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plus ou moins étendues. De petites hémorragies se produisent de temps :
en temps. Les ganglions sous-maxillaires sont très augmentés de volume, atteints d'infiltration leucémique. La stomatite peut s'étendre à toute la mu: queuse : joues, voile, face interne des lèvres, qui présentent des plaques nécrotiques plus ou moins étendues; la langue est recouverte d'un enduit noirâtre et tuméfiée. L’haleine est fétide ; Ja salive s’écoule de labouche!'Il s'agit d'une unjiltration leucémique diffuse de la muqueuse buccale, avec plaques de nécrose ; c'est donc une variété spéciale de stomatite nécrotique et non un noma, comme on le dit souvent : car on ne constate ni l'odeur. putride, ni l'extension rapidede proche en proche, ni les phénomènes généraux de la sto-
matile gangreneuse. Les symptômes concomitants (anémie, hémorragies.elc.) |
LES STOMATITES. Fasc. XIII. — 41
en facilitent le diagnostic qui doit être fait avec la stomatite ulcéreuse, et surtout la stomatite du scorbut.
Stomatites des infections typhoïdes.
Contrairement aux précédentes, qui sont spécifiques, ces stomatites sont banales, causées par des germes d'infection secondaire et dues presque tou- Jours à l’auto-infection, facilitée par les troubles locaux et généraux déterminés par l'infection première.
Elles se voient dans toutes les infections graves, quelle que soit leur nature : fièvres typhoïdes et paratyphoïdes, typhus exanthématique, grippes malignes, septicémies à streptocoques, pneumocoques, etc, favorisées par la diminution des sécrétions buccales etsalivaires. Elles sont surtout fréquentes chez les sujets atteints de carie dentaire, dont la bouche est mal tenue.
. On observe surtout la stomatite ulcéreuse avec ulcérations multiples, siègeant.surtout sur les bords de la langue, saignant facilement, souvent couvertes d'un exsudat diphtéroïde, à peine douloureuses ou complètement indolentes.
On voit souvent aussi le muguet, qui atteintle voile du palais, les piliers, moins fréquemment les joues et la langue, exceptionnellement les gencives et.les lèvres, se reproduisant avec une ténacité désespérante, et gênant l’alimentation.
Ces complications sont redoutables, parce qu’elles peuvent être le point de départ d'infections broncho-pulmonaires et de septicémies surtout à streptocoques. Elles doivent toujours être recherchées et traitées avec le plus grand soin.
Il. — Stomatites toxiques.
Nous envisagerons successivement les stomatites survenant au cours des intoxications exogènes,et endogènes, dont nous avons déjà étudié la pathogénie (voir Généralités).
À. — INTOXICATIONS EXOGÈNES.
Un certain nombre de substances toxiques, s'éliminant en partie par les glandes salivaires, modifient le milieu buccal, entraînent ainsi la pullulation de certains microbes vivant normalement dans la bouche et déterminent par auto-infection des stomatites plus ou moins graves. En première ligne, il faut placer le mercure, dont nous étudierons d'abord la stomatite ; nous dirons ensuite quelques mots des stomatiles plus rares causées par ‘le bismuth, le plomb, l'argent, le cuivre, l’antimoine, l’arsenic, le phosphore, le bromure et l'iodure de potassium.
Stomatite mercurielle.
Définition. — C’est la manifestation la plus commune, la plus caractéristique, sinon la plus grave de l'intoxication par le mercure, sous toutes ses formes.