LE COLIBACILLE DANS LES INFECTIONS URINAIRES
Isolé des urines purulentes par Clado, en 1886, sous le nom de bactérie. septique de la vessie, et en 1888 par Albarran et Hallé, sous le nom de bactérie pyogène, le colibacille est l'agent le plus commun des infections des. voies urinaires (Achard et J. Renault, Krogius, Reblaud). Les expériences d'Albarran et Hallé ont montré qu'il peut par voie ascendante provoquer … des cystites, des prélites et des pyélonéphrites.
En pathologie humaine, cette infection ascendante est réalisée très faci- | lement toutes les fois.que le passage des urines le long des voies urinaires se trouve entravé ou ralenti par un obstacle, comme cela survient chez les : prostatiques, les calculeux et les rétrécis, chez les sujets atteints de rétention d'urine consécutive à une lésion de la moelle épinière (myélhites, plus ou compressions de la moelle, mal de Pott).
Le colibacille qui existe normalement dans la portion terminale de l'urèthre, peut à la faveur de ces circonstances remonter jusque dans la vessie et de là jusque dans l’uretère et le bassinet. Le cathétérisme uréthral est souvent le signal de cette infection ascendante. Ainsi introduit, le colibacille détermine de larges suppurations des voies urinaires et du rein luimême, des phlegmons périnéphrétiques (Albarran et Hallé, Banzet), des suppurations périvésicales (Raymond), des abcès périurétraux (Albarran et Banzet) et l'orchite suppurée des urinaires (Bauermeister). EE
L'infection des voies urinaires est le point de départ de grands accès | fébriles à type intermittent ou rémittent (fièvre wrineuse) qui traduisent souvent des poussées de septicémie cohibacillaire.
Nous verrons que d'autre part des septicémies colibacillaires, à points de départ divers, peuvent réaliser secondairement et par un tout autre mécanisme des infections du rein et des voies urinaires et qu'à côté de l’infection. ascendante, l'infection descendante joue un rôle actuellement bien établi.
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LE COLIBACILLE AGENT PATHOGÈNE. Fasc. III. — 245