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Fig. 9. — Dysenterie balantidienne. (Balantidium coli.)
Le Bal. coli est perceptible dans les coupes et dans Îles selles fraîchement recueillies. : | Se
Le traitement consiste dans l'emploi des purgatifs salins, du calomel, des lavements aux sels de quinine et à l'acide salicylique. |
AUTRES DYSENTERIES. Fasc. III. — 3525
Dysenterie spirillaire. — Cette dysenterie a été décrite par Le Dantec ; elle est causée par un spirille. Elle est très rare.
Au point de vue clinique, elle ressemble étroitement à ses congénères, :
L'anatomie pathologique est inconnue.
L'examen des déjections montre, au microscope, une grande abondance de spirilles qui se montrent en amas, lantôt en forme d'étoile, tantôt en forme d’oursin ou de châtaigne épineuse. Ils coiffent parfois en véritable calotte les cellules cylindriques de l'intestin. Le, diagnostic se fait par la constatation de ces germes spéciaux. |
Dysenterie à Trichomonas Intestinalis. — Trichomonas intestinalis a été rencontré dans les selles d’une foule de sujets atteints de troubles diarrhéiques d’origine très diverse; on l’observe fréquemment chez les coloniaux, anciens dysentéfiques amibiens, où ce parasile voisine avec l’amibe spécifique. Il existe néanmoins plusieurs faits où il a été trouvé à l'exclusion de tout autre agent analogue, et par conséquent accusé de provoquer, à lui seul, des lésions semblables à celles de la dysenterie. C’est ce qui résulte des observations de Chassin, de Billet... de Prowazek, de Brumpt.
On admet cependant que, pour pouvoir s'implanter dans lintestin, un certain degré d’inflammation préalable de la muqueuse intestinale est indis- -pensable. Le parasite y entretient alors en permanence une inflammation qu résulterait de son pouvoir pathogène.
L'affection se traduit par des selles assez nombreuses (10 à 15), liquides, tenanten suspension les glaires sanguinolentes, avec retentissement marqué à la longue sur l’état général.
Elle serait justiciable des mêmes traitements usuels que la dysenterie en général : purgatifs, lavages antiseptiques, iodés notamment. Escomel recommande l’ingestion d'essence de térébenthine (2 à 4 gr.) dans une potion gommeuse, el 15 à 50 gouttes de cette substance par lavement.
Dysenterie à Lamblia Intestinalis. — Lamblia intestinalis est un parasite banal de l'intestin des lapins, des rats et surtout des souris. On le rencontre parfois dans les selles des sujets atteints de troubles'intestinaux et parfois de dysentériques amibiens. On l’a observé en Amérique, en Océanie, en Asie (Cochinchine). Pendant la guerre, on l’a décelé chez les malades venant des Dardanelles, de Salonique.
Son rôle pathogène a été très discuté; il semble bien cependant qu'il intervienne dans la détermination de certains troubles dysentériformes, où il pullule à foison, indépendamment de tout autre parasite (Castellani, Fairèse et Jannin, Kennedy et Roservarne, Fautham et Annie Porter); de même on peut le déceler dans les suppurations périviscérales, dans les abcès folliculaires et sous le péritoine viscéral (Fairèse et Jannin).
Il est vraisemblable que la contamination s'effectue par le contact avec des parasites issus des crottes de rats ou de souris. |
Le traitement se résume dans les purgatifs répétés, les injections d'arsénobenzol et de galyl (Goiffon et Roux).
Dysenterie à Tetramitus Mesnili. — Ce parasite dont la morphologie rappelle celle de Trichomonas intestinalis est très répandu. Plusieurs auteurs
CH. DoPpTER.
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lui ont attribué un rôle dans la détermination de certaines lésions dysentériformes du gros intestin. ie |
Wenyon, Alexeieff, Prowazek, Chatton, Nattan-Larrier l'ont observé chez des sujets provenant de colonies diverses : Brumpt chez une femme n'ayant jamais quitté la France, M. Léger à la Guyane française, mais s’associant à l'amibe dysentérique.
Au point de vue thérapeutique, Prowazek conseille le thymol qui, à la dose de 2 à 4 grammes, fait rapidement disparaître le parasite; Nattan-Larrier a vu les accidents dysentériformes s'’amender à l’aide de lavements de quinine, el guérir complètement à la suite de lavements créosotés.
Par Sir Marc-Armand RUFFER et MILTON CRENDIROPOULO Président du Conseil sanitaire, maritime du Laboratoire et quarantenaire d'Égypte, à Alexandrie. d'Alexandrie.