ORDRE SEPTIEME
AFFECTIONS DOULOUREUSES {doloROSi).
Du Mal de tête, (Cephalalgia. )
Cette affection occupe , dans quelques cas, toute retendue de la tête ; d’autres fois , elle est bornée à un côté en particuliei* , ou même elle a si peu d’étendue , qu’elle peut être couverte avec l’extrémité du doigt : c’est cette dernière variété que l’on a appelée clou hystérique.
Les causes qui produisent le plus ordinairement le mal de tête sont les mauvaises digestions , l’état saburral de l’estomac , un obstacle au libre cours du sang dans les vaisseaux de la tête , une longue exposition aux rayons du soleil, des métastases goutteuses et rhumatismales, la suppression de quelque évacuation ancienne , l’ivresse , et enfin une congestion de sang vers la tête. La céphalalgie est cependant plus fréquemment symptomatique qu’essentielle, et vient souvent par suite d’une fièvre, de l’hypochondrie , de l’hystérie ou de quelque autre maladie nerveuse.
Les symptômes qui accompagnent une céphalalgie varient ordinairement suivant la cause qui l’a produite.
Quand elle estsymptomatique, elle cesse promptement lorsque la maladie qui l’a produite disparaît, comme dans le cas de fièvre. |Quand la dou-
Etymologib. KiÇeiXijj caput ^ dolor.
leur survient subitement, qu’elle est aigue, et accompagnée debourclonnemeiitdansles oreilles, de vertige et d’aphonie, elle dénote une attaque d’apoplexie et de paralysie. Quand elle a lieu chez des hypochondriaques ou des hystériques, qu’elle est très-vive , et accompagnée de battemens v ioniens des artères temporales , elle est sujette à se terminer par la folie. Une céphalalgie provenant de quelque affection nerveuse fixe^ est difficile à dissiper entièrement , et se renouvelle fréquemment.
Il existe une grande sympathie entre la tête et l’estomac, ce qui fait que , lorsqu’il y a un état saburral des premières voies , la tête est souvent douloureuse. Quand on présume qu’une telle cause existe , il est très-convenable d’administrer un vomitif; et s’il y a de la constipation, on doit la combattre par quelque laxatif.
Quand la maladie provient d’une pléthore des vaisseaux, ou d’un trop grand afflux de sang vers la tête, on peut tirer une quantité convenable de ce liquide en ouvrant la veine jugulaire du côté affecté, ou en appliquant plusieurs sangsues aux tempes , et recommander au malade de manger peu, de se tenir le ventre parfaitement libre , et de ne rien porter de serré autour du cou. Ceux qui sont replets, et qui sont atteints de maux de tête fréquens et violens , doivent avoir recours aux cautères du bras. Pour diminuer la douleur momentanément , des compresses trempées dans le vinaigre ou dans l’alcool camphré, peuvent être appliquées sur le front et les tempes.
Quand le mal de tête provient d’une métastase goutteuse rhumatismale , on devra produire une légère inflammation sur les membres , par l’application de petits vésicatoires , et administrer quelque purgatif stomachique , tel que la teinture de rhubarbe composée. Si l’infection vénérienne est la cause du mal de tête , on doit avoir recours au .mercure. Dans la céphalalgie qui reconnaît pour cause une affection nerveuse , les remèdes les plus convenables sont la valériane , le castoréum , i’assa fœtida, l’éther, le quinquina et les ferrugineux. On pourra aussi obtenir un résultat avantageux en frottant de temps en , temps les tempes avec un peu d’éther.
On doit en même temps chercher à rendre la constitution plus robuste au moyen d’un exercice modéré en plepi air, d’un régime animal , du vin, et d’une grande régularité pour les heures du repos et des repas.
Quand la céphalalgie est intense , qu’elle est accompagnée d’une grande insomnie et de délire , on peut essayer les opiacés à haute dose , pourvu qu’on ait fait précéder les évacuations convenables.
Croyons-nous que le mal de tête soit occasionné par une stase séreuse dans les vaisseaux ou sur les membranes de la tête , les vésicatoires à demeure, les cautères, les purgatifs mercuriels, les errhins et les sternutatoires sont nécessaires.
Dans les maux de tête périodiques , le docteur Fowler, d’York, a retiré les plus heureux effets de la solution arsenicale , en commençant par
environ trois gouttes , répétées deux fois par JoUïV
et en portant graduellement la dose à huit ou dix
gouttes.
