Rev. d’'Hyy. et police sanitaire
4. Peste et choléra duns le pèlerinage musulman, Paris, 1904.
M.-A. Rurrer et M. CRENDIROPOULO.
sa belle-mère et celle-ci prend le choléra. Cette épidémie locale fit 42 victimes.
Aux Indes, 5 cas de choléra eurent pour origine une contamination due à un linge ayant servi à nettoyer des assiettes, après avoir été lavé dans un endroit de la rivière, où le cadavre d’un indigène cholérique avait été Jeté(!). Serrati mentionne un cas chez une blanchisseuse italienne à Boston (ville indemne de choléra), n’ayant pas quitté la ville depuis des années et n'ayant eu aucune relation avec des personnes venant d'Europe (?).
Aliments. — Les aliments transmettent le choléra, à la condition qu'ils soient consommés peu de temps après leur souillure. Mac Cræ (°) décrit une épidémie cholérique qui éclata parmi les infirmières de la Presidency General Hospital, aux Indes, et de là s’est répandue dans tout Fhôpital. Son origine était due, d’après les recherches de Haffkin, à une domestique qui. manipulait les plats et des mains de laquelle ïl isola le vibrion. Dans toutes les poussées épidémiques observées dans les hôpitaux de l’Indochine, et qui ont présenté des cas intérieurs, dit Metin (‘), il a suffi de surveiller très étroitement l’ébullition prolongée des tisanes pour que l'épidémie disparaisse. Les cas se renouvelaient dès que cette précaution cessait d’être rigoureusement appliquée
Les éruits et les produits destinés à être mangés crus sont peu dangereux. En Italie les provinces du Centre et du Nord s’approvisionnent presque exclusivement, pour ces denrées, dans les provinces du Sud. Pendant l'épidémie de 1910, on n’a observé aucun cas de choléra dû à la consommation. des fruits, malgré que les provinces qui les fournissaient étaient envahies par la maladie et qu'aucune mesure n'ait été prise contre ce genre de commerce (Santoliquido). La même observation a été faite en Suisse (Schmid). Le danger des fruits réside plutôt dans la présence à leur surface des levures et autres microbes favorisants ainsi que dans les dérangements intestinaux que leur abus provoque.
Poissons et mollusques. — Remlinger et Noury (°), Gron et Schor (‘) ont remarqué que les poissons vivant dans une eau contaminée pouvaient conserver assez longtemps dans leur intestin le vibrion cholérique. Remlinger et Noury (7) ont plusieurs fois rencontré dans les mollusques des vibrions cholériques, pendant une petite épidémie à Constantinople. Defressine et Cazeneuve () ont observé un fait semblable à Toulon. Levi de la Vida (°) trouve le vibrion dans les huîtres ayant séjourné dans une eau infectée. Ronchetti cite le fait d’une personne, qui fut prise de choléra à Milan, ville indemne, après avoir mangé des huîtres, venant de Tarente, ville infectée. Geddings, délégué des États-Unis à l'office international d'Hygiène Publique. rapporte une observation semblable faite à Naples. :
. Lancet, 25 janvier 1908.