‹ Nouveau traité de médicine (volume 3)Chapitre 64 sur 204 · VII. — COMPLICATIONS GÉNITALES · texte numérisé non relu

VII. — COMPLICATIONS GÉNITALES

1° Chez la femme, la seule complication génitale observée — et elle reste très rare — est la mammite congestive (Leudet, Hoffmann, Liebermeister), uni ou bilatérale, qui survient au déclin de l'infection et ne présente aucune gravité. ;

29 Chez l'homme, l’orchite, bien que rare, a été plus souvent observée. La première mention formelle de cet accident est due à Chedevergne (1864) : depuis cette date, les cas rapportés par Bouchard, Hanot, Cervelle, Widal père, Dieulafoy, Sabourié, Huchard, Ollivier, Mollière et Augagneur, Menetrier et Thiroloix, Girode, Pein, Messerer et Gasser, etc., ont fixé les détails de l’évolution de l’orchite typhoïdique, bien résumée dans la thèse de Cholet (1901). |

L'orchite apparaît surtout pendant la convalescence. Son début est généralement brusque, comme celui de l'orchite ourlienne, dont elle partage bien des caractères. Il est marqué par une douleur plus ou moins violente, et par une ascension thermique; peu après la tuméfaction des bourses se produit. |

L’orchite est presque toujours unilatérale. Elle frappe le testicule seul, plus rarement le testicule et l’épididyme, presque jamais l'épididyme seul ; la vaginalite est toujours très modérée.

L'évolution est généralement courte et n'excède pas une douzaine de jours dans les cas heureux, qui sont les plus fréquents ; l'orchite se termine alors par la résolution, car, contrairemeut à ce qui s'observe dans l’'orchite ourlienne, l’atrophie est chose exceptionnelle. Cependant, dans 25 pour 100 des cas environ, la terminaison se fait par la suppuraltion.

Cette complication testiculaire semble relever, dans la majorité des cas, du bacille d’'Eberth lui-même, comme l’ont montré les constatations de Messer et Gasser, Menetrier et Thiroloix, Girode, Sallès et Barjon, Launois et Lœper.

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