MODES D'EXPLORATION DE L'ŒSOPHAGE
Les nouveaux procédés d'exploration de l’æœsophage (œsophagoscopie, rayons X) ont donné une grande impulsion à l'étude des affections de l’œsophage ; ils ont permis de mieux étudier les affections connues ; ils ont montré que certaines affections que l’on croyait exceptionnelles, sont relativement fréquentes ; ils ont fait découvrir des états pathologiques que l'on ignorait ; enfin, ils ont éclairé d’un jour nouveau la physiologie pathologique de ces affections et réalisé des progrès notables au point de vue thérapeutique, en substituant à des procédés aveugles, des méthodes précises.
Les procédés d'exploration classiques : inspection, palpation, percussion, . auscultation, n’ont plus qu'une importance secondaire dans le diagnostic des maladies de l’œsophage.
L'inspection et la palpation ne peuvent guère servir que lorsqu'un diverticule phar yngo-æsophagien ou un cancer se traduisent par une tumeur cervicale.
La percussion peut révéler une zone de matité anormale dans le cas de diverticule ou de grosse dilatation.
L'importance de l'auscultation (Hambürger) a été exagérée. En faisant déglutir de l’eau et de l’air, on peut entendre, à l’état normal, au moment de la déglutition, deux bruits : le premier, immédiatement après le début de la déglutition, est très inconstant ; le second, se produit 7 secondes plus tard et est produit par la projection, contre le cardia fermé, de l'air contenu dans l’œsophage. Le second bruit manque ou est retardé lorsqu'il y a diverticule ou rétrécissement. Lorsque le second bruit se produit en cas de rétrécissement, on peut en déterminer ensuite la reproduction en faisant déglutir le malade à vide (bruit résiduel).
Les trois grands modes d’exploration de l’œsophage sont le cathétérisme, l'æœsophagoscopie et l'examen aux rayons À.
R. BENSAUDE et L. RIVET.
Chaque fois qu'il est possible, l'exploration doit commencer par l'examen aux rayons X.