SUT
40 cas où le pouls était inférieur à 110, il y eut 0 décès, soit 0 pour 100 70 Pres entre 110 et 120 RE Fur 50 pour 100 - 39 ns 120 et 130 —. 15 — A7 pour 100 95 = 130 et 140 —. 13 :— 52 pour 100 10 > 140 et au-dessus 6 — 60 pour 100
De même, le rapport entre l'accélération du pouls et l'élévation thermique est important à consulter (Griesinger, Hardy). Si, malgré l’hyperthermie, le pouls reste inférieur à 110, le danger est faible; si température et pouls suivent une ascension continue, le cas est grave; 1l est plus grave encore, lorsqu'existe une dissociation entre un pouls rapide (120 et au- cos el une température relativement basse.
L'état général gravement altéré, l'aspect raccorni de la langue, la stupeur profonde, la prostration, la carphologie marquée, l’'incontinence des selles, l'amaigrissement continu et rapide, la lendance aux escarres, appartiennent aux formes très graves et doivent faire porter un pronostic très sombre.
Il en est de même de certains troubles nerveux, el en particulier de l’'existence du signe de Kernig, qui, nous l'avons vu, n'appartient, selon Netter et Carrière, qu'aux formes sévères de la Érphoïde. : |
Par contre, certains autres symptômes ou accidents ne no pas comporter l'indication pronostique fâcheuse que certains leur ont attribuée : il en est ainsi du muguel, qui peut, nous l’avons vu, survenir dans des formes bénignes ; du hoquel, que nous avons vu apparaître souvent et persister chez des typhiques qui ont parfaitement guéri.
Devant l'incertitude d’un pronostic basé uniquement sur l'appréciation des symptômes apparents, on s’est demandé si les recherches de laboratoire ne pourraient fournir quelque indication importante.
L'étude de la formule leucocytarre ne permet pas de considérer comme . valables les conclusions qu’on en a tirées. D’après Rieder, [ez, Türck, une leucopénie rapide et accentuée serait d'un fâcheux pronostic, surtout si elle s'accompagne d'une diminution du nombre des lymphocytes. D’après Rüssel, Briggs, Elsberg, l'apparition d’une hyperleucocytose polynucléaire serait en rapport avec une perforation inteslinale. Mais, comme le font remarquer Courmont et Barbaroux, Cazin, la formule hémoleucocytaire est sujette, dans la fièvre typhoïde, à de trop grandes variations et elle présente les mêmes caractères dans trop de circonstances où l'évolution clinique en dément les prévisions, pour pouvoir être utilisée scientifiquement en vue du pronostic.
L'étude de la courbe du pouvoir agglutinatif du sérum a semblé permettre à P. Courmont un « séro-pronostic » de la fièvre typhoïde. Dans les formes normales de la maladie, la courbe « s'élève exactement ‘en sens inverse de la courbe thermique »; dans les formes graves, elle reste très basse, ou subit des oscillations irrégulières, ou s’abaisse, parfois jusqu’au 0, bien avant la défesvescence thermique. Ces conclusions ont été, dans leur ensemble, confirmées par les observations d'Étienne, de Tshistowitsch et Epiphanoff, Artaud et Barjon, etc. Cependant, il faut toujours compter, | même dans les formes moyennes et bénignes de la typhoïde, avec les variations quotidiennes, imprévues, de la courbe du pouvoir agelutinant.
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SYMPTOMATOLOGIE. Fasc. III. — 167
« Il semble que chaque typhique fournisse la réaction agglutinante à sa facon » (Widal et Bezançon). |
L'étude de la courbe de la diazo-réaction, effectuée au jour le jour avec les urines du malade (voir au chapitre du diagnostic), peut fournir, au contraire comme l’a montré l’un de nous, de très utiles indications. La réaction manque ou reste minime dans les formes très légères; «elle se montre le plus souvent intense dans les formes violentes de la dothiénentérie. En général, lorsque la défervescence commence à se faire, on voit déjà la diazo-réaction disparaître, et cela alors que la fièvre persiste encore » [Widal et Bezançon (!)]. Nous reviendrons plus loin, en détail, sur ces points.
IT 5 FIÈVRES PARATYPHOIDES
Les infections produites par les bacilles paratyphiques peuvent évoluer selon les deux modes différents. Tantôt il s’agit d’unfections intestinales localisées, dont les Symptômes apparaissent très rapidement après l’absorption d'aliments contaminés (crèmes, gâleaux, viandes de boucherie ou conserves) ; 1l s’agit là de véritables gastro-entérites aiguës, relevant presque toujours des bacilles paratyphiques B, et qui rentrent dansle groupe des toxiinfections alimentaires. Ces infections locales, comparables à celles que déterminent, dans les mêmes conditions, les bacilles du groupe Gärtner-Aertryck ou le bacillus botulinus de Van Ermengem, échappent au cadre de cet article et seront décrites ailleurs. Nous n’envisagerons ici que les formes septicémiques, à allure typhoïde, qui sont de beaucoup les plus fréquentes.
Le fait chinique dominant, dans l’histoire des paratyphoïdes, c’est l’impossibilité de les différencier de la fièvre typhoïde, autrement que par les procédés de laboratoire. La guerre de 1914, qui a vu naitre des épidémies trés importantes de paratyphus, a permis de mettre cette conclusion hors de conteste.
Cette identité de symptomatologie entre la fièvre typhoïde et les: fièvres paratyphoïdes mérite d’être soulignée : elle constitue un des faits certainement les plus remarquables de la pathologie infectieuse. Sans doute, les germes responsables de ces septicémies offrent de nombreux caractères de parenté morphologiques et biochimiques; mais les réactions humorales qu'ils engendrent dans les organismes envahis par eux sont, comme nous le verrons, spécifiquement distinctes. Bien plus, la maladie que chacun d’eux détermine n’immunise pas contre les deux autres. Et cependant, la similitude des troubles qu'ils provoquent est telle qu'en face d'un état typhoïde déterminé, l'analyse clinique reste incapable de reconnaître avec
4. F. Wipaz et F. Bezancow. La diazo-réaction d’Ehrlich. Traité de Pathol. générale, je édit., T. VI, p. 570.
9. Voir p. la bibliographie. Avant la guerre : CHEVREL. Th. Paris, 1906. SACQUÉPÉE. Rev. gén. in Bull. Institut Pasteur, 1906 et 1907. Depuis la guerre : L. Giroux. Etude clinique des infections paratyphoïdes in Revue générale de pathologie de guerre. Vigot,
F. Wipaz, A. LEMIERRE et P. ABRAMI.
168 FIÈVRES TYPHOIDE ET PARATYPHOIDES.
certitude s’il s’agit d’une infection produite soit par le bacille d’Eberth, soit par un des germes paralyphiques.
La description des fièvres paratyphoïdes est donc un i décalque de celle de la fièvre typhoïde légitime; de même, il n’est pas possible dassigner à l'une des paratyphoïdes À ou B, un symptôme ou une complication qui n’apparlienne également à l'autre + Dans l'exposé clinique qui va suivre,
nous nous éforcerons de rapporter, à propos de chaque signe, les documents qui montrent précisément cette communauté de symptomatologie entre la fièvre typhoïde et les infections paratyphoïdes À ou B: