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SYMPTOMATOLOGIE. asc eTITS 22h
protéopexique du foie peut être également touchée par l'infection typhique, et que l'épreuve de l'hémoclasie digestive, que nous avons proposée pour déceler l'insuffisance de cette fonction spéciale, se montre alors positive.
Les urines des typhiques ont donné lieu à des recherches physicochimiques très nombreuses, destinées surtout à en tirer des indications uti-' lisables aux points de vue du diagnostic et du pronostic. La plupart de ces recherches sont malheureusement sujettes à revision; les renseignements qu’elles fournissent ne tiennent pas un compté suffisant des ingesta du malade (quantité d'eau absorbée, quantité de matières azotées, hydrocarbonées ou grasses) non plus que de l’absence ou de la fréquence de la diarrhée, par laquelle s’éliminent des produits qui, normalement, sont excrélés par le rein. l
D'une façon géhérale, la quantité d’urines émises en 24 heures par le typhique, à la période d'état, est un peu inférieure à la normale, en tenant: compte bien entendu de la quantité d’eau ingérée; il y a une légère rétention hydrique. L’urine prend, de ce fait, une coloration « bouillon de bœuf » : elle présente habituellement des reflets rougeâtres ou bruns (Gubler et Robin); sa densité est notablement augmentée; les chlorures sont excrétés à peu près normalement; toutefois, 1l est fréquent d'observer, pendant tout le cours de la période d'état, une rétention partielle des chlorures; cette rétention est parfois régulière, quotidienne; dans d’autres cas elle est périodique, et alterne avec de petites décharges de sel (Laubry).
Les substances anormales contenues dans les urines et dont la recherche peut être utilisée en clinique sont l’albumine et l’indican. L’albuminurie est considérée par certains (Trotter, Gubler, A. Robin) comme constante. Dans les formes légères et moyennes de typhoïde, il s’agit d’une albuminurie minima, passagère. Dans les formes plus sévères, l’albuminurie s’observe avec plus de régularité; elle est aussi plus abondante. Nous reviendrons sur ce symptôme, à propos des néphrites typhoïdiques. Quant à l’'indicanurie, elle est constante et abondante; c’est certainement au cours de la dothiénentérie qu'on trouve le plus d’indican urinaire.