GRENET et FORTINEAU. Loc. cit
6. RATHERY, AMBARD, VANSTENBERGHE et MICHEL. Les paratyphoïdes B à l’hôpital mixte de Zuydcoote, Paris, 4916. Se
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épaissies comme dans la colite dysentérique ; de plus, l’appendice était gros, dur, turgescent, rouge, entouré de fausses membranes. Notons, à ce propos, que Widal, Abrami, Brissaud et Weissenbach (‘) ont observé un cas d’appendicite gangreneuse due au bacille paratyphique B.
Dans le paratyphus B, on relève aussi la tuméfaction parfois très accentuée des ganglions mésentériques et iléo-cœcaux, l’hypertrophie de la rate, la dégénérescence graisseuse du foie. On a signalé des altérations pulmonaires et l’angiocholécystite suppurée (?).
En résumé, si les fièvres paratyphoïdes ont une tendance à donner des lésions de la portion terminale de l'intestin grêle, ces lésions diffèrent, en général, sensiblement, de celles de la fièvre typhoïde; mais ce qui sépare nettement la fièvre typhoïde des paratyphoïdes; c’est la fréquence avec laquelle ces dernières atteignent le gros intestin et y produisent des lésions graves, ulcéreuses, beaucoup plus intenses et plus significatives que celles de l'intestin grêle.
4. WipaL, ABRAMI, BrissAUD et WEISSENBACH. Origine hématogène de certaines appendicites aiguës. Bull. de l’Académie de Médecine, 22 oct. 1912, p. 280.
2. J. Mint. Complications des paratyphoïdes. Bull. et Mém. de la Soc. méd. des hôp., 1915, p. 865.
EF. Wipa, A. LEMIERRE et P. ABraMi.
SYMPTOMATOLOGIE
De toutes les maladies infectieuses la fièvre typhoïde est une de celles dont la symptomatologie est la plus riche et l’évolution la plus fertile en incidents de toutes sortes.
La longue durée habituelle de la septicémie éberthienne, la colonisation possible des bacilles spécifiques dans tous les organes, lPimprégnation toxique des grands appareils de l’économie rendent compte de cette complexité de l’allure et de l’évolution cliniques. D'autre part, les conditions inhérentes au terrain infecté, l’âge, le sexe, les états pathologiques antérieurs ou concomitants sont également des facteurs importants, qui impriment à la maladie une physionomie particulière.
Cependant, du point de vue nosographique, on peut dire que la caractéristique essentielle de la fièvre typhoïde est l'existence d’un syndrome chnique fondamental, en rapport d’une part avec la nature septicémique de … a maladie (fièvre et état typhoïde), et d'autre part avec la localisation élective du processus infectieux sur l'appareil lymphoïde intestinal (troubles digestifs), sur la rate (splénomégalie) et à la peau (exanthème). Ce syndrome, que l’on peut observer également au cours d’autres septicémies, comme le typhus exanthématique, la mélitococcie, les infections généralisées à pneumocoque, à streptocoque, à colibacille, à bacille de Koch, n’est jamais aussi typique que dans la dothiénentérie.
Le plus souvent, lorsque la fièvre typhoïde frappe un adulte et qu’elle évolue vers la guérison, le tableau clinique est à peu près réduit à ce syndrome essentiel; c’est le type de la fièvre typhoïde normale, non compliquée. Cest au contraire par les variations de ce syndrome, par son atténuation, par la prédominance exagérée d'un de ses éléments, c’est par l’adjonction de tel ou tel autre syndrome en rapport avec une localisation anormale de la septicémie ou avec une complication surajoutée, que les fièvres typhoïdes diffèrent les unes des autres et s ‘éloignent plus ou moins du type régulier.
Nous décrirons successivement :
1° La fièvre typhoïde normale — dans laquelle le syndrome typhoïde évolue avec ses caractères typiques, et se termine par la guérison;
2 Les formes cliniques — résultant des variations du syndrome typhique :
3° Les complications — qui peuvent surgir à chaque pas, et s’adjoignant au syndrome, lui impriment une physionomie et une évolution anormales.
Cette description s’adresse à la fièvre typhoïde à bacille d'Éberth. Nous envisagerons ensuite les infections à bacilles paratyphiques A et B.
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