INNERVATION DU PHARYNX (D'APRÈS MAURICE VERNET
INNERVATION MOTRICE. \ le Muscles du pharynæ : a) Le constricteur supérieur est innervé par le glosso-pharyngien. b) Le contricteur moyen . ‘ RAR : HER ATS par le spinal ; Le constricteur inférieur :
ce) Le stylo-pharyngien par le glosso-pharyngien, 2° Muscles du voile :
a) Le péristaphylin interne. OI è -sta i SRE er ee LE De»
b) Le palato-staph;lin | | FN Sale c) Le pharyngo-staphylin d) Le glosso-staphylin
e) Le péristaphylin externe, par le trijumeau (branche masticatrice)
INNERVATION SENSITIVE 1° Pharyaz a) Pharynx nasal et amygdale pharyngée, par le trijumeau (n. pharyngien de Boeck); b} Pharynx buccal, par le pneumogastrique.
2° Voile du palais :
a) Luette et arc palatin, par le pneumogastrique ; b) Pilier postérieur, par le glosso-pharyngien ; c) Base du pilier antérieur et voûte palatine, par le trijumeau. 3° Amygdale palatine, par le plexus des trois précédents.
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Dans la rage, ils viennent régulièrement compliquer la forme bulbaire. Dès que le patient veut boire, sa gorge se contracte, son regard devient anxieux, et il rejette au loin le verre qu'on lui présente. Bientôt ce spasme hydrophobique se reproduit sous des influences purement psychiques : vue d’un verre, bruit de l’eau qui coule, idée de liquide. Il peut être assez marqué pour s'opposer à l'absorption de touf aliment.
Dans le fétanos, le spasme pharyngé est également fréquent, et il joue un rôle important dans la symptomatologie. Il peut, lui aussi, être assez intense pour simuler l’hydrophobie.
On décrivait encore, il y a quelques années, des spasmes pharyngés liés à l’hystérie, localisés au voile ou généralisés au pharynx s'’accompagnant de bruits rythmés plus ou moins analogues au hoquet, ou de grandes crises convulsives. La plupart semblent bien être des produits de simulation. |
Pour le Prof. Weill (de Lyon), certaines anorexies du nourrisson reconnaissent comme cause un spasme pharyngé.
S I — Les paralysies.
Elles peuvent être généralisées ou localisées.
A.— Les paralysies étendues à toute la musculature du pharynx sont encore bien mal connues. Elles semblent pouvoir s’observer dans les néoplasies médiastinales, dans les ectasies aortiques, dans certaines affections nerveuses, intéressant soit le faisceau géniculé, soit le bulbe lui-même : atrophie Aran-Duchenne, sclérose latérale amyotrophique ; on les voit aussi dans la diphtérie. Impossible, actuellement, de détailler leur symptomatologie, que résume le terme de dysphagie, et de préciser leur pronostic, variable avec la cause.
B. — Beaucoup plus intéressantes sont les PARENTS localisées. Nous en décrirons deux variétés :
Paralysies du constricteur supérieur du pharynx (Vernet). — C'est ce muscle qui constitue, sur la paroi postérieure du pharynx, la partie directement exposée au regard quand la bouche est ouverte. Il a pour fonction de rétrécir le calibre du pharynx, dont les deux autres constricteurs diminuent la longueur. Sa paralysie se traduit par des signes fonctionnels : troubles marqués de la déglutition des solides, absolue, les premiers jours, puis diminuant peu à peu, le malade gardant l'impression que son gosier est devenu plus petit, et éprouvant une sensation de gêne sur la paroi postérieure du pharynx du côté malade. I! signale souvent, aussi, que le bol alimentaire subit un temps d'arrêt et que trois ou quatre gorgées de liquide sont nécessaires pour permettre une déglutition complète ; des signes physiques : au repos, rien d’anormal, mais, si l’on provoque une nausée en enfonçant l'abaisse-langue ou si l’on fait prononcer la lettre À, la paroi postérieure du pharynx se porte du côté malade vers le côté sain, et, un peu obliquement, de bas en haut. C'est à ce déplacement, très rapide, que M. Vernet, qui l’a bien décrit, donne le nom de mouvement de rideau.
