de plume ; elles éviteront Fahus du coït, et se lèveront de bonne heure , prenant chaque jour autant d'exercice que leurs forces pourront le leur permet-
LOCALES. 5ïQ
tre , particuliieremeiiL à cheval . Quand il existe beaucoup de langueur, avec des frissooiiemens , les frictions avec de la flanelle pourront procurer quelque soulagement. L’hiver, on portera une chemise ou des caleçons de flanelle.
ORDRE CINQUIÈME
EPISCHÈSES ^ OU EXCSixiOIS^S SUPPRIMÉES.
De la Constipation. ( Constipatio. )
La constipation est ou idiopathique ou symp-^ tomatique : ce dernier cas est le plus fréquent. Elle consiste dans la réleiitiondesexcrémens, qui sont d’une dureté et d’une sécheresse non ordinaires , en sorte que leur évacuation est difficile, et quelquefois douloureuse.
Les personnes sédentairessont particulièrement sujettes à cette incommodité, spécialement celles d’un tempérament sanguin et bilieux , ou qui sont sujettes aux affections hypochondriaques , à la goutte , aux fièvres aigues et aux maladies bilieuses.
La constipation est fréquemment produite par la négligence que l’on met à aller à la selle quand on en est sollicité ; par suite de cet état que l’on nomme échauffement ; par les sueurs copieuses; par l’habitude de manger plus que l’on ne boit ; par l’usage de l’opium , et par les alimens secs , échauffans et de difficile digestion. L’abus du vio rouge
EtymoloctIe. J suppressio.
de Porto peut egalement occasionner la constipation.
En même temps qu’il n’y a point d’ évacuatioiis alvines , il existe quelquefois des nausées , de l’anorexie , des flatuosités , de la céphalalgie , et une chaleur fébrile.
On doit remédier à cette maladie par des soins de régime, en tâchant d’observer des époques périodiques pour les évacuations; et quand on n’obtient pas ainsi l’effet désiré, on doit avoir recours aux laxatifs. Lç régime des individus naturellement constipés , doit consister en végétaux et en fruits mûrs , et leur boisson ordinaire doit
être de la bière.
Pour remplir la seconde indication , l’individu Constipé se présentera à la selle à certaines heures chaque jour, et y fera chaque fois ses efforts pour amener une évacuation.
Les laxatifs les plus convenables pour remédier â la constipation , sont ceux qui produisent le moins d’irritation (i); mais il faut qu’ils occasionnent une ou deux selles chaque jour.
{i) ^ Raîi tartar. . . . § C>.
Mannæ oplim. . . . . . 3 ij.
Aq uæ ferventis . • . | iij.
Tiiict. Jalap. . 5 ij.
M. Capiat dimid. pro dos.