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PÉRIODE DE DÉFERVESCENCE

Quelle qu'ait été la durée de la période d’état, la guérison de la fièvre typhoïde survient par un des deux modes suivants : brusquement ou graduellement. Cette terminaison est caractérisée par une défervescence thermique et par des modifications parallèles de l’état général.

Tracé thermique. — La défervescence est, dans certains cas, annoncée la veille ou l’avant-veille par une aggravation apparente de l’état du malade et par une ascension thermique imprévue. Ces phénomènes précritiques, si fréquents dans la pneumonie, avaient été expressément notés par Wunderlich, sous le nom de perturbation critique. Ils sont cependant exceptionnels dans la dothiénentérie. L’accélération et la petitesse du pouls, ses irrégularités, l'apparition ou la réapparition du délire, peuvent en imposer, en pareil cas, pour une complication.

La Hero nbe graduelle, en lysis, est de Baiéoto la plus fréquente : la

F. WipaL, À. LEMIERRE et P. ABrami.

96 FIÈVRES TYPHOIDE ET PARATYPHOIDES.

température, partie des environs de 49 à 41°, rejoint la normale en une semaine ou plus. Cette descente se fait de deux manières (Wunderlich). Tantôt, suivant le type rémittent, la température présente chaque jour. des oscillations, le maximum du matin et celui du soir étant inférieurs de quelques dixièmes de degré à ceux de la veille. Tantôt —— et cette éventualité est beaucoup plus rare — la lysis se fait en échelons, la température matutinale baissant chaque jour franchement, celle du soir lui étant à peine supérieure, parfois même inférieure. Ce type de défervescence rappelle celui que l’on observe communément dans le typhus exanthématique. La défervescence brusque, que Jaccoud a analysée avec beaucoup de soin, et qu'il à relevée dans près de 28 pour 400 des cas, s’observe plus fréquemment dans les formes de légère ou moyenne intensité; mais on la constate aussi dans des formes sé-

BRBRE AURDURBN ES RRRRRRnE Haas

CE M [ vères. Elle survient à la manière de la É Ci défervescence pneumonique; en une ou Eu mur deux grandes'oscillations, la température es LE s’abaisse de 40° à 37, ou même au-dessous EN de 370. |

Be 4 Symptômes généraux. — Parallèle-

ment à la défervescence thérmique, on assiste à une transformation de tous les symptômes, fonctionnels et généraux.

Cette transformation est surtout remarquable dans le cas de guérison brusque; elle se fait alors avec une surprenante . rapidité. « La chute de température s'accompagne d’une modification complète de l’habitus extérieur du malade. La langue se nettoie rapidement, la restauration organique a lieu sans nuage et la phase de restauration, réduite au minimum, se confond à vrai dire avec la convalescence » (Jaccoud). C’est en pareil cas que l’on peut assister à une véritable crise wri-. naire, comparable à celle de la pneumonie, fait qui reste rare dans les fièvres typhoïdes. Le taux des urines dépasse, en 24 heures, du double, du triple, celui des jours fébriles précédents; en même temps on note une décharge chlorurique brusque et définitive, qui atteint rapidement un. chiffre élevé’ (jusqu'a 20 grammes) et persiste pendant quelques jours (Laubry). | Dans les cas, beaucoup plus nombreux, où la défervescence se fait en lysis, l'amélioration du typhoïdique reste très apparente; mais elle est progressive. « Le malade, longtemps indifférent, semble s'intéresser à ce qui l'entoure. Il commence à pouvoir se remuer dans le lit; l’ouïe revient. Un sommeil calme succède au délire et au coma; la: bouche se nettoie, la langue s’humecte, le météorisme diminue, l'appétit renaît; les selles cessent … d’être involontaires, la diarrhée disparaît; le pouls perd de sa fréquence; la peau est moins aride et s’'humecte souvent d’une douce moiteur » (Grisolle). :

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Fig. 2. — Fièvre typhoïde normale.

Défervescence brusque.

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fois elle est plus tardive qu’elle PÉRCÉPÉMEL DEEE ELLE | FA LP ED 2 2 PU PP 28 D a US CA ES 7 entaucours DER OEEES RES de la convalescence. La polyu- ADR EE EEE EEE EEE < #. , [A UN Dé ER 2. OS EN MN EN ON 9 D ON GS D DD EN EAN LS ES D 06 plus fréquent, ERP PPCADEE EEE oscille habituellement entre ? et ERA EE EEE D Aie elle peut atteindr HÉRRENREEEETE D HO Quant à le RER RNA EE e double obin). Quant à la BREL AN décharge chlorurique critique RP EEE < < ‘ RER EE RENAN AT elle peut affecter l’un des trois ER R NN types suivants (Laubry) : RER EEE x : Paie) C7 DONC NABE Tantôt, comme dans le cas de HER RER HE == | PES AN Su OS de défervescence brusque, la crise ÉÉFEREHEREEREERRREEEE chlorurique est soudaine, in- BRÈRS: ÉRFÉREECREE

SYMPTOMATOLOGIE. Fasc. III. — 97

Dans ces formes à défervescence graduelle, on constate fréquemment, mais non constamment, une crise wrinaire, polyurique et polychlorurique. Cette crise nest pas forcément contemporaine de la défervescence thermique : dans la moitié environ des cas, ‘elle précède de un à plusieurs Jours la chute en lysis; d’autres

[Jours |27{28 [29 fa0 er Ja [as lou [as [06[s7 08150 140 RER

tense et définitive. j Tantôt on observe une dé- Fig. 3. — Fièvre typhoïde normale. charge chlorurique éphémère, - Défervescence en Iysis. suivie soit d’une période de rétention très courte, soit d’une excrétion lente et graduelle, jusqu’à la normale. | Tantôt enfin la crise chlorurique est lente et se produit soit de façon conlinue, soit avec des intermittences. Souvent elle n’est amorcée franchement que par la reprise de l'alimentation salée, pendant la convalescence.

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