TROUBLES NERVEUX. Fasc. XIII. — 155
Paralysies du Voile. — Physiologie du voile. Le voile est constitué par les muscles suivants : péristaphylins intérnes, qui élèvent le voile et rétrécissent la trompe; péristaphylins externes, qui tendent le voile et dilatent la trompe ; pharyngo-staphylins, qui séparent la cavité naso-tubaire de la cavité bucco-pharyngienne en rapprochant la paroi postérieure du pharynx du bord libre du voile et en rapprochant les bords libres des piliers postérieurs; glosso-staphylins, qui rétrécissent listhme pharyngo-buccal, en 4° rapprochant les bords libres des piliers antérieurs ; 2 en abaissant le voile ; 3° en élevant la langue ; palato-staphylins, qui raccourcissent la luette et lincurvent en arrière. | Le péristaphylin externe est innervé par le trijumeau. Pour les autres muscles,
ils Sont innervés, non par le facial, comme on l’a cru longtemps, mais (Arnold, Vulpian, Lermoyÿez) par le vago-spinal. Les centres bulbaires du voile sont donc représentés par le noyau ambigu ; quant aux centres corticaux, ils semblent pouvoir être localisés au pied de la frontale ascendante. |
Étiologie et pathugénie. — Les paralysies du voile. peuvent être dues :
À des infections, au premier rang desquelles il faut placer la diphtérie. A ce sujet, quelques remarques : lés paralysies du voile sont l'une des complications les plus fréquentes de la diphtérie; elles peuvent être précoces ou tardives; les premières, généralement bénignes, incomplètes ; les secondes ne se montrent que huit à quinze jours après la disparition des phénomènes locaux ; elles s’accompagnent souvent de paralysie de l’accommodation et toujours de modifications du liquide céphalo-rachidien (de Lavergne) ; dès qu'elles apparaissent, le sang contient, non plus de la toxine, mais de l’antitoxiné diphtérique (de Lavergne et Zoeller\, autrement dit, la réaction de Schick y est négative ; elles ne sont d'ordinaire que le premier Stade d’une paralysie généralisée. À noter qu'il existe un rapport remarquable entre le siège de l’inoculation primitive et celui de la paralysie consécutive, aux angines unilatérales succédant une paralysie unilatérale (Babonneix).
Loin derrière la diphtérie, il faut citer les angines banales, la fièvre typhoïde, les orcillons, le rhumatisme, la variole, elc.
À des ajfeclions nerveuses, intéressant, soit l’encéphale : hémorragies, ramollissements, tumeurs ; lésions bulbaires : atrophie Aran-Duchenne ; bulbites aiguës ; sclérose latérale amyotrophique ; sÿringomyélie, etc.; lésions vasculaires du bulbe ; soit ses enveloppes : méningites de la base ; soit le nerf vago-spinal; traumatismes de guerre.
Comment agissent ces causes ?
Les infections, soit par l'intermédiaire d'une névrile périphérique ascendante (Babonneix); soit, peut-être, par simple application de la loi de Stokes (Deguy) aux premières, ressortissent les paralysies tardives, aux secondes, les paralysies précoces de la diphtérie (de Lavergne).
Les lésions nerveuses, soit par alteinte du faisceau géniculé :elles aboutissent sénéralement à la production d’une paralysie bilatérale, bien que, théoriquement (Horsley et Bever), il puisse y avoir des paralysies bilatérales par lésion unilatérale des centres rolandiques ; soit en agissant sur le neurone moteur périphérique, qu'elles portent sur le noyau bulbaire : diphtérie ; Sur les filets radiculaires : méningite basilaire; ou sur le nerf vago-spinal. Dans ce dernier cas, la lésion siège d'haLitude sur le trou déchiré postérieur ;