‹ Nouveau traité de médicine (volume 2)Chapitre 71 sur 195 · L. Basonneix et H. DARRÉ · texte numérisé non relu

L. Basonneix et H. DARRÉ

de même des symptômes généraux, souvent réduits à leur plus simple expression.

Évolution. Pronostic. — 1° Le amygdalite dure d’une à trois semaines, les follicules suppurant l’un après l'autre. 2° Quant à la pér iamygdalite, elle se prolonge beaucoup plus. Une fois ouvert, l'abcès s’affaisse rapidement,

mais les récidives sont fréquentes. Une seule complication, d'ailleurs exceptionnelle : l’æœdème de la glotte. Le pronostic est donc bénin.

Diagnostic. — Il est à faire : 1° avec la glossite basique inler-musculaire, où l'œdème est profondément situé ; 2° les phlegmons thyro-glosso-épiglottique et pharyngo-laryngien, où les signes fonctionnels sont les mêmes que dans l'angine linguale, mais où les signes physiques sont tout différents; 4° l'angine de Ludwig, où les phénomènes généraux sont toujours des plus graves, et où le plancher de la bouche, libre et souple dans les suppurations de l’angine linguale, est le siège d’une infiltration ligneuse caractéristique. .

Traitement. — Les uns (Escat) attendent l'ouverture spontanée ; les autres (Moure) préfèrent intervenir immédiatement. Ils ouvrent au galvanocautère le foyer purulent et procèdent ensuite à des soins antiseptiques minutieux.

B. — Phlegmons péripharyngiens.

Les phlegmons péripharyngiens peuvent être localisés ou diffus.

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