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Deutsche med. Woch., 1916, vol. XLII, p

ÉTIOLOGIE. Fasc. III. — 437

ces insectes. Brumpt(!) et d'autres observateurs ont montré que des corps quelque peu analogues à ceux décrits par Jungmann et Kuczynski, dits Rickettsia, sont également présents chez les poux hébergés par des imdividus sains, et que les poux qui contiennent ces corps, quand ils vivent sur d’autres individus sains, ne déterminent aucune maladie.

Plus récemment, Arkwright, Bacot et Duncan(?) ont poursuivi de très minultieuses expériences, qui semblent démontrer qu’une variété de Rickettsia est constamment présente dans les excréments des poux, qui ont vécu sur les malades atteints de fièvre des tranchées et qui sont infectieux pour l’homme.

En raison du caractère récurrent de la fièvre, un certain nombre d’observaleurs ont émis l'opinion que la fièvre des tranchées devait être causée par un spirochète, et beaucoup ont essayé de trouver un organisme de ce genre dans celte maladie. J. Koch (5) prétendit avoir rencontré dans le sang de malades atteints de fièvre de Volhynie des formes d’involution de Spirochaeta recurrentis : c'est pourquoi il n’est pas invraisemblable qu'il ait observé un cas de fièvre récurrente. Werner (‘) pensait aussi que cette maladie pouvait être une forme atypique de fièvre récurrente et que, peut-être, dans un cas, il avait vu un spirochète. Korbsch (5) trouva des diplocoques et des streptocoques dans cette affection et parfois des spirochètes. Reimer (°) déclare aussi avoir trouvé un spirochète court, à quatre tours de spire, lequel, dit:1l, est très rare dans les frottis du sang et difficile à apercevoir dans les préparations non colorées, mais prend bien les cou leurs d’aniline et se décolore par le procédé de Gram. Il a pu cultiver, en anatrobie, cet organisme dans le sérum sanguin. Sundell et Nankivell(®) adoptèrent la technique de Reimer et firent des cultures d’un grand nombre d’échantillons de sang prélevés chez des malades atteints de fièvre des tranchées, cultures aérobies el anaérobies dans des milieux divers, sans cependant, trouver aucun spirochète. Mc Nee(*) prétend que des milliers de frottis et de cullures du sang ont été examinés en vain, dans le but de trouver de pareils microorganismes. Îl imagina une technique, grâce à laquelle 11 pouvait obtenir rapidement des cultures du spirochète de la maladie de Weil, mais, quand cette méthode fut appliquée à la fièvre des tranchées, on ne découvrit aucun organisme. Couvy et Dujarric de la Rivière (?) ont, tout récemment, décrit de nouveau un spirochète comme étant l’origine de la fièvre des tranchées; des spécimens de forme courte, mesurant de 4 à 7 millièmes de millimètre, et d’autres plus longs, de 10 à 12 millièmes de millimètre, furent rencontrés. Cet organisme parail très rare dans le sang périphérique et dans les urinés. Les auteurs en question constatèrent que

. Bull. de la Société de pathologie exotique, 15 mars 1918, vol. XI, p. 249. . Transactions of the Soc. Trop. Med. and Hygiene, 1919, vol XIT, n° 4, pp. 61-75. . Deutsche med. Woch., 1917, vol. XLIII, p. 1412. . Münch. med. Woch., 14 mars 1916.

. Deutsche med. Woch., 1916, vol. XLII, p. 1191. . Münch. med. Woch., 11 janvier 1917.

. Lancet, 16 mars 1918, p. 401.

. Medical Bull., Review of War Medicine, Surgery and Hygiene, janvier 1918, vol. I, n° 5, p. 148.

9. Comptes rendus de la Société de Biologie, 1918, vol. LXXXI, p. 22.

© 1 Où Or À CIO

R:-P. SrroNG.

le sang et les urines de leurs malades étaient infectieux pour les cobayes, et la forme longue du spirochète fut trouvée dans le fore et les reins des animaux inoculés, quand ceux-ci furent sacrifiés au moment d'une élévation de la température. Les auteurs proposent de donner à cet organisme le nom de Spirochaeta gallica. On a publié des courbes de température de cobayes auxquels on avait inoculé la fièvre des tranchées et qui étarent

supposés avoir contracté Ja maladie, mais ces courbes ne sont pas pro: bantes. D'autres observateurs ont constaté que le cobaye était réfractaire à

la fièvre des tranchées.

Si, d'après ces différentes recherches, ïl est évident que l’étiologie de Ha

fièvre des tranchées n’a pas encore été nettement déterminée, 1l semble

cependant probable qu'une espèce de Rickettsia peut en être la cause.

Arkwright, Bacot et Duncan(‘) font observer que, si les dimensions des Rickettsia (environ 5/10° de u de diamètre) sont telles que cel organisme est.

retenu dans un filtre bactériologique, il peut parfois passer à travers un filtre qui retiendra des bactéries comme le B. typhosusou le B. prodigiosus: on a également constaté que le virus passait parfois à travers un filtre de porcelaine, d’autres fois non. Ces expériences concordent avec celles qui ont été faites par la Commission de recherches de la Crom-Rouge amémi caine (?), et avec celles qu'ont poursuivies Rose Bradford, Bashford et Wilson (5). Dans cet ordre d'idées, il ‘est intéressant également de noter que Ledingham (‘) à montré que les corps de Rickettsia, que l'on trouve dans les excréments des poux ayant vécu sur des malades atteints de fièvre des tranchées, sont agglutinés en présence d’un sérum provenant d'animaux immunisés avec des excréments de poux imfectés, alors que les Rickettsia de la fièvre des tranchées ne sont pas agglulinés par le sérum d'animaux immunisés avec des excréments de poux normaux, non infectés.

Mode de transmission. — La maladie se transmet seulement parle pou du corps, comme cela a été démontré, pour la première fois, d'une manière absolument probante, par des expériences dûment contrôlées de la Gommission de recherches de la Croix-Rouge américaine (‘). Dans ces recherches, 105 expériences ont été instituées sur des volontaires appartenant à

l’armée américaine, expériences relatives à l'étude de la transmission de |

celte maladie. Dans un premier groupe d'expériences, 26 hommes furent exposés à la piqûre de poux, qui avaient vécu sur des malades attemits de fièvre des lranchées à la période fébrile de l'affection, tandis que 4autres élaient exposés, pendant le même laps de temps ou plus longtemps, à des poux normaux non infectés, qui n'avaient vécu que sur des individus bien portants. Afin de se rendre compte si les hommes qui avaient subila piqûre des poux normaux étaient ou non immunisés contre la fièvre des tranchées,

après une période de plus de 3 mois, 5 d’entre eux furent exposés, par

. AOC PCT.

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