L. BABONNEIx et H. DARRÉ
Traitement. — En cas de paralysie diphtérique, n'hésitez pas à recourir au sérum, à hautes doses ;: en seconde ligne, utilisez la strychnine, l’électrisation, et prenez toutes précautions pour éviter les Schluck-pneumonies. En cas de paralysie d’origine nerveuse, la lésion est généralement inaccessible aux divers modes de traitement, à moins qu'il ne s'agisse de syphilis, ou d’un corps étranger que l’on peut essayer d'extraire.
Troubles sensitifs. — Organiques, ils relèvent tous d’une perturbation portant sur le pneumogastrique (Vernet) et se reconnaîtront (Vernet), d'une part, aux symptômes associés, tous, également, d'origine pneumogastrique : anesthésie ou hyperesthésie de la branche auriculaire du vague (signe du tragus, Escat), à la douleur provoquée par la pression de l’aile du cartilage thyroïde, à la toux quinteuse, coqueluchoïde, aux troubles respiratoires, consistant surtout en pseudo-asthme, en modifications de la salivation ; de l’autre, à leur étroite localisation à une moitié du voile et à la moitié correspondante du larynx et du pharynx. : |
Fonctionnels, ils tenaient jadis une grande place dans la description des stigmates permanents de l’hystérie. Cette anesthésie pharyngée est aujourd'hui bien déchue de son importance.