IV. — AUTRES PLEURÉSIES HÉMORRAGIQUES
En dehors de la tuberculose et du cancer, la pleurésie hémorragique s’observe encore :
a) Dans les maladies du poumon : Elle a été constatée, exceptionnellement, dans la convalescence de la pneumonie (Lafforgue), au cours de la grippe (1), dans la syphilis gommeuse du poumon (Balzer).
b) Dans les maladies générales hémorragiques, accompagnées d'altérations angiohématiques : variole, scorbut, purpura hémorragique, ictère grave. Dans tous ces cas, il s’agit plutôt d'hémorragies intra-pleurales que de pleurésies hémorragiques vraies.
c) Dans les maladies infectieuses, telles que : le rhumatisme articulaire aigu (Dieulafoy,. Lafforgue) (la formule cytologique reste à prédominance endothéliale, comme celle des pleurésies rhumatismales séro-fibrineuses) et surtout la fièvre typhoïde.
Les pleurésies typhiques sont faiblement hémorragiques, parfois polymorphes. Elles surviennent soit à la période d'état, soit pendant la convalescence de la maladie. Elles sont insidieuses, évoluant sans fièvre, ni point de côté. L'examen cytologique, outre les hématies, décèle la présence de cellules endothéliales isolées ou en,placards, prédominantes sur les lymphocytes et les polynucléaires.
La présence du bacille d'Eberth dans l’épanchement a été maintes fois constatée (Charrin et Roger, Kelsch, Achard, etc...). Son absence, parsuite du pouvoir bactéricide de ia sérosité pleurale, a été notée par Widal et Merklen Le liquide pleural est doué de propriétés agglutinantes pour le bacille typhique.
d) Dans la cirrhose alcoolique (Laënnec, Moutard-Martin)et dansla néphrite chronique. On peut d'ailleurs supposer que là tuberculose est souvent en cause dans ces deux maladies et que l’épanchement prend un caractère hémorragique, du fait de la lésion hépatique ou rénale.
e) Dans la leucémie myéloïde, la pleurésie hémorragique a été notée plusieurs fois. — Elle siège presque toujours du côté gauche et semble en rapport avec une poussée de périsplénite, Dans un cas de Ménétrier et Aubertin, la pleurésie hémorragique marqua le début des accidents leucémiques et ce fut la formule de l’épanchement qui, par la présence des myélocytes, attira l'attention sur l’état du sang.
J) Dans l’asystolie, on peut observer des hydrothorax hémorragiques qui évoluent sans fièvre, ni point de côté et se résorbent, sous l'influence de la digitale, en même temps que les œdèmes périphériques.
(1) Ce. Ricuer fils et Bansrer Soc, Méd. Hôp. Paris, 8 nov. 1918.
HanviEr et M PinaRo.
ein n'existe pas de traitement spécifique « + En principe, la thoracentèse n'est ain
abondant et de dyspnée très intense,
qu’ ‘incomplètement les malades; le liquide se a mie, qui résulterait de ponctions répétées de ne pas pousser trop loin l'évacuation et. À une insufflation gazeuse (Achard), qui “él mpêche la Pe pr del ‘épanchement. de