I. — Étiologie et pathologie générales
Causes prédisposantes. — Elles sont de deux ordres.
Extrinsèques, ce sont les conditions atmosphériques ou climatériques, si malaisées à définir, et que. nos pères englobaient sous le nom de circumfusa. Les plus importantes sont : Le froid, l'humidité, et surtout les changements de saison, les angines aiguës présentant leur maximum de fréquence au printemps [en mai-juin (Roger)]| et en automne.
Intrinsèques, elles sont : soit d'origine locale : malpropreté, abus du tabac et de l'alcool, rhinites aiguës, présence de calculs amygdaliens soit d'origine générale : entérite (V. plus loin), surmenage, menstruation (angines dites cataméniales), constitution vagotonique. Elles s’observent à tout dge, mais elles affectent une véritable prédilection pour les enfants et pour les adultes.
Leurs causes déterminantes peuvent être d'ordre toxique ou infectieux Celles-ci forment le groupe de beaucoup le plus considérable. D'ailleurs, celles-là ne tardent pas à s'infecter secondairement. L’infeclion joue donc, dans le développement des angines aiguës, un rôle capital. Qui dit infection dit contagion. Gette contagion se fait surtout par l’haleine, chargée de gouttelettes d'une salive infectänte (H. Godlewski).
: Parasitologie des angines aiguës. — Grâce à la bactériologie, nous savons aujourd'hui qu'un même germe, tel que le streptocoque, peut provoquer une angine érythémato-pultacée, pseudo-membraneuse ou phlegmoneuse, suivant sa virulence, suivant la profondeur à laquelle il pénètre, suivant aussi le terrain sur lequel il évolue. Grâce à elle, nous sommes en mesure de distinguer les diphtériques des pseudo-diphtériques et de résoudre un problème que, trop souvent, la clinique considère comme insoluble. Ses méthodes ont donc jeté, sur l’une des questions les plus obscures de la pathologie, une éclatante lumière. Mais elle est loin d’avoir dissipé toutes les ombres. Les renseignements qu'elle fournit sont souvent incertains, parfois même inutilisables. En ce qui concerne le diagnostic, rien de difficile comme d'interpréter les résultats d’un examen bactériologique. Presque toujours, en effet, l'angine aiguë est «fonction » de plusieurs germes. Auquel, dès lors, attribuer la prépondérance? A celui qui, sur les frottis, semble le plus abondant ? A celui qui, sur un milieu de culture donné, pousse plus vite que les autres ? Aucun de ces «critères » ne possède de valeur absolue. Le premier peut induire en erreur. Quant au second, l'exemple