‹ Nouveau traité de médicine (volume 2)Chapitre 107 sur 195 · L. BABonneix et H. DARRÉ · texte numérisé non relu

L. BABonneix et H. DARRÉ

diagnostic et, en cas de doute, on doit toujours y avoir recours. Rétrospecti-. vement, il peut être intéressant de distinguer les cicatrices de lupus de celles des syphilides; ces dernières sont moins blanches, plus régulières, plus profondes que celles de la scrofule.

Au point de vue anatomo-pathologique, il n'y a rien de particulier à signaler; la structure est celle de tout lupus avec les nodules lupiques caractéristiques.

Le traitement local consiste en cautérisations au galvano-caulère, en scarificalions ou raclage à la curette suivies de cautérisations à l'acide lactique; procédés d’application difficile en raison du siège des lésions; la radiumt thérapie peut donner de bons résultats. On aura recours aussi au {raitemengénéral; indépendamment du traitement classique de toute tuberculose, on obtient parfois de bons résultats avec le traitement iodé intensif, le traitement par les sels de terres rares en injections et même l'emploi de la tuberculine à doses très faibles et progressivement croissantes, en évitant toute réaction générale. Les cures hydro-minérales sulfureuses (Uriage, Allevard, Saint- Gervais), salées (Salies-de-Béarn, Salins en Jura), ou arsenicales (La Bourboule) sont à recommander comme adjuvantes du traitement général et local.

Par Raoul BENSAUDE . ét | Lucien RIVET

Médecin de l'Hôpital Saint-Antoine Médecin des Hôpitaux de Paris

Page 1