Du Mal de dents» ( Odontalgia. ) *
L^odontalgie est une douleur aigue dans une ou plusieurs dents, laquelle se répand dans les parties voisines.
Une carie dentaire , sur laquelle viennent agir différentes causes irritantes , telles que le froid ou quelque substance âcre , est la cause la plus ordinaire de cette maladie ; mais , dans quelques cas, elle paraît provenir d’une affection rhumatismale des muscles et des membranes de la mâchoire ; et, alors, tout un côté de la face est attaqué. Quand Fodontalgie survient pendant la grossesse , on doit la regarder comme la suite d’une augmentation d’irritabilité ou d’une sympathie.
La matière âcre qui occasionne le mal de dents , est produite par quelque vice dans la dent elle-meme. Dans certains cas, la carie se manifeste d’abord sur l’émail, par une ou par plusieurs taches superficielles ; mais d’autres fois elle commence à l’intérieur : la première variété est bien plus fréquente. La carie , en s’étendant en profondeur, pénètre dans la dent, et l’air, ou des corps étrangers, venant à entrer dans la cavité de celle-ci, irritent le nerf, et parla produisent l’odontalgie.
La manière la plus efficace de guérir cette
Etymologik. Ojy?, danSf dolor.
maladie , est de faire l’extraction de la dent cariée ; mais comme , dans quelques cas , elle est absolument impossible, et que, dans d’autres, le malade s’y oppose, il faut souvent se borner à des moyens palliatifs.
Pour calmer les douleurs vives qui ont lieu lorsqu’il existe un trou dans la substance de la dent, on y introduit d’ordinaire du coton imbibé de substances caustiques , telles que les huiles essentielles de clous de girofle, de cajeput, de noix muscade, etc., l’acide sulfurique ou autres acides minéraux ; ou une petite boulette d’opium et de camphre. Dans quelques cas , le cautère actuel est mis en usage pour détruire la sensibilité du nerf.
Pour empêcher le retour de la douleur quand elle a cessé , la cavité de la dent doit être agrandie en dedans avec un instrument convenable , et être remplie avec de l’or ou du plomb en feuilles ; opération qui peut conserver la dent pendant plusieurs années , et sans douleur.
Tels sont les remèdes et les moyens à employer lorsque la maladie est bornée à la dent seulement ; mais quand les parties environnantes deviennent aussi malades , ou qu’il n’est pas possible de rien appliquer sur le nerf, parce que la dent n’est pas creuse , on doit prendre d’autres mesures. Si la douleur est diffuse , les malades obtiennent souvent beaucoup de soulagement d’une irritation sur les qaarties voisines , par les vésicatoires derrière les oreilles, par les frictions sur les mâchoires avec quekpie liniment rubéfiant , et
Sf)8 MALADIES
par l’application subséquente de la flanelle-
L’augmentation de la salive, au moyen des mas*ticaloires piquans, tels que le raifort, le cochléaria , le gingembre et la racine depyrèthre, a quelquefois , dans des cas semblables , offert beaucoup d'avantage.
Dans les affections rhumatismales des mâchoires , auxquelles |jltisieurs??personnes sont sujettes, et dans lesquelles la douleur n’étant bornée à aucune dent en particulier , -occupe toute la mâchoire , la pyrèlhre est souvent employée. Quand la mollesse ou la tuméfaction des gencives en rendent la mastication impraticable , on applique, sur l’endroit le plus douloureux , un plumasseau de charpie , imbibé de sa teinture (i), en le renoiivclant aussi fréquemment qu’il le faut; ou bien on en fait une pilule (2) que l’on tient dans la bouche jusqu’à ce qu’elle soit dissoute.
Les meilleurs moyens de conserver les dents , sont de les laver tous les matins avec une brosse douce ou un morceau d’éponge trempé dans de
(1) Puls^ Rad. Pyrethri 5 x.
Spirit. A^iiii reclif. . tfe j.
Infiinde per dies x et cola. Adde
Camph . . ^ j*
Olei Rorismarini . ? ü.
Tinct. Opii . 5 ij.
(2) ^ Pulv. Rad. Pyr . ^ j.
Miicilag. Gumm, arab . q. s.
