PFreiFrEr. Deutsch. med. Woch
2. NogécourrT et Parsseau. Du rôle du bacille de Pfeiffer dans la grippe au ‘cours d’une épidémie hospitalière. Arch. gén. méd., 2% avril 1905.
BACTÉRIOLOGIE ET ANATOMIE PATHOLOGIQUE: Fasc. III. — 469
(John Mathews, Yong et Griffiths), ên Allemagne (Uhlenluth, Simmonds, Neisser), en Italie (Carpano), dans l'Inde. Mais, dans les mêmes pays, d’autres bactériologistes ne le trouvaient pas: en France (Denier), en Allemagne (Seller, Lubarsh, Mandelbaum, Kolle, Schottmüller), en Angleterre (Little, Garofalo et Williams), en Ilalie (Saccone, Monti), en Espagne (Coca et Zapata).
Pour notre compte, nous l’avons rencontré avec une rareté relalive au cours de cette dernière épidémie.
Il nous paraît découler de l'historique même de ce microbe, qu'il est trop banal pour qu'on puisse le considérer comme l'agent spécifique de la grippe, mais il semble imprimer une allure spéciale à certaines formes de la maladie.
Nous citerons seulement les microbes suivants qui ont été retrouvés chez les grippés :
Diplobacille de G. Roux, Teissier et Püittion; micrococcus catarrhalis (Bezançon et de Jong); sarcine blanche du poumon (Menetrier), ou paratétragène zoogléique (Bezançon et de Jong); entérocoque; pneumobacille (Letulle et Frazer James, Rucker et Wenner, Selter); staphylocoque (Bouchard, Bezançon et Legroux); des diplocoques encapsulés (Jolles, Kirchner): des bacilles fusiformes (George Mathers), ete., etc.; et pour l'épidémie de 1918 : des spirochètes (de Verbizier), un métatétragène (Saccone, Musu et Russo).
Suivant les épidémies et la période de celles-ci que lon étudie, on ne retrouve pas les mêmes microbes d'infection secondaire.
Sacquépée, dans une épidémie de grippe qui, l’année 1900, atteignit à Rennes en deux mois 2200 hommes sur 4200 que comptait la garnison, trouvait tout d'abord un bacille particulier, puis le pneumocoque et le streptocoque, enfin vers la fin de l'épidémie, le coccobacille de Pfeiffer.
Pour l'épidémie de 1918, Bezançon et Legroux pensent que le bacille de Pfeiffer a été le premier en date dans les lésions, étant remplacé ensuite par le pneumocoque, puis par le streptocoque qui leur a paru jouer le principal rôle dans les complications pulmonaires. Plus tard, on a vu apparaître de nouvelles bactéries dans les lésions d’hépatisation : un microcoque doré ne liquéfiant pas la gélatine, et le bacille de Friedländer. Le micrococcus catarrhalis a été signalé dans certains foyers épidémiques.
Les lésions. — L'anatomie pathologique de la grippe pure n’est pas connue, le malade ne mourant jamais de cette affection, et toutes les fois qu'il succombe, c'est à des complications, imputables d’ailleurs à des microbes identifiés.
De celles-ci, de beaucoup les plus fréquentes sont celles qui portent sur l'appareil respiratoire. Bien qu'il soit assez difficile de les attribuer exactement à une forme microbienne déterminée, nous pouvons cependant essayer de les classer, d’après: l'agent pathogène, principale cause de la complication. ù
L'infection pneumococecique est, ainsi que nous l'avons montré en 1887,
MEXETRIER el STÉVENIN.