‹ Nouveau traité de médicine (volume 3)Chapitre 71 sur 204 · DÉBUT · texte numérisé non relu

DÉBUT

Le début du paratyphus est souvent lent, progressif, comme celur de la fièvre typhoïde ; rien, le plus habituellement, ne l'en distingue. Parfois cependant, on note quelques symptômes insolites : l'abondance des sueurs (Vincent), ou l'existence d’herpès labial ou facial (Vincent, Aubry, Job, Chevrel), dont nous avons vu au contraire l'extrême rareté dans la dothiénentérie.

Fréquemment, beaucoup plus fréquemment que dans la typhoïde, le début est brusque, permet aux malades de fixer le Jour, l'heure, où l'invasion s'est produite. Conradi, Drigalski avaient déjà insisté sur cetle particularilé, retrouvée depuis la guerre par la plupart des observateurs (Étienne, Carles, Robinson, Vincent, L. Bernard et Paraf, etc.).

Enfin, comme dans la fièvre typhoïde, le début peut être masqué par une détermination viscérale bruyante, qui prend les allures d’une maladie primitive. Assez souvent, le paratyphus en a imposé, de la sorte, pour une diarrhée banale trainante (Boidin et Burnet, Carles); souvent aussi il a débuté sous les apparences d’une méningite aiguë, cérébro-spimale ou tuberculeuse. Le méningo-paratyphus, observé d’abord par Sion et Negel (Para A), puis par Debove, Trémolières et Caïn (Para B), a été retrouvé pendant la guerre par Sacquépée, Boiïdin, Tolmer et Weissenbach [Para A (!)}. Guy-Laroche et Lecaplain [Para B (°)] en ont même observé une petite épidémie, où le syndrome méningitique dans (rois cas résumait toute la symptomatologie et dans trois autres coexistait avec des phénomènes typhoïdiques. Dans la plupart des cas observés, ces symptômes méningés, malgré leur allure souvent dramatique, ne s'accompagnaient que d’altérations très discrètes du liquide céphalo-rachidien. Celui-ci était clair, stérile, contenait seulement une quantité d’albumine un peu plus élevée que normalement et une faible proportion de leucocytes; la formule cytologique était à prédominance de lymphocytes. Seule, l'observation de Tolmer et Weissenbach a trait à une méningite suppurée, à b. paralyphique A, qui s’est terminée rapidement par la mort.

Le pneumo-paratyphus, à Lype de congestion pulmonaire ou de pneu-. monie, a été signalé par Minet (), qui a retrouvé dans un cas le b. paraty-

1. ToLuEr et WEIssENBACH: Méningite cérébrospinale aiguë primitive à bacille para typhique A: Le méningoparatyphus A. Soc. méd. des Hôpitaux, 17 déc. 1915,

2. Guy LAROCHE et LECAPLAIN. Petite épidémie de paratyphoïde B à formé méningée. (Paris médical, 25 déc. 1915).

5. Mixer. Congestions pulmonaires à bacilles paratyphiques. Presse Médic., 1916, p.147

SYMPTOMATOLOGIE. Fasc. III — 169

phique B dans les crachats; le plewro-paratyphus (A et B) a été également observé [Richon (‘), Joltrain et Petitjean (?)}; de même le néphro-paratyphus, A et B [Raymond, Parisot et Orticoni (5)]. Enfin, le début de la maladie peut être marqué par une crise d’appendicite {(Widal, Abrami et Weissenbach (Paratyphus B), Grenet et Fortineau).

Page 1