‹ Nouveau traité de médicine (volume 3)Chapitre 114 sur 204 · Kruse. Deutsche med. Wochenschrift · texte numérisé non relu

Kruse. Deutsche med. Wochenschrift

9, PruuL. Zeitschrift für Hygiene. Bd XL. H. 5.

Cu. DoPrer.

272 LA DYSENTERTE PBACILLAIRE,

térique est assez résistant aux influences extérieures, surtout quand il est enrobé de mucus comme dans les selles dysentériques.

Aussi voit-on la dysenterie bacillaire se transmettre par les vétements, les | linges (calecons, chemises, etc.), la Uterie. Plusieurs épisodes militaires célèbres montrent la persistance du germe dans des locaux où la dysenterie avait sévi. Dans les hôpitaux, il faut compter avec la contagion entre malades par les vases de nuit, les canules rectales, les chaises percées, enfin tous les objets ou ustensiles ayant servi. à des dysentériques. |

Les aliments contaminés sont dangereux au premier chef. Desséché sur du pain, du riz, etc., le germe spécifique peut survivre 30 jours (Frost et Whitmann). Les expériences de Pfuhl montrent qu'il se conserve longtemps dans le lait, le-beurre, le fromage; le lait est d’ailleurs, pour lui, un excellent milieu de culture.

Les légumes provenant de champs d'épandage où des selles dysentériques ont été répandues peuvent jouer le même rôle, s'ils n'ont pas été soumis à la cuisson.

Le rôle des mouches n'est pas à dédaigner. Venant butiner sur les matières répandues dans les latrines sur le Éora des récipients, des papiers de propreté, les fumiers, etc., elles viennent ensuite déposer le bacille dysentérique sur le visage, les He les aliments et contribuent ainsi à propager l'infection.

Rôle de l’eau. — Autrefois, on attribuait à l'eau un rôle important dans la dissémination du germe supposé de 1 dysenterie. Actuellement on. reconnaît que si ce rôle est indiscutable dans la propagation de la dysenerie amibienne, il est infiniment plus restreint dans la transmission de la dysenterie bacillaire.

H. Vincent a démontré, en effet, la faible résistance du bacille dysentérique dans l’eau; il succombe d’ailleurs d'autant plus vite que le degré de souillure normale de l’eau est plus élevé : cette résistance est facilement vaincue par la concurrence vitale, surtout quand les germes satellites appartiennent au groupe des colibacilles, des fluorescents liquéfiants, du proteus vulgaris, germes de la flore intestinale normale. Dans ces conditions, le rôle de l’eau doit être considéré comme peu important, et si l’eau de boisson intervient pour déterminer une explosion dysentérique, ce n’est que momentanément, car la souillure spécifique ne tarde pas à disparaître, à moins que cette souillure ne continue journellement à être déversée. | |

L'observation épidémiologique plaide d’ailleurs en ce sens; néanmoins, il faut compter parfois .avec cette éliologie hydrique, témoin les faits suivants, rapportés par Shiga (°) :

En 1904, à Kofu (Japon), plusieurs cas de dysenterie se produisirent dans certaines familles aisées. Cette ville ne possédait aucune conduite d’eau: l’eau de source était de mauvaise qualité, et n'était pas utilisée ; or, ces familles s’approvisionnaient en eau auprès de marchands qui la livraient en seaux, charriés dans une voiture, On apprit bientôt que l'un de ces

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