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CAUSE DÉTERMINANTE — LES BACILLES PARATYPHIQUES

Les premiers bacilles paratyphiques ont été trouvés en 1896 par Achard el Bensaude(!) chez deux malades présentant un syndrome analogue à la dothiénentérie ; 1ls les isolèrent dans un cas des urines purulentes, dans l’autre d’une arthrite sterno-claviculaire suppurée. Il créèrent à cette occasion le terme d'infections paratyphoïdes. L'année suivante, Widal et Nobécourt (?) isolèrent d’un abcès thyroïdien un bacille ressemblant morphologiquement au bacille d'Eberth, mais en différant par les résultats de la réaction agglutinante. Les bacilles d’Achard et. Bensaude et de Widal et Nobécourt ont été reconnus dans la suite comme étant des bacilles para- Lyphiques B.

En 1898, Gwyn, aux Elats-Unis, isola du sang d’un malade atteint de fièvre typhoïde avec hémorragies inlestinales un bacille identique au bacille d'Eberth, agglutiné par le sérum du malade et non par le sérum des autres typhiques. Des bacilles semblables furent trouvés pendant les années suivantes par d’autres médecins américains : H. Cushing, Hewlett, -Coleman -

Buxton. Ils furent ultérieurement reconnus comme étant des bacilles paratyphiques A. Schottmüller, en 1900-1901, publia les observations de six malades atteints d'infections typhoïdes, dont les hémocultures lui donnèrent des bacilles auxquels il donna le nom de bacilles paratyphiques. Dans quatre cas il s'agissait de bacilles identiques à ceux trouvés antérieurement en France ; dans deux cas de bacilles identiques à ceux trouvés en Amérique. Des constatations semblables furent faites par Kurth, de Feyfer et Kayser, Brion el Kayser. Ce dernier proposa, en 1902, de désigner les deux types de bacilles trouvés jusque-là sous le nom de bacilles paratyphiques A et B, appellation qui à été consacrée par l'usage.

BACILLE PARATYPHIQUE A

Le bacille paratyphique À est un bâtonnet identique dans son aspect au bacille d'Eberth : long de 5 à 4 u sur 0 46 à 0 u 7 de large, il esttrès mobile. Il possède quatre à six cils plus longs que ceux du bacille d’Eberth et en général insérés aux deux extrémités.

C’est un anaérobie facultatif. Il trouble uniformément le bouillon, formant parfois une légère collerette à la surface et donne des ondes soyeuses à l'agitation.

1. AcHaARD et BEXSAUDE. Infections paratyphoïdiques. Bull. el Mém. de la Soc. méd. de: $ RIRE 27 novembre 1896.

. F. Wipaz et P. NoBÉcourT. Séro-réaction dans une infection à paracolibacille. . maine médicale, 1897, p. 285.

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Sur gélose inclinée, ses cultures sont semblables à celles du bacille d'Eberth. Sur gélaline en strie, ses cultures sont un peu plus épaisses que celles du bacille d'Eberth, mais sans vallonnements comme ces dernières. Il ne liquéfie pas la gélatine. Sur pomme de terre, sa culture donne une trace mince brillante, en traînée de limaçon. Sur artichaut, sa cullure est à peine visible et ne verdit pas.

Il se multiplie abondamment dans le lait qui ne subit aucune modifica- Lion, même au bout de quelques jours. En milieu de Fränkel ï1 pousse sur le premier tube ensemencé,- mais n’est pas repiquable sur les tubes suivants. 1! ne donne pas d'indol. Il ne noircit pas la gélose au sousacétate de plomb. Il ne fait pas fermenter le lactose. Il fait fermenter le glucose, le maltose, le lévulose, le galactose ; plus faiblement la mannite, la dulcite, la glycérine, l'arabimose. Il ne fail pas fermenter le saccharose, ou tout au moins s'il rougit en 24 heures l’eau peptonée, saccharosée, tournesolée, ce milieu reprend dès le lendemain la teinte sensible.

La gélose glucosée au rouge neulre ensemencée avec le bacille paratyphique A est fragmentée par le dégagement gazeux ; en même temps elle se décolore et devient fluorescente. Le bacille paratyphique A fait virer légèrement au rouge le lait tournesolé. Le petit-lait tournesolé de Petruschki vire également en rose ; parfois il revient ensuite à la teinte sensible (M. Nicolle).

Enfin le bacille paratyphique A ne se développe pas sur gélose vaccinée contre les bacilles paratyphiques À et B, contre le bacille typhique et contre le colibacille.

Tout ce que nous avons dit sur la résistance du bacille typhique aux agents extérieurs peut s'appliquer au bacille paratyphique A. Il est détruit par le chauffage à 60° pendant cinq minutes.

Le bacille paratyphique À possède vis-à-vis des animaux de laboratoire une virulence un peu supérieure à celle du bacille d'Eberth. D’après Brion et Kayser, une injection de # centimètres cubes de culture en bouillon de 24 heures tue un cobaye adulte; d’après Kempf l'ingestion de ce microbe tue la souris avec des phénomènes d’entérite aiguë. Sacquépée et Chevrel ont vu que des cultures en bouillon d'un paratyphique À à virulence exaltée par des passages successifs tue le cobaye à la dose d’un demi-centimètre cube en injection sous-cutanée. Enfin, d’après ces derniers auteurs, ces cultures virulentes stérilisées par la Chaleur ou filtrées font périr le cobaye à la dose de 3 à 10 centimètres cubes en injection sous-cutanée. Il se produit donc dans ces conditions des toxines diffusibles.

BACILLE PARATYPHIQUE B

Le bacille paratyphique B est morphologiquement identique au bacille paratyphique A. I est également très mobile et pourvu de cils polaires.

C’est un anaérobie facultatif. I trouble le bouillon un peu plus fortement que le bacille d’'Eberth et que le bacille paratyphique A. Ses cultures dégagent souvent une odeur fécaloïde. Sur gélose, inclinée 1l donne tantô

F. Wipaz, A. LemiIERRE et P. ABraAmi.

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des cultures abondantes, épaisses, rappelant celles du colrbaeïlle, tantôt moins luxuriantes, rappelant celles du bacille d'Eberth ou du bacille paratyphique À. Sur gélatine inclinée, il produit une traînée épaisse, blanc jaunâtre, opaque, avec une coulée au fond du tube ; la gélatine n’est pas liquéfiée. Sur pomme de terre, sa culture est'épaisse, brune ou Jaune, à peu près identique à celle du colibacille. Sur œrtichaut, il produit un verdissement, comme ce dernier microbe.

Il cultive abondamment dans le lait qu'il ne coagule pas ; mais, vers la deuxième semaine, le milieu s’éclaireit et prend une teinte brunâtre. Il se multiplie en milieu de Fränkel el y donne des cultures en repiquages suecessifs. Il ne produit pas d’indol. Il noircit la gélose au sous-acétate de plomb. I ne fait pas fermenter le lactose et exerce sur les autres sueres la même action que le bacille paratyphique A. Il distoque la gélose glucosée au rouge neutre par un abondant dégagement de gaz, et la rend fluorescente. Il rougit d’abord légèrement le lait towrnesolé qui retourne ensuite à la teinte sensible, en même temps qu'il se produit un voile bleu à la surface. Il rougit d’abord le petit-lail tournesolé, qui vire ensuite au bleu du premier au quatrième Jour (caméléonage). Parfois la teinte rouge est suivie d’une décoloration du milieu, en même temps qu'il se produit un voile bleu à la surface. Le bacille paratyphique B donne des cultures sur gélose vaccinée contre le bacille d'Eberth et le bacille paratyphique A, parfois sur gélose vaccinée contre le para B lui-même.

Le bacille paratyphique B est tué par la chaleur à 60°, en cinq minutes, comme le bacille d'Eberth et le bacille paratyphique À. D’après Dngalski, Conradi et Jürgens, il supporte mieux que le bacille d’Eberth l'action des antiseptiques. I vit plus longtemps dans les milieux de cultures que ee dernier microbe et que le bacille paratyphique A. Enfin, 1l est certain que sa résistance dans les milieux extérieurs se rapproche sensiblement de celle du colibacille ; la facilité avec laquelle il se laisse repiquer sur milieu de Fränkel montre combien sont restreintes ses exigences alimentaires et quelle supériorité cela lui donne sur les bacilles typhiques et PAS ENS À dans les milieux extérieurs.

Le bacille paratyphique B possède vis-à-vis des animaux de laboratoire une action pathogène remarquable. Une injection sous-cutanée de 1/2 et même 1/40%e de centimètre cube de culture en bouillon de 24 heures suffit à tuer un cobaye : il se forme souvent un abcès au point d'inoculation(Widal et Nobécourt). Kutscher et Meinicke ont vu certains échantillons de baerlles paralyphiques B. entrainer la mort du cobaye à la dose de 1/100 000me d’anse de culture sur gélose, en injections intra-péritonéales, alors que la’ dose minima mortelle pour le baeïlle typhique ne dépasse pas 1M00me d’anse. Ces inoculations provoquent la mort par septicémie. :

Très fréquemment le bacille paratyphique B est pathogène non seulement en injection, mais en ingeslion. Schmidt, Sacquépée et Chevrel, Bonhof ont vu succomber des cobayes el des souris blanches qui avaient ingéré des cultures de ce microbe; Kutscher et Meinicke ont constaté

qu'elles peuvent rendre malade la chèvre et le veau lorsqu'on les mélange à leur alimentalion.

ETIOLOGIE DES FIÈVRES PARATYPHOIDES,. . Fasc. III. — 5}

Les bacilles paratyphiques B provenant des fièvres paraltyphoïdes humaines ne donnent guère de toxines diffusibles plus actives que celles du bacille paratyphique À. Les cultures filtrées du bactlle paratyphique B de celte provenance peuvent tuer le cobaye en injeclions sous-culanées à Ja dose de 3 à 9 centimètres cubes (Sacquépée). Au contraire, les bacilles paratyphiques B provenant des intoxications alimentaires, dont nous parlerons plus loin, sécrètent une grande quantité de toxines diffusibles, très actives et résistant à des températures de 100° eL même 120,

Variétés du bacille paratyphique B. — Les salmonelloses. - Le bacille paratyphique B n’est pas, comme le bacille d'Eberth et ‘le bacille paratyphique À, spontanément pathogène pour l'homme seul. IF est l’agent de certaines maladies animales, et, chez l’homme, il est susceptible d’engendrer des manifestations morbides très différentes de la fièvre typhoïde. Les bacilles paratyphiques B isolés chez les hommes atteints d'infections à allure typhoïde font partie d’un groupe de bacilles désignés par Lignières sous le nom de salmonelloses, en souvenir de Salmon qui, en 1886, isola le premier bacille du groupe chez les porcs atteints de hogcholéra.

Toutes les salmonelloses, quelle que soit leur origine, humaine ou animale, présentent l'aspect et les réactions que nous avons décrits comme propres au bacille paratyphique B. C’est la communauté de ces caractères qui fait l'unité du groupe. Mais toutes les salmonelloses ne se comportent pas de la même façon vis-à-vis des sérums agglutinants expérimentaux. C’est pourquoi on les a divisées en deux sous-groupes :

1 Le sous-groupe Gärtner constitué par des bacilles dont le premier exemplaire a été isolé en 1888 par Gärtner (!), sous le nom de bacillus enteritidis au cours d’une épidémie d’intoxicalions alimentaires survenue à Frankenhausen. Van Ermenghen, de Nobele l'ont retrouvé comme agent d’intoxicalions carnées survenues à Moorseele, à Gand, à Bruxelles, à Bruges. Le bacille de Gärtner a parfois aussi été isolé du sang, au cours de maladies cliniquement identiques à la fièvre typhoïde (Gautier et Weissenbach (?), G. Étienne (°).)

Les bacilles de ces différentes origines, inoculés à des animaux, provoquent l'apparition, dans le sang de ces animaux, de propriétés agglutinantes spécifiques vis-à-vis des bacilles du sous-groupe Gärtner, mais vis-à-vis de ces bacilles seuls.

2° Le sous-groupe paratyphique B, dont tous les échantillons, quelle que soit leur provenance, donnent des sérums expérimentaux agglutinant tous les germes du sous-groupe paratyphique B, mais sans action spécifique sur les échantillons du sous-groupe Gärtner.

1. GÂRINER- Ueber die Fleischvergiftung in Frankenkausen und den Erreger derselben. Correspondenzblatt der Allg. Ver. von Thiüringen, 1888. — Züger. Les infections alimentaires par le groupe du bacille de Gärtner. Presse méd., 1914, n° 39, p. 569.

2. GAUTIER et WegissENBacH. Les procédés de laboratoire dans le diagnostic des infections typhoïdes et paratyphiques. Revue générale de pathologie de querre, 1947, n° #4, p. 405.

5. G. ÉTIENNE. Fièvres paratyphoïdes à bacillus enteritidis Gaertner. Annales d Médecine, t. IV, n° 4. Juillet-août 1917.

F. Wipa, À. LEMIERRE et P. ABRraMi.

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Ce sous-groupe comprend les bacilles isolés du sang et des déjechüons des hommes atteints de fièvre paratyphoiïde B, maladie climquement el pathogéniquement analogue à la fièvre typhoïde.

Il comprend ensuite des bacilles ayant provoqué, au même titre que le bacille de Gâärtner, des intoxications alimentaires dues à la viande, à la charcuterie (!), aux légumes de conserve, aux entremets à la crème (?) et se traduisant cliniquement par des symptômes de gastro-entérile aiguë.

Le premier échantillon de celte sorte a été isolé au cours d’une épidémie d’intoxications carnées survenue à Aertryck : aussi désigne-t-on les bacilles paratyphiques B, ayant exercé celte action pathogène, sous le nom de bacilles du type Aertryek.

Le bacille paratyphique B est aussi spontanément pathogène pour certains animaux et susceptible même de réaliser des épizooties. Le: bacille du hogcholéra de Salmon, constant dans l'organisme des porcs atteints de peste porcine, le bacille de la seplicémie des veaux de Thomassen, sont absolument identiques, au point de vue strictement botanique, au bacille paratyphique B, et c'est même là qu'il faut chercher l’origine de certaines intoxications carnées chez l’homme. Même identité avec le bacille de la psittacose de Nocard, agent de la maladie des perruches, le bacillus typhi murium de Lœæffler et le bacille de Danysz, utilisé pour la destruction des petits rongeurs. ia

Enfin le bacille paratyphique B a pu être isolé des déjections intestinales d'hommes absolument bien portants et n'ayant présenté antérieurement aucune maladie rappelant la fièvre typhoïde ; il a élé trouvé dans l'intestin d'animaux sains, de pores, de chiens, de cobayes, de souris qui ne souffraient aucunement de sa présence. Il est extrêmement répandu dans la nature à l’état saprophytique.

Les bacilles du groupe paratyphique B sont donc capables de provoquer non seulement chez l’homme, mais aussi chez les animaux, des maladies très polymorphes. Ainsi, chez l'homme, la septicémie qui constitue la fièvre paralyphoïde B est absolument différente des accidents de gastro-entérite aiguë provoqués par les intoxicalions alimentaires. Très rarement, comme dans l’épidémie de Kloten, certains intoxiqués ont présenté une fièvre continue après les phénomènes aigus initiaux et lon a pu constater tous les intermédiaires entre ce Lype fébrile continu analogue au paratyphus et l'élévation thermique transitoire accompagnant souvent l’intoxication.

Certains bactériologistes, comme Trautmann, considèrent les bacilles du paratyphus B et ceux des intoxications alimentaires comme des germes en tous points identiques, les différences cliniques s’expliquant par ce

1. E. Sacouépée. Les intoxications alimentaires. Gaz. des hôpitaux, 1908, p. 1359. Id. Actualités médicales, Paris, 1909. — NETTER et RIBADEAU-Dumas. Épidémie alimentaire due à des bacilles du type para B. C. R. de la Soc. de Biologie, 13 avril 1907. — E. SERGENT. Le rôle de l'infection dans les empoisonnements alimentaires d’origine carnée. Tribune médicale, 1906, p. 661.

2. GomaAnb. Les empoisonnements par les crèmes et les entremets. Thèse de Paris, 1913-1914. — CHaNTEMEssE. Les empoisonnements par les gàäteaux à la crème et l'affaire de Cholet. Bull. de l’Acad. de Médecine, 3° série, t. LXXI, p. 245. — E. LESsNé,

H. Vio ee et J. LANGLE. Gâteaux à la crème et cilles paratyphiques B. Presse Médicale 4920, n° 74, p: 795.

ÉTIOLOGIE DES FIÈVRES PARATYPHOIDES. Fasc. III.

Da

fait qu'un apport de germes dans l'intestin, minime dans le paratyphus, est massif et accompagné d’une grande quantité de toxines dans les intoxicalions alimentaires. Récemment, dans un travail très étudié, Lesné, Violle et Langle (!) ont insisté sur le nombre énorme de bacilles paratyphiques B présents dans les aliments qui provoquent des accidents de gastro-entérite aiguë; ces bacilles, désagrégés dans l'intestin sous l'influénce de processus digestifs complexes, mettent en liberté une masse d’endotoxine qui est immédiatement absorbée. Ainsi s'explique la brutalité des accidents, qui traduisent certainement un choc hémoclasique . Cette pénétralion massive de toxines dans l'économie créerail Urès rapidement l'immunité et empêcherail le développement ullérieur d’une fièvre paratyphoïde. Au contraire, c'est dans les cas légers d’intoxicalion alimentaire que surviennent, dix ou douze Jours après une légère indisposilion, les symptômes d’une paratyphoïde classique. D’autres auteurs, comme Sacquépée, se refusent à assimiler complètement les bacilles des intoxications alimentaires type Aertryck avec les bacilles de la fièvre paratyphoïde B.

Les bacilles du hog-choléra, de la septicémie des veaux, de la psittacose, le bacillus typhi murium et le bacille de Danysz, bien qu'ils puissent occasionnellement devenir pathogènes pour l'homme, sont des virus adaptés à certains organismes animaux : nous nous trouvons là aussi en face d’un caractère biologique suffisant pour empêcher, à l'heure actuelle, une assimilation trop étroite de ces différents bacilles au bacille de la fièvre paratyphoïde B.

Quant aux bacilles paratyphiques B saprophytes de l'intestin de l’homme el des animaux, peut-être peut-on les considérer comme les individus les moins différenciés du sous-groupe paratyphique B, susceptibles, comme les colibacilles et les paracolibacilles, de devenir occasionnellement pathogènes, et d’envahir la circulation sanguine. D'après Job (?) le passage du bacille paratyphique B dans le sang peut se faire à l’occasion d’une autre maladie, typhus exanthématique, paludisme, pneumonie, sans provoquer de réaction particulière de l'organisme.

Peut-être certaines fièvres paratyphoïdes typiques sont-elles dues à des bacilles paratyphiques B longtemps tolérées sans dommage; peut-être aussi certaines intoxications alimentaires sont-elles dues à la contamination accidentelle des aliments par des bacilles paratyphiques B saprophyles qui s’y multiplient et deviennent pathogènes, grâce à leur grand nombre.

Les bacilles paraltyphiques B saprophytes conslitueraient donc une sorte de réserve de virus sommeillant, susceptible de donner, de temps à autre, des échantillons pathogènes, .quand survient un ensemble de circonstances favorables. Il semble heureusement que cel ensemble de circonstances se constitue assez difficilement, puisque, malgré l'ubiquité du bacille paratyphique B, les maladies qu'il occasionne chez l'homme ne sont pas d'une grande fréquence.

x LESNÉ, VIiOLLE et LANGLE. Loc. cil.

. JOB et SALVAT. Typhus exanthématique et bacille Dar P bide B. Bull. et Mém. de > Soc: méd. des hôp. 1914, n° 21, p. 1027, — Jos. Quelques remarques sur la valeur de la constatation du B. paratyphique B dans le sang. Bull. et Mém. de la Soc. méd. des hôp., 1915, n° 29-50, p. 790.

Wipaz, À. LemierRe el P. ABraAM1.

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