Lancet, 1916, vol. IL, p
R.-P. Srronc.
ses malades avaient de l’albuminurie. Chambers (!) considère la douleur tibiale comme une fibrosite infectieuse, et suppose que cet état morbide peut être de nature rhumatismale; O’Connell(?) pense que les conditions atmosphériques, dans les tranchées et leur voisinage, méritent d'être étudiées comme cause possible d’une pyrexie de courte durée, avec rechutes, telle qu'a été décrite la fièvre des tranchées.
His (5) a décrit, dans le sang de malades atleints de la fièvre de Volhynie, des diplocoques ou de courts bâtonnets se colorant aux deux extrémités, rencontrés libres dans le plasma, ou, plus rarement, à l’intérieur des globules rouges. Ces corps seraient également présents dans le sang des cobayes inoculés avec du sang de malades atteints de cette affection. On les considérait comme une espèce de protozoaires. Zollenkopf (*) trouva, à l'intérieur des globules rouges, de petits corps en forme de bâtonnets, souvent plus épais aux extrémités. Ils étaient plus nombreux pendant Paccès de fièvre. L'auteur était enclin à penser qu'ils étaient des parasites, mais il n'excluait pas complètement, cependant, l'hypothèse de produits dégénérés des globules rouges du sang. Brasch (*) a noté un fin diplocoque dans la maladie, mais il n’a pas réussi à le cultiver. |
Jungmann et Kuczynski (5) ont décrit sous le nom de fièvre de Volhymie, une maladie qui, d’après eux, serait probablement une forme de typhus. Ces auteurs ont trouvé dans le sang de leurs malades des microorganismes en forme de haltère ou bipolaires, mesurant À à 2 millièmes de millimètre et qui paraissaient pathogènes pour la souris. Ils n’ont pu, jusqu'à présent, cultiver ces corps, mais ils ont constaté le même organisme dans le sang et les intestins des poux hébergés par leurs malades et estiment que ces cor ps appartiennent probablement aux Chlamydozoa et sont identiques aux Rickettsia prowazeki, décrits précédemment comme étant la cause du typhus. Ces organismes avaient élé notés auparavant par Jungmann et Kuczynski dans des cas de typhus seulement, à l’exclusion de toute autre maladie. Ces auteurs publient de nombreuses figures représentant ces corps qu'ils présument être des microorganismes. L’un d'eux aurait été atteint de la maladie après inoculation de sang. La courbe de température qui a été publiée montre une fièvre légère, d’une durée d'une semaine et sans rechute bien nette. |
Rocha-Lima (*) a trouvé, chez des poux normaux, des corps morphologiquement similaires à ceux que l’on rencontre chez des poux vivant sur des malades atteints de typhus. Il pense, cependant, qu'ils diffèrent en ce sens qu'ils ne subissent pas de multiplication dans les cellules de l'intestin de
1. Lancet, 19 mai 1917, p. 752. — L’affection dénommée « trench shin » ou « tibia de. tranchées » est considérée par Chambers comme distincte de la fièvre des tranchées tandis que d’autres auteurs, notamment Houston et Mac Cloy, en font une forme de cette dernière maladie. (Note de la rédaction.)