LÉSIONS DES ARTÈRES ET DES VEINES
L'aortite typhique a été signalée par Landouzy et Siredey et, plus récemment, par Boinet, qui ont décrit soit des plaques gélatiniformes, soit des plaques denses, cartilagineuses, blanchâtres, saillantes à l’intérieur du vaisseau el siégeant soit sur l’origine de l’aorte, soit sur la crosse, soit sur l'aorte thoracique. |
L'artérite des artères de moyen calibre, étudiée par Taupin, Bourgeois d'Etampes, Patry, Potain, Vulpian, Barié et, plus récemment, Merril Rickets, atteint le plus souvent la fémorale, la poplitée, la tibiale postérieure,- plus rarement l’iliaque externe, la tibiale antérieure et la pédieuse, exceptionnellement la carotide. C’est une artérite oblitérante, avec végétation de l’endartère. Elle aboutit, en général, à la gangrène du membre inférieur et les lésions en ont été étudiées sur des membres amputés. Le bacille d'Eberth y a été trouvé à l'état de pureté par Rattone, Rist et Fibadeau-Dumas.
Les petites artères viscérales sont souvent touchées dans la fièvre. typhoïde, d’où la possibilité d’infarctus (intestin, rate, rein, myocarde,
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encéphale). Elles jouent un rôle capital dans la production des hémorragies musculaires et, notamment, des hématomes du grand droit de l'abdomen (Hayem).
La phlébite des typhiques frappe, le plus souvent, la veine crurale, plus rarement la saphène et la poplitée. C’est une phlébite oblitérante. Haushallér a décelé dans le caillot la présence du bacille d'Eberth.