F. Filuld xij.
Feau claire; d’enlever fréquemment le tartre qui les encroûte , et de faire usage de quelque poudre absorbante très-fine (i), deux ou trois fois par semaine. Quand le malade est scorbutique , et que les gencives sont molles et spongieuses , on peut employer de temps en temps une liqueur balsamique (2).
Le charbon en poudre très-fine est unf excellent dentifrice ; en se lavant la bouche avec une certaine quantité de cette substance délayée dans de l’eau, on enlève sur-le-champ la mauvaise odeur provenant des dents gâtées.
Les teintures composées d’acides minéraux étendus et déguisés par différens moyens , ainsi que les poudres minérales siliceuses , teintes de différentes couleurs , et qui se vendent dans les boutiques sous des noms pompeux, comme dentifrices , donnent de la blancheur aux dents, mais sont néanmoins très-pernicieuses.
Du Tic douloureux de la face. (Faciei Morbus
nervorum crucians. )
Parmi les maladies chroniques, celle-ci est une des “plus douloureuses , mais elle est assez rare ; lorsqu’on fa rencontre dans la pratique , on ne peut que compatir aux violentes douleurs qu’é-^
(1) Bol. Armeniæ . )
Corn. Cervi calcinati . ^ ââ § ij.
(2) ^ Tinct. Cort. peruv. | ij.
'' ■— j\Iyi’rli30 »•••••«•• ^
By O MALADIES
prouve le malade , en reconnaissant l’impuissance des moyens thérapeutiques. C’est le trismus dolory^icus de Sauvage , et l’affection douloureuse des nerfs de la face de Fothergill nom qui convient mieux à sa nature que tout autre.
Fothergill paraît être le premier auteur qui ait parlé de cette maladie ; depuis lui, Haighton en a donné quelques observations , ainsi que Darwin dans sa Zoonomie.
Quelques médecins ont pensé que cette affection était produite par une acrimonie cancéreuse, mais nous pouvons , avec plus de raison , l’attribuer à un état maladif des nerfs de la face ou de leur enveloppe. Sa vraie cause n’a cependant pas encore été assignée d’une manière fort satisfaisante , mais on sait très-bien que les différentes ramifications de la seconde branche de la cin^ quième paire de nerfs sont le siège principal des douleurs, qui régnent ordinairement sur l’os de l^a pommette au-dessous de l’orbite, dans les ailes du nez , la lèvre supérieure , les dents et les gen-. cives. Quelquefois le front , la tempe , l’angle interne et le globe de l’œil lui-même , sont d’abord affectés , quand le nerf ophtlialmique est le siège de l’attaque ; et comme , dans quelques cas , les malades répandent beaucoup de larmes, il est probable qu’ alors la branche de l’ophthalmique qui se rend à la glande lacrymale, est affectée. Quand enfin la mâchoire inférieure et la langue sont atteintes , outre les parties déjà nommées ,
* Systematic account oj" this disease.
** Medical Observations and Intjuiries , vol. v.
le nerf maxillaire inferieur est malade. Peut-être que le nerf facial est aussi fréquemment affecté qu’aucun de ceux dont nous venons de parler; et, d’ailleurs , il fournit des fdets à la plupart des parties de la face , et communique avec plusieurs de ceux de la cinquième paire. Le signe propre à faire distinguer si ce nerf est malade est l’existence d'une douleur dans l’oreflle**, l’apophyse mastoïde, et l’angle de la mâclioire inférieure. En raison des anastomoses nombreuses de la plupart des fdets nerveux les uns avec les autres , la maladie existe rarement pendant long temps sans étendre ses ravages; et dans des cas invétérés, il est possible que tous les nerfs de la face soient affectés à la fois. ^
Les seules maladies avec lesquelles le tic douloureux puisse être confondu , sont le rhumatisme, l’hémicranie et l’odontalgie. On le distinguera du rhumatisme par le paroxysme que produit le plus léger attouchement, par son peu de # durée, par la violence extrême de la douleur , et la durée différente des symptômes ; car , dans lerhumatisme , s’il est aigu , il y a fièvre avec rougeur et augmentation de chaleur dans la partie affectée , et généralement de la tuméfaction ; et s’il est chronique , la douleur est obtuse , permanente , et souvent plus forte vers le soir ; ce qui ne s’observe pas dans le tic douloureux.
