‹ Nouveau traité de médicine (volume 2)Chapitre 99 sur 195 · TROUBLES CIRCULATOIRES · texte numérisé non relu

TROUBLES CIRCULATOIRES

Il est classique d'en distinguer quatre variétés :

Anémie, qui peut s'observer, soit dans les anémies d’ordre général, soit dans la tuberculose pharyngée, où elle prédomine sur le voile : |

Hyperhémie, beaucoup plus fréquente, et soit active : d’où teinte rouge vif, sur laquelle se détachent des vaisseaux sinueux, formant, à sa surface, d'élégants réseaux ; elle marque généralement le début d’une angine aiguë, à moins qu'elle ne soit en rapport avec un état pathologique éloigné : entérite, affections utérines ou annexielles; soit passive, accompagnant alors une banale asystolie, et donnant, à toute la muqueuse pharyngée, une coloration rouge sombre ;

Hémorragies, les hémorragies pouvant être superficielles ou interstitielles. Les unes et les autres se voient soit dans certains processus locaux particulièrement intenses, soit dans les états hémorragipares ;

Œdème, soit étendu à tout le phatynx, soit localisé, le plus souvent à la luette. Selon les cas, il est sous la dépendance d'une affection générale : néphrite, seit d'une lésion locale : brûlure, envenimation, phlegmon amygdalien. |

Par L. BABONNEIX et H. DARRÉ

Médecins des Hôpitaux de Paris.

Certaines infections spécifiques peuvent déterminer au niveau de la bouche et du pharynx des lésions identiques au point de vue clinique et anatomique, qui évoluent en même temps sur les deux cavités ou restent localisées à l’une d'elles.

Les plus importantes sont : la diphtérie, l'herpès, l'infection aphteuse, l'infection fuso-spirillaire de Vincent, la tuberculose, la syphilis, les mycoses {actinomycose, sporothricose, idiomycoses, oosporoses, etc.). Elles ont déjà été étudiées dans des chapitres spéciaux de cet ouvrage. Nous nous bornerons ici à décrire la tuberculose bucco-pharyngée, dont l'étude n’a pas encore été faite dans ce traité.

TUBERCULOSE BUCCO-PHARYNGÉE

; Étiolog'ie. — Le bacille de Koch a pu être trouvé, dans des cas exceptionnels, au niveau de la cavité buccale, des cryptes amygdaliennes, du pharynx nasal chez des individus sains, ne présentant ni cliniquement, ni anatomiquement, de lésions tuberculeuses locales. Pareilles constatations ont été faites d’ailleurs pour divers microbes pathogènes, notamment pour le bacille diphtérique.

Se basant sur ces faits, divers auteurs, Dieulafoy surtout, ont cherché à démontrer que les végétations adénoïdes du pharynx nasal, les hypertrophies amygdaliennes, en apparence banales, ne sont dans bien des cas que des formes larvées de tuberculose et peuvent constituer une porte d'entrée pour la tuberculose. La tuberculose larvée des trois amygdales (Dieulafoy) serait ainsi, dans nombre de cas, la lésion d’inoculation, celle où le bacille de Koch s’implante d’abord pour pénétrer ensuite dans les voies lÿmphatiques et les gan-

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