‹ Nouveau traité de médicine (volume 2)Chapitre 84 sur 195 · B. — INFLAMMATIONS CHRONIQUES DE · texte numérisé non relu

B. — INFLAMMATIONS CHRONIQUES DE

L'AMYGDALE PHARYNGÉE.

Il en existe deux variétés principales : l’hypertrophie simple (encore désignée sous le nom de végétations adénoïdes) et le catarrhe, celui-ci spécial à l'adulte, et cellelà, à l'enfant.

1° — Adénoïdites chroniques.

Végétations adénoïdes.

De toutes les variétés d'adénoïdite chronique, la plus importante à connaître, c'est l'hypertrophie de l’amygdale pharyngée. Comme on sait, cette amygdale reste à l’état rudimentaire jusqu'à six mois, s’accroit jusqu'à douze ans, puis régresse pour disparaître complètement, dans la plupart des cas, vers la vingtième année. On la considérera donc comme hyper- Fig. 19. — L'hypertrophie trophiée dans trois circonstances : a) lors- de la troisième amygdale consqu'avant la fin de la première année, elle atteint litueles végétalions adénoïdes déjà une épaisseur appréciable (3 ou 4 milli- (G+ LAURENS). mètres); b) lorsque, de deux à douze ans, elle est notablement plus volumineuse qu'elle ne devrait l’être ; c) lorsqu'on en retrouve des vestiges après la puberté. C’est dire que, pour affirmer l’existence d’une adénoïdite chronique hypertrophique, il faut tenir le plus grand comple de l’âge.

Entrevue, depuis Hippocrate, par divers auteurs qui, souvent, n'avaient rien de médical (1), cette variété d'’adénoïdite n'a guère pris place dans les cadres nosologiques que depuis un demi-siècle. C’est à Meyer, de Copenhague (1873), que revient l'honneur d'avoir, le premier, indiqué ses principaux caractères et montré que, dans la majorité des cas, elle relève du traitement chirurgical. Il eut le mérite, non moindre, de lui donner un nom, celui de végétations adénoïdes, sous lequel, aujourd’hui, elle est universellement désignée.

Étiologie.

L'adénoïdite chronique hypertrophique est une affection des plus fréquentes. Il est probable qu’elle a toujours existé. Actuellement, elle s observe sous

(1) On lit, en effet, dans l’Hisloire universelle d’Acrippa d'AuBiené : « La reine Catherine de Médicis avoit eu ses menstrues si tard que son fils étoit de ceux qu’on appelle mal-nez ne se purgeant ni par le nez ni par la bouche, laquelle il portoit ouverte pour prendre son vent, dont se forma un abcès à l’aureille ». V. PoTiQUET, les Végétations adénoïides dans l’histoire. La maladie et la mort de François II, Paris, J,. Rueff, édit.

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