On peut le distinguer facilement de l’hémicranie en ce que la douleur suit exactement les ramifications du nerf affecté; et de l’odontalgic, par la courte dorée du paroxysme , et la rapidité
avec laquelle il reparaît; et, pendant les intervalles, par l’absence totale de toute douleur; par le siege et les ëlancemens dans plusieurs directions de la douleur , dont le caractère aigu et lancinant la fait différer de celle qui constitue l’odontalgie , dans laquelle les douleurs paraissent plus profondes et moins vives ; et enfin , par des contractions convulsives très - fréquentes , lesquelles n’ont jamais lieu dans l’odontalgie.
Les applications stimulantes , les vésicatoires , la saignée locale au moyen des sangsues , les frictions avec l’onguent mercuriel , et l’électricité , ont été mis en usage dans le traitement palliatif du tic douloureux ; la solution arsenicale , l’opium à des doses considérables, et fréquemment répétées , et les différens médicamens ordinairement administrés dans les névralgies , sont en meme temps donnés à l’intérieur ; mais le seul moyen de détruire cette affection, est la section du nerf. L’opération paraît indiquée par la violence extrême de la maladie , et par le grandi avantage que l’on retire de ce mode de traitement. On sait bien , cependant , que l’opération, quoique produisant une guérison radicale dans la partie immédiatement affectée, ne prévient pas toujours le retour de la douleur dans les branches collatérales du nerf ; et par conséquent , avant d’y avoir recours, nous devons examiner s’il y a moyen de diviser le nerf entre la partie d’où la douleur a pris sa source , et celles auxquelles il se distribue. Si cela est possible, il
* Vol. III of the Edinburgh Journal».
est probable que la section sera suivie de succès : ce qui nbirrive pas , quand plusieurs parties sont attaquées à la fois , ou lorsque la douleur se fait sentir dans plusieurs directions.
De la Douleur d’estomac, ( Gastrodynia. )
Cette maladie complique souvent la dyspepsie, comme le fer chaud, les éructations, les flatuosités, etc. Elle provient fréquemment de l’inaction de Festomac , qui fait que les alimens, au lieu de subir la coctioii de la digestion , et d’être convertis en chyme , passent à la fermentation -acéteuse. Quelquefois le suc gastrique lui-même prend une telle acidité , qu’il produit de la don-* leur au cardia ; et il est probable que la cardialgie violente est plus fréquemment due à cette dernière cause qu’à la première.
Elle est souvent une maladie alarmante et opiniâtre , accompagnée de Famaigrissement du corps , qui ne reçoit plus une quantité de chyle suffisante. Pour obtenir un soulagement momentané , nous devons avoir recours aux anti-acides, aux terres calcaires, aux sels alcalins, àl’eau gazeuse alcaline, à celle de Seltzer. Pour arrêter la fermentation dans les cas graves, nous pouvons employer Facide sulfurique étendu d’une quantité convenable d’eau-de-vie ou d’un autre esprit chargé d’eau ; mais pour produire un soulagement durable , nous devons tâcher de fortifier les organes de la digestion en appliquant un vésica-
* Etymologie. , stomachus , cêvvt} j dolor.
toire à l’épigastre et en donnant les aromatiques les amers et les chalybés à l’intérieur.
Les alimens devront être choisis parmi ceux qui ne fermentent pas facilement, telles que les substances animales, les coquillages et le biscuit. Il paraît, d’après les expériences de Pringle et de M’Bride, que la salive que nous avalons avec notre nourriture empêche la fermentation de celle-ci; et , pour cette raison , les individus atteints de dyspepsie doivent avoir le soin de bien mâcher ce qu’ils mangent. En outre , on doit remédier à la flatuosité par les carminatifs. Peut-être encore qu’un gilet assez étroit pour comprimer légèrement l’estomac et les intestins , pourrait se montrer avantageux. Si la douleur de l’estomac est aiguë , nous devons avoir recours aux antispasmodiques , particulièrement à l’éther et à Fopium combinés avec les amers stomachiques et les ferrugineux. L’oxyde de bismuth a , dit-on , été employé avec un avantage très-grand dans la gastrodynie à la dose de trois à dix grains , avec environ vingt-cinq grains de gomme adragant , répétés trois fois par jour.
Des Foulures.
