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Fig. 1. — Ligne de niveau de l'épanchement (d’après Barjon el Courmont).
1, au-dessous du hile; ligne de
niveau horizontale : 200 à 400 cen-,
timètres cubes ; — 2, au voisinage du hile; ligne horizontale puis oblique en haut et en dehors :
500 à 800 centimètres cubes; —
3, au-dessus du hile; ligne oblique de haut en bas, de dehors en de-
montré que la ligne de niveau varie en réalité avec la quantité de l'épañchement.
Si celui-ci ne dépasse pas le hile, la ligne de niveau est horizontale. Si le liquide atteint le hile, la ligne reste horizontale en arrière, mais monte obliquement en haut et en de-
hors vers l’aisselle, suivant le schéma de Da-
moiseau.
Mais la ligne de niveau présente une obli-
quité progressivement croissante, à mesure que le liquide augmente, si bien que, dans les grands épanchement dépassant 9 litres, elle devient presque verticale et non horizontale, comme le croyaient les anciens.
L'épanchement comprime le poumon tout contre le médiastin.
La mobilité de l'épanchement dans la cavité pleurale successivement admise, puis nite par différents cliniciens, a été définitivement démontrée par la radioscopie. Le liquide sé
dans : 1.000 à 2.000 centimètres cubes ; —4,ligne oblique presque verticale : 2.000 à 4.000 centimètres cubes.
déplace avec les positions du malade et obéit
rale, dépourvue de toute adhérence.
Lorsque le poumon sous-jacent à l’'épanchement est congestionné, il résiste à la compression exercée par l’'épanchement, le liquide s'étale en couche mince entre le parenchyme incompressible et la paroi thoracique. La pleurésie affecte une forme en galette (Lasèegue). La ligne de niveau est plus élevée qu’elle ne l’est dans le cas précédent et la mobilité du liquide est diminuée. ;
Perméabilité pleurale. — La recherche de la perméabilité pleurale a été étudiée successivement de dehors en dedans, et de dedans en dehors.
La perméabilité de dehors en dedans peut être appréciée par l'injection
sous la peau d’une solution de salicylate de soude ou de bleu de méthylène, et la recherche de ces substances dans le liquide pleural. D’après Castaigne,
la perméabilité de la séreuse n'existe que pendant la période d’augment de la:
pleurésie puis disparaît ensuite.
La perméabilité de dedans en dehors peut être mesurée par l'injection intra-pleurale d'une des substanceschimiques précédentes, donton recherche l’éli-
(1) GarLAND, Boston med. and Surgic. Journal, 15 septembre 1874, n° 12. (2) Barson et CourmonT, Lyon médical, 17 avril 1904.
auxlois de la pesanteur, dans une cavité pleu-
PLEURÉSIES SÉRO-FIBRINEUSES Fasc. XII. — 313
mination dans les urines. Cette perméabilité est diminuée dans toutes les pleurésies, en particulier dans la pleurésie tuberculeuse.
Maïs les observations de Widal, Lesné et Ravaut, de Achard et Lœper n’ont pas confirmé la valeur pratique de cette étude de la perméabilité pleurale.