M. HeïTz-BoyEr. Loc. cit
4. À. Coxon et A. LEMIERRE. Les infections du rein et des voies urinaires d’origine intestinale. Bull. et mém. de la Soc. méd. des hôp., 1919, n° 26, p. 745. — A. LEMIERRE. Les infections rénales d’origine intestinale. La Médecine, 1920, n° 6, p. 361.
5. H.-L. KowrTz, Infektion Erkrankungen der Harnorgane im Sâäuglingalter (sogenannte Pyelocystitis) Münchener med. Wochenschrift, 1914, n° 24, p. 134.
F. Wipaz et A. LEMIERRE.
260 COLIBACILLOSE. :
la bactériurie et l’albuminurie se montrer avant l'apparition dés leucocytes dans l'urine, et les colibacilles ainsi que les paracolibacilles être presque toujours les agents infectants.
3° Localisations pulmonaires et pleurales.— Au cours des septicémies colibacillaires, 1l n’est pas exceptionnel de voir survenir des déterminations pulmonaires et pleurales. |
Gilbert et Girode, dans un cas de choléra nostras mortel, ont obtenu par ponction du poumon du colibacille, en même temps que du pneumocoque. Fischer et Lévy ont également par ponction du poumon démontré la présence de colibacille dans des foyers de bronchopneumonie consécutifs à l’étranglement herniaire et Clado a insisté sur le rôle du colhibacille dans la genèse des accidents pulmonaires qui compliquent parfois l’occlusion intestinale.
Sevestre, Gastou et Renard, Lesage ont montré que les bronchopneumonies qui se développent au cours des gastro-entérites des nourrissons, appelées parfois bronchopneumonies d’origine intestinale, sont dues au colibacille seul ou associé au pneumocoque. Cette constatation n’a rien de surprenant, car nous avons indiqué avec quelle fréquence le colibacille passe dans le sang au cours de ces gastro-entérites. On a constaté enfin l'existence d’abcès du poumon survenus au cours d'infections générales colibacillaires démontrées par hémocultures (Lenhartz).
L'existence de pleurésies purulentes ou séro-purulentes à colibacilles, signalée d’abord par Dumontpallier, Widal, A. Schmidt, est maintenant un fait bien établi et il en existe d’assez nombreuses observations.
4° Localisations cardiaques.— Le colibacille peut déterminer des endocardites. Netter et Dominici en ont les premiers rapporté des cas, consécuüfs à des angiocholécystites calculeuses.
Il existe maintenant un certain nombre de faits de septicémie cohbacillaire avec endocardite, démontrés par l’hémoculture. Dans les cas de Sittmann et Barlow et de Hischmann et Michel la septicémie avait pour point de départ les voies urinaires; l’endocardite verruqueuse siégeait aux val vules mitrale, aortique et précuspidienne. Dans le cas de Blumenthal et Hamm, une endocardite tricuspidienne était consécutive à une infection colibacillaire, partie d’une plaie.
Abrami et Fernet('), chez une enfant de cinq ans atteinte de pyohémie colibacillaire ont noté Passourdissement des bruits du cœur et des frottements péricardiques.
5° Localisations méningées. — Les méningites suppurées à colibacilles ont d’abord été décrites chez les enfants atteints de troubles gastro-intestinaux; les premières constatations bactériologiques ont été faites à l’autopsie [Netter, Neumann et Schaeffer, Adenot, Sevestre et Gastou, Touchard et Marie (?), Lyonnet(5)]; puis, pendant la vie, grâce aux
1. P.:-ABRAMI et P: FERNET. Septicémie colibacillaire. Endocardite et péricardite. Pleurésie purulente. Méningite suppurée. Hémiatrophie consécutive. Guérison. Jourte de Médecine interne, 1909, n° 35, p. 346.
Cités par VAUDREMER. Des méningites suppurées non tuberculeuses. Thèse de sr 1895. L 3. LyonnerT. Méningite suppurée à colibacilles. Soc. méd. de Lyon, 22 mars 1897,
. DIAGNOSTIC, Fasc TI "961
ponctions lombaires [D’Alloco (t), Concetti (?), Nobécourt et du Pasquier (), Heubner (+), Abrami et Fernet (5), Forbes (f), E. H. Pearson (°)|.
Ces méningites ne sont pas forcément mortelles ; la guérison est survenue dans deux cas de Concetti où le liquide céphalo-rachidien était limpide et dans les cas de Nobécourt et du Pasquier, Forbes, Abrami et Fernet, où il était purulent.
Chez l’adulte la méningite colibacillaire a été signalée par Stern, dans les infections biliaires; par Howard(#) consécutivement à une opération sur Panus ; par Widal et Lemierre(?) et par Braillon et Merle (1) au cours d’infections puerpérales colibacillaires. Tous ces cas ont été mortels.
Le colibacille peut également se montrer dans le liquide céphalo-rachidien comme germe d'infection secondaire au cours des méningites méninsococciques | Sacquépée (!!), Duhot et Boëz(®)] ou tuberculeuse [Griffon et Abrami (1)}.
6° Autres localisations secondaires. — On a signalé comme autres localisations secondaires plus rares du colibacille : la phlébite des sinus (Thiercelin), la phlébite des membres inférieurs (Widal, Lemierre et Brodin), les abcès du cerveau (Sevestre et Gastou), les arthrites (Sevestre et Gastou), la thyroïdite (Tavel, Jacob), l'orchiépididymite (Faroy).
DIAGNOSTIC
Le colibacille n'étant l'agent spécifique d'aucune maladie déterminée et n'engendrant aucun symptôme ou groupe de symptômes qui lui soit propre, 1l en résulte que le diagnostic précis des infections colibacillaires repose entièrement sur l'examen bactériologique.
Pourtant, en face d'accidents septicémiques ou septico-pyohémiques à point de départ biliaire, urinaire ou appendiculaire, se traduisant par une fièvre rémittente, intermittente et même continue, on est en droit de
1. D’Azcoco. Un cas de méningite cérébro-spinale à Bacterium coli commune. Riforma medica, 14 février 1900.
2. ConcETTI. Sur les méningites aiguës non tuberculeuses chez les enfants. Congrès de Paris, 1900.
5. NOBÉCOURT et pu PASsQUIER. Méningite suppurée à colibacille. Guérison. Gazelte hebdomadaire de Médecine et de Chirurgie, 7 déc. 1902. ve
4. HEuBNER. Cité par Escherisch et Pfaunder. Handbuch der Pathogenen Mikroorganismen, t. II, Kolle et Wassermann.