Les foulures arrivent le plus ordinairement dans les poignets, les genoux et les malléoles , et sont la suite d’un faux pas, de quelque effort subit , ou d’un mouvement violent. Celles des tendons et des ligamens produisent communément un gonflement rapide , inflammatoire et douloureux. Dans les foulures graves , il y a souvent ac-
LOCALES. SyS
tion augmentée des arlères de la partie enflammée. En général, la couleur de la peau reste pendant un certain temps sans être altérée après l’accident ; mais il arrive quelquefois que les parties tuméfiées acquièrent sur-le-champ un rouge foncé ou une couleur plombée , parce qu’il se forme une ecchymose , par suite d’une rupture des petits vaisseaux.
Dans le traitement des foulures , on doit faire principalement attention à deux circonstances : la première, c’est d’empêcher, par tous les moyens possibles, le gonflement de survenir ; la seconde est d’employer les remèdes propres à éloigner d’inflammation.
Pour remplir la première de ces deux indications, on peut employer les liqueurs astringentes, telles que le vinaigre , les esprits ardens , la lie de vin rouge. En faisant plonger la partie lésée dans quelqu’une de ces substances tout aussitôt que l’accident arrive , l’ecchymose sera bien moindre qu’elle n’eût été autrement, et pourra même être prévenue. Souvent on a eu de grands succès en faisant plonger le membre foulé dans l'eau la plus froide possible aussitôt après l’accident , et l’on peut conseiller ce moyen comme le premier secours à mettre en usage.
Quant à la seconde indication , qui est d’éloigner l’inflammation , l’on aura recours à la saignée locale par l’application de plusieurs sangsues sur la partie tuméfiée ; et si la douleur et la phlogose ne diminuent pas promptement , on les appliquera de nouveau le jour suiyant. S’il y a de la
fièvre , les opiacés , les réfrigérans et les médî-^ camens antiphlogistiques , doivent être administres.
Dans les cas où l’accident est léger , et après la saignée locale , nous pouvons appliquer une solution d’acétate de plomb étendu , à l’aide de compresses. Pendant le cours de la journée , et sur le soir, on mettra un cataplasme fait avec les farines d’avoine et de graines de lin , et du vinaigre.
Cependant , il n’est essentiellement indiqué que lorsqu’il existe beaucoup de tension et de douleur.
Outre ces applications résolutives et autres (i), le repos du membre est nécessaire , et l’on ne doit jamais le tenir dans une position verticale.
Quand il reste de la faiblesse à la suite d’une foulure , les meilleurs moyens à employer sont les douches et les bandages serrés de calicot.
(i) ^ Aquæ Ammon, a cet .
Linimenti Saponis .
VEL
2f Ammon. muriat. . . . 5 ij.
Aceti . .
Spirit. Vini .
VEL
“if, Olei Succini rectifie .
Tinct. O pii . . .
Adipis siiillæ præp
ââ îfe f5.
ââ I ij.
De la Gî'avelle et de la Pierre, (Lithiasis^. )
Ces maladies dependent d’une altération particulière dans la sécrétion des urines, qui sont chargées d’une matière calcaire , et , à ce que l’on suppose, d’un acide particulier appelé lithique,, ce qui parait confirmé par les avantages obtenus des médicamens alcalins. L’usage soutenu des li- ' queurs .fermentées et des vins tartareux en paraît, chez quelques individus, une cause occasionnelle. Pendant long-temps aussi, l’on a pensé que l’eau chargée de sulfate et de carbonate de chaux , prédisposait certaines personnes a en être affectées ; mais le docteur Henry, dans son excellente thèse , regarde cette opinion comme mal fondée. Quelquefois.il se forme des calculs urinaires par suite de l’introduction accidentelle dans la vessie d’un corps propre à former un noyau. Dans plusieurs familles aussi Ja gravelle et la pierre sont héréditaires.
Les individus avances en âge , et qui se sont beaucoup livrés à des occupations sédentaires^, ainsi que ceux qui sont fortement goutteux, sont en général très-sujets aux , maladies des reina ; mais il est de fait que la période de la ^vie qui s’étend depuis la naissance jusqu’à environ quinze ans, est celle oul’on est particulièrement exposé,à la formation des calculs, et que les enfans des pauvres en sont attemts dans une proportion plus grande que ceux des richês. En raispn de la dif-
* Etymologie. Atôaç , lapis,