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YAMAMOU ur, + wasuia et Sakarat. eut. Se. 50 juin sos

BACTÉRIOLOGIE ET ANATOMIE PATHOLOGIQUE. Fasc. III. —

infectés antérieurement présentaient des symptômes analogues à la grippe.

Dujarric de la Rivière(!) aurait reproduit sur hri-même les symptômes de ‘la grippe par injection sous-cutanée de sang de grippé défibriné et filtré.

Par contre, Moreschi(?)}, Friedberger et Konitzer, n'ont pu reproduire de phénomènes pathologiques par Fimjection ou linoculation de filtrats du sérum ou de l'expectoration de grippés

Ces imsuccès trouveraient, il est vrai, leur explication, d'après Roux), dans le fait que les filtrats proviendrarent de filtres à mailles trop serrées ou de dilutions mal dosées.

Microbes associés. — Pneumocoque. -— L'étude historique des ÉpIdémies de grippe nous à montré la connexion intime qui existe entre celles-ci et la fréquence des pneumonies. Les pneumonies qui viennent compliquer la grippe sont dues au pneumocoque comme nous lavons montré en 1887. En 1889, ce microbe a été retrouvé fréquemment (Netter, Weïchselbaum, Prior, Lévy, Kruse et Pansimi, Jolles, Kirchner, Nikiforoff). La coïncidence des pneumonies a été également observée.

Lors de l'épidémie de 1918, le pneumocoque s’est montré très souvent en cause ns les complications respiratoires «de la grippe, fréquemment associé à d’autres bactéries, parfois prenne |

L'importance de ce mierobe est telle qu’on la considéré parfois comme la cause de la grippe, opinion que nous admettons volontiers pour un eertain nombre d'épidémies saisonnières, comme dans les faits rapportés récemment par de Jong et Mage (+).

Streptocoque. -— En 1889, le streptocoque avait élé isolé assez souvent dans la grippe (Bouchard, Varlkard et Vincent, du Cazal, Eaveran, Chamtemesse et Widal, Ribbert, Fimkler).

Vaillard et Vincent (‘) l'avaient retrouvé dans les crachats, les épanchements pleuraux pendant la vie, el après la mort dans les viscères, le sang, les épanchements des séreuses. |

Achalme(®) a constaté Fubiquité de ce microbe au cours des mois de décembre 1889 et de janvier 1890, ainsi qu'une augmentation marquée de sa virulence pendant celte période.

Georges Mathers à trouvé avec une grande fréquence un streptocoque hémolytique, dans le mucus nasal et pharyngé surtout, dans le sang pour quelques cas, à l’océasion de’ la grande épidémie qui a sévi aux Éta ts-Unis en F915-1916. |

Comme le pneumocoque, Te streptocoque a été très souvent trouvé en 1918 dans les complications pulmonaires, a pleuraux, le

1. Durarric pE LA Rivière. La grippe est-elle une maladie à virus filtrant? Acad, Se. 21 oct. 1918. |

9 Morescui. Sur la filtrabilité du virus de la grippe. Il Policlinico, er mars 1919.

3. Rapport sur les travaux de la quatrième séance plénière de la Commission sanitaire des pays alliés, 20-51 mars 1919 Off. Intern. d'hyg. publ, juillet 1949.

4. De JonG et MAGNEe. Pneumococcies simulant la fièvre typhoïde. Leurs rapports avec la question de la grippe. Puris médical, 13 octobre 4917.

5. VAILLANT et VINCENT. Recherches bactériologiques sur la grippe. Soc. hôp., 24 janv. er

ACHALME. Considérations pathogéniques et anatomo-pathologiques sur Férv sipèle.

Ro Paris. 1895.

MENETRIER el STÉVENIN.

168 LA GRIPPE. au

sang dans les formes septicémiques (Le Marc'Hadour et Denier, Gaté et Dechosal). On a fréquemment isolé des streptocoques hémolytiques (Courmont, Durand et Dufourt) que certains auteurs ont voulu considérer comme le microbe de la grippe, sous le nom de streptococcus pandemicus (Segale).

Bacille de Pfeiffer. — En 1892, Pfeiffer () décrivit un cocco-bacille particulier, ne se cullivant qu'en milieux spéciaux, ce qui expliquait que les nombreux bactériologistes qui avaient recherché l'agent pathogène de la grippe n'avaient pu le mettre en évidence. Il avait trouvé ce microbe dans les crachats et le suc pulmonaire des He et le présentait comme le microbe de la grippe.

En même temps, Canon le retrouvait dans le sang des malades, puis un assez grand nombre d’observateurs vinrent confirmer l'exactitude de la description de Pfeiffer (Kitasato, Huber, Klein, Chiari, Pribram, Borchardt).

En France, la spécificité du bacille de Pfeiffer fut admise par Cornil et Chantemesse, Netter, Bezancon, Metchnikoff. | On pensait à ce moment posséder un moyen simple de distinguer la grippe épidémique, due au bacille de Pfeiffer, de la grippe sporadique

produite par des agents pathogènes divers.

Les traités classiques parus à cette époque considèrent la grippe comme une infection spécifique à bacilles de Pfeiffer.

Mais la diffusion assez grande du bacille de Pfeiffer ne tarda pas à frapper l'attention et conduire à dénier l’importance qu’on lui avait attribuée. Arthaud l'isola dans les cavernes pulmonaires, Elmassian dans la bronchite des tuberculeux, lexpéctoration des pneumoniques, Liebscher dans la sécrétion nasale des rougeoleux et des scarlatineux, Meunier, Rosenthal dans les broncho-pneumonies; on finit par le considérer comme un hôte habituel de l'appareil respiratoire (Jehle, Auerbach, Kamen).

D'autre part, au cours des épidémies de grippe de ces dernières années, on n'arrivait plus à déceler le bacille de Pfeiffer qu’exceptionnellement (Kretz, Sternberg, Park, Ruhemann, Bezançon et de Jong).

Cependant, Nobécourt et Paisseau (?) l'ont encore retrouvé en 1903, au. cours d’une petite épidémie de grippe observée dans le service du professeur Hutinel à l’'Hospice des Enfants-Assistés.

On pouvait soutenir, 1l est vrai, que les épidémies de grippe Re depuis celle de 1889 n'étaient pas do nature que celle-ci, en différant par une moindre extension épidémique.

En effet, lors de l'épidémie de 1918, de très nombreux auteurs, la plupart. même, ont retrouvé le bacille de Pfeiffer, certains au début même de l'épidémie (F. Bezançon et Legroux), dans les lésions pulmonaires, les pneumocoques et streptocoques ne se manifestant qu'ultérieurement.

On l’a trouvé dans le sang (Antcine et Orticoni). Pour Netter, il joue un. rôle prédominant dans l’étiologie de la grippe.

A Tétranger, ‘on l'a également constaté un peu DR en Angleterre

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