II. — Pleurésie purulente à staphylocoques
La pleurésie purulente à staphylocoques est relativement rare. Tandi que le staphylocoque joue un rôle important dans les suppurations banales, il ne détermine qu'exceptionnellement la suppuration pleurale, si l'on excepte les cas où il n'intervient qu'à titre d'agent d'infection secondaire. Nous verrons, en effet, ultérieurement, que ce microbe se rencontre souvent dans les ne purulentes bo
Les statistiques de Netter donnent une idée de la fréquence de la pleurésie purulente à staphylocoques. Sur 156 cas étudiés par cet auteur, le staphylo-
coque a été constaté 21 fois, et encore dans 15 cas était-il associé à d’autres.
microbes.
La pleurésie à staphylocoques complique généralement une infection staphylococcique, localisée en un point de l'organisme : furonculose, anthrax, ostéomyélite, amygdalite, broncho-pneumonie, endocardite ulcéreuse. Elle peut être une localisation de la pyohémie ou succéder à une ponction septique de la plèvre. