‹ Nouveau traité de médicine (volume 2)Chapitre 175 sur 195 · B. — INVERSIONS GASTRIQUES CONGÉNITALES · texte numérisé non relu

B. — INVERSIONS GASTRIQUES CONGÉNITALES

On sait que les inversions viscérales peuvent être congénitales ou acquises.

Nous avons eu l’occasion de parler des déplacements acquis de l'estomac, par le fait de ptoses ou d’adhérences. Nous ne nous occuperons ici que des inversions congénitales.

(1) N.. Samasa, Éventratio diaphragmatica. Capelli, éditeur, Bologne, 1921. — H. M. Korns, Le diagnostic d’éventration du diaphragme, Arch. of internat, méd. (Chicago), 15 août 1921. — L. Boucaur et P. FraNcoLIN, La parésie de l’hémidiaphragme gauche dans l’ulcère de l’estomac, Archiv. des mal. de l’app, dig., tome XIE, n° 1 192. — Farcu et LAFOURCGADE, Un cas d’éventration diaphragmatique, Soc. Méd. des Hôp. de Paris, 19 mars 1922.

(2) Jean Quénu, Les hernies diaphragmatiques. Étude clinique etopératoire. Thèse, Paris, 1920.

(3) LEericHE, Sur la récidive des hernies diaphragmatiques. Soc. de Chirurgie de Lyon, 21 avril 1921.

LE Notr et AGASSE-LAFONT.

Ces dernières présentent elles-mêmes deux variétés, suivant qu'elles sont totales, c’est-à-dire intéressant tous les viscères, ou partielles et ne portant que sur certains d'entre eux.

Elles sont rares, mais les observations en deviennent plus nombreuses depuis l'emploi de l’investigation radioscopique.

Dans l'inversion totale ou hétérotaxie, le cœur est placé à droite et le poumon droit est bilobé, tandis que le gauche est trilobé, à l'inverse de l'état normal. De même, dans la cavité abdominale, l'estomac est à droite, sa grande courbure étant à droite et surmontée de la rate ; le foie est à gauche, et le gros intestin est également inversé. |

Au contraire, dans l’inversion partielle, tantôt l'estomac et la rate restent à leur place normale, tandis que le cœur et parfois même le foie sont inversés. Il arrive aussi que l'estomac et la rate soient déplacés également, mais non le gros intestin.

Ces différentes anomalies, quand elles ne sont pas accompagnées de lésions des organes, n’entraînent pas de manifestations pathologiques. Elles peuvent donc rester ignorées, jusqu'au jour où elles se révèlent au cours d’un examen clinique, radioscopique ou nécropsique.

Il convient cependant de les connaître et de les avoir présentes à l'esprit dans tout examen d’un gastropathe : elles peuvent en effet entraîner des erreurs de diagnostic, soit en faisant attribuer à l'estomac ou à la rate les signes physiques dus en réalité au foie inversé, soit en empêchant de rapporter à l'estomac, comme il conviendrait, des troubles fonctionnels ou des constatations anormales relevées au niveau de l’hypochondre droit.

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