‹ Nouveau traité de médicine (volume 2)Chapitre 94 sur 195 · L. BABoNNEIx et H. DARRÉ · texte numérisé non relu

L. BABoNNEIx et H. DARRÉ

Traitement des pharynégites chroniques catarrhales.

Dans la forme catarrhale, on essaiera le traitement préconisé par M. Ruault et qui consiste : 10 à déterger la muqueuse à l’aide de lavages faits avec une solution de chlorure de sodium à 2-p. 100 ; 2° à la cocaïner ; 3° à la frictionner vigoureusement avec ue, brosse imbibée d'une solution iodo-iodurée. La réaction immédiate est parfois très vive ; on peut la modérer en faisant sucer aux malades de petits morceaux de glace. Les séances seront renouvelées toutes les semaines.

Cette méthode est-elle inapplicable, on se contentera de gargarismes avec la solution iodo-iodurée ou des badigeonnages mentholés; on proscrira les liqueurs, le tabac, les aliments épicés ; on recommandera aux patients de ne pas s’exposer aux poussières irritantes. Comme cures thermales, on aura le choix entre les stations sulfureuses (Ax, Aix-les-Bains, Bagnères-de-Bigorres Cauterets, Challes, Enghien) et les eaux arsenicales de la Bourboule et du Mont-Dore.

Dans la forme hypertrophique, V'iodé ést souvent mal supporté ; on essaiera, pour commencer, le borax ou le menthol, et, lorsqu'on croira pouvoir recourir aux préparations iodurées, on ne les prescrira, tout d'abord, qu'à petites doses. Les eaux de la Bourboule et du Mont-Dore sont particulièrement indiquées.

Dans la forme atrophique, il convient avant tout de rétablir la perméabilité nasale, en se méfiant toutefois, chez les goutteux, du thermo-cautère (Ruault). Ce résultat une fois obtenu, on fera alterner les médications iodurée et sulfureuse ; contre les poussées aiguës, les inhalations chaudes, et à l’intérieur, le benzoate de soude, additionné ou non d'aconit.

Se trouve-t-on en présence d’une pharyngite atrophique, on pratiquera des douches nasales avec des solutions très chaudes à base de chlorure ou de bicarbonate sodique ou de chloral. Les cures sulfureuses réussissent également à condition d’être aussi énergiques que possible.

fu TROUBLES NERVEUX

Physiologie. — Elle est encore très mal connue. Voici toutefois les quelques points qui semblent acquis (Vernet) :

1° La branche interne du spinal préside à la motilité de la moitié correspondante du voile, et, probablement, à celle des constricteurs moyen et inférieur. Rappelons qu’elle innerve aussi les muscles homologues du larynx.

20 Le glosso-pharyngien, par ses fibres motrices, tient sous sa dépendance le constricteur supérieur du pharynx, et, par ses fibres sensitives, la sensibilité gustative de la partie postérieure de la langue ;

3° Au pneumogastrique ressortit la sensibilité générale du voile et du pharynx.

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