L. BABONNEIx et H. DARRÉ
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naître) ; e) exceptionnellement, le croup, dans les cas où se trouvent associés la dyspnée, le ronflement, l'adynamie profonde (Lubet-Barbon).
Traitement préventif. — Il consiste à soigner, dès le début, les affections catarrhales des voies respiratoires et à prescrire le sirop iodo-lonique, l'huile de foie de morue, les arsenicaux.
Traitement curatif. — En attendant que soit mise au point la question
de la radio et de la radiumthérapie, en ce moment à l'étude, ilest uniquement —
chirurgical. Renvoyant aux Traités spéciaux pour la technique de l'opération, nous voulons seulement ici passer en revue ses indications, ses contre-indications et ses résultats.
Indications. — Avec M. Escat, envisageons trois circonstances différentes :
Chez le nouveau-né, l'urgence de l'opération peut être absolue : lorsque l'allaitement est entravé, lorsqu'il existe des crises subintrantes de larÿyngospasme, ou lorsque l'anxiété respiratoire est manifeste. Le jeune âge ne conslilue donc point une contre-indication, contrairement à un préjugé enraciné dans l'esprit du public, et, aussi, de bien des médecins.
Chez l'enfant, les indications sont fournies par l'existence : a) d'une insuffisance nasale évidente, liée à l'existence de végétations adénoïdes dûment constatées ; b) d'accidents auriculaires ; c) de phénomènes réflexes; d) de laryngo-trachéites à répétition ; e) de troubles généraux.
Chez l'adulte, ce sont encore les complications auriculaires, mais plus encore peut-être, les troubles de la voix chantée et le catarrhe naso- PRerjaees chronique qui imposent l'opération.
Quant aux contre-indications, elles se divisent en deux groupes :
Absolues, ce sont les cachexies : tuberculose avancée, diabète, leucémie, certaines dyscrasies (hémophilie); chez le nourrisson, l'hypertrophie du thymus.
Relalives. — Il ne faut jamais, sous quelque prétexte que ce soit, opérer un enfant en pleine poussée d'adénoïdite, sous peine de s’exposer à des accidents locaux (hémorragies) et généraux (gangrènes, broncho-pneumonie, pleurésie, septicémie) d’une extrême gravité. De même, on ajournera l’opéralion en cas d'épidémie ; st l'enfant a de la fièvre; s’il existe déjà une complicalion : otite moyenne aiguë (ou même s’il y a menace d’otite), amygdalite aiguë, si les végétations adénoïdes sont {rès petites et ne donnent lieu qu'à un minimum de troubles. Chez le nourrisson, tant qu'il ne survient pas d'accidents nécessitant une intervention immédiate, on se contentera de soigner les rhinites à répétitions par les moyens habituels. Chez la femme, on attendra, pour opérer, la fin dela période menstruelle.
Les résultats opératoires sont des plus encourageants. En quelques semaines, les phénomènes réflexes disparaissent ; au bout de quelques mois, la croissance s'accélère (Castex, Malherbe, Magnus), les fonctions digestives se régularisent, l'état général s'améliore. Souvent toutefois; troubles locaux et généraux persistent. C’est que, si le traitement opératoire est nécessaire, il n'est pas toujours suffisant. Dans ces cas, il faudra recourir à un traitement complémentaire médical : rééducation respiratoire, séances répétées de
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« Politzer », électrisation du voile, cures arsenicales et sulfureuses, ou chirurgical : ablation d'éperons, résection de la partie postérieure des cornets inférieurs, cautérisation de la muqueuse nasale, etc.
2° — Catarrhe chronique de l’amygdale pharyngée.
(Sy. : Calarrhe naso-pharyngé chronique [Escat, Angine de Tornwald|).
Définition. — Tandis que, chez l'enfant, le catarrhe ne joue qu’un rôle effacé dans l'histoire clinique des végétations adénoïdes, que dominent de très haut les phénomènes d'insuffisance nasale, il n’en va plus de même à l’âge adulte. Ici, il passe au premier plan.
Étiologie. — La mäladie peul-être la conséquence : a) d'affections nasales : rhinites chroniques, hypertrophie des cornets, déviation de la cloison, sinusites ; b) de végétalions adénoïdes ; c) d'angines primilivement diffuses, puis ayant fini par se localiser à quelques points du pharynx : bourse pharyngée, sillons latéraux, fossettes de Rosenmüller : d) d’une maladie générale : diabète, brightisme (Fauvel, Garel, Joal, Flurin).
Certaines causes secondes : abus de labac, d’alcoo!, inhalation de poussières irritantes, sont encore à citer. Ces dernières expliquent la fréquence avec laquelle sont atteints les tourneurs sur cuivre et les maçons.
.: Symptomatologie.— Symptômes fonctionnels. — Au début, ils consistent en besoins fréquents de renifler eten expirations brusques et sonores. Au bout d'un certain temps, de nouveaux symptômes : pharyngés : sensation de gêne, de chatouillement, d'embarras derrière le voile, sécheresse de la gorge, nécessité, chaque matin, au réveil, de se ràcler le gosier (hkemmage nasopharyngien), ces efforts étant souvent suivis de nausées pénibles ou de vomissements pituiteux. Certains malades arrivent ainsi à expéctorer, soit de des mucosités visqueuses, blanchätres, ou muco-purulentes, verdâtres, soit des croûtes de forme irrégulière, humides d’un côté, sèches de l’autre, et souvent pourvues d'un prolongement effilé. D’autres expulsent par le nez ces mêmes produits de sécrétion en se mouchant par la narine la plus large ; laryngés : voix enrouée, surtout dans les premières heures du jour, toux sèche et fatigante, quelquefois spasme glottique; auriculaires : affaiblissement de l’ouïe, otite moyenne catarrhale chronique ; algies diverses : douleurs localisées à la nuque, aux sinus maxillaires, à la région rétro-sternale.
Signes physiques. — Avec M. Escat, nous distinguerons trois éventualités pour l'exposé desquelles nous renvoyons aux ouvrages spéciaux :
19 Forme calarrhale simple.
2° Forme catarrhale hypertrophique.
3° Forme catarrhale atrophique.
Les parésies de certains muscles pharyngés, constricteurs de la glotte, tenseurs des cordes vocales, ne sont pas rares. L’haleine exhale une odeur un peu forte, mais jamais aussi fétide que dans l’ozène.
Évolution. — Pronostic. — L'évolution est lente, mais progressive. Les circonstances déjà mentionnées à l’étiologie provoquent une recrudescence