IL. — FIÈVRE TYPHOIDE
C'est au nom de l'anatomie pathologique que l’école anatomo-clinique française du début du xix*° siècle a dégagé la fièvre typhoïde du groupe confus des fièvres où elle se (rouvail jusque-là confondue. Les travaux de Bretonneau et de Louis en particulier ont montré qu'elle réalise au niveau de l'intestin des lésions différant par leur siège, leur aspect et leur évolution de ce qu'on voit partout ailleurs; lésions si caractéristiques et si importantes que le terme de dothiénentérie (ôchty pustule, evressv intestin) est resté le synonyme de fièvre typhoïde. :
Les lésions intestinales continuent à dominer lanalomie pathologique de la fièvre typhoïde : c’est sur elles que nous insisterons particulièrement : mais nous savons que la fièvre Lyphoïde est une seplicémie. Il n’est donc pas d’organe ou de lissu qui ne puisse devenir le siège d’une localisation secondaire du bacille d'Eberth. À part quelques-unes que nous soulignerons spécialement, ces localisations n'ont pas le caractère de spécificité des lésions intestinales. Il s’agit de processus inflammaloires banals ou même de suppuratons, car le bacille d'Eberth possède un pouvoir pyogène. Parfois ces localisations secondaires impriment au tableau clinique un aspect particulier, si bien que leur descriplion lrouvera sa place au chapitre « Symptomalologie ».