LE COLIBACILLE DANS LES INFECTIONS GÉNITALES DE LA FEMME
Les organes génitaux externes de la femme, en raison de leur proximité de l’anus sont facilement contaminés par le colibacille : Piltz, sur une statistique de 225 observations a isolé ce microbe de la vulve dans 98 pour 100 des cas, et on le trouve fréquemment dans le vagin. Aussi n'est-il pas étonnant qu'on ait signalé sa présence dans la vulvo-vaginile des petites filles (Veillon et Hallé), dans la vaginite (Gaucher et Abrami), dans les écoulements utérins au cours de certaines métrites (Gilbert), dans les lochies fétides des accouchées (Jeannin). dans le pus de salpingites (Gilbert et Lion, Jayle, Rist), dans le pus de kystes ovariques suppurés (Michel).
La constipation engendrée par la grossesse, constipation qui peut parfois prendre presque les allures d'une occlusion, favoriserait pour certains auteurs le passage du colibacille à travers la paroi intestinale et sa pénétralion jusque dans les voies génitales, provoquant ainsi des salpingites suppurées, des pelvi-péritonites et pouvant conduire à l'avortement (‘).
Nous verrons plus loin que l'infection colibacillaire des organes génitaux peut aussi devenir le point de départ de septicémies.