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Symptômes locaux. — Physiques, ils consistent en modifications de la.

muqueuse buccale (rougeur, œdème, exsudats, ulcérations), tantôt localisées, tantôt généralisées, accompagnées d’un engorgement plus ou moins marqué des ganglions sous- mailiair BE

Fonclionnels, ce sont des douleurs plus ou moins vives, génant la masti- Fe

cation, la phonation et surtout la déglutition ; des troubles du goût, affaibli ou aboli; des modifications de l'haleine, qui est forte ou fétide; des perturba-

LES STOMATITES. Fasc. XIII. — 7

tions de ‘la sécrétion salivaire, tantôt rare et visqueuse (asialie), plus souvent abondante et irritante (sialorrhée par réflexe bucco-salivaire).

Symptômes généraux. — Parfois nuls, le plus souvent peu marqués, ils ne sont sévères que dans les formes graves ou prolongées et ne deviennent redoutables qu'exceptionnellement dans certaines formes malignes (stoma-

tites gangreneuses). Ils consistent surtout én troubles digestifs, par dégluti-

tion de produits septiques (inappétence, désordres gastriques et surtout entérite avec diarrhée) ; troubles de la nutrition, résultant de l'hypo-alimentation due à la dysphagie buccale (anémie, amaigrissement rapide) ; asthénie pouvant aller de la simple fatigue à la prostration ; fièvre généralement très modérée, intense seulement dans les formes malignes ; albuminurie, très inconstante. Ne présentant généralement pas de gravité par eux-mêmes dans les stomatites primitives, sauf dans les formes gangreneuses, ils contribuent puissamment à assombrir le pronostic dans les stomatites secondaires, lorsque l'état général est déjà fortement atteint du fait de la maladie causale.

Complications. — Dans la très grande majorité des cas, les stomatites évoluent sans complications, comme une infection localisée de pronostic bénin. Parfois cependant, elles peuvent entrainer des complications locales ou générales plus ou moins redoutables, dues à la diffusion des microbes ou

de leurs toxines. Connues des anciens, elles ont été surtout bien étudiées depuis les travaux de Claisse et Dupré sur les infections salivaires.

Elles sont dues soit à la virulence des germes, soit au mauvais état du terrain.

La virulence des germes joue un rôle indiscutable et explique que les infections les plus graves puissent succéder chez les individus les plus robustes à des stomatites minimes, extrêmement localisées, insignifiantes en apparence. Si l’on connaît mal la bactériologie de la plupart des stomatites, par contre on est bien fixé sur la nature des germes qui causent le plus grand

nombre de leurs complications : elles relèvent presque toujours du strepto- coque et des microbes anaérobies, isolés ou associés. C'est ce qui explique qu'elles sont toujours sérieuses, et souvent d'une extrême gravité. Plus

rarement interviennent d’autres microbes : staphylocoques dorés, preumobacille, etc...

Mais c’est surtout l'état du terrain qui a une importance capitale. Les complications des stomatites sont d'autant plus redoutables, que ces germes

attaquent rarement les individus robustes, mais presque exclusivement les organismes affaiblis. Elles frappent surtout les nourrissons débiles, athrep-

siques, atrophiques ou hypotrophiques ; chezles enfants plus grands comme

chez les adultes, elles n’atteignent guère que les convalescents de maladies graves ou les cachectiques.

Au point de vue analomo-clinique, on peut Ég diviser en trois groupes. Tantôt l'infection se propage aux organes voisins où à distance par les ca-

vités communiquant avec la bouche : inflammation des glandes salivaires, parotides, sous-maxillaires et sublinguales, consécutives à l'infection ascen-

dante de leurs canaux excréteurs ; infeclions digestives, pharyngites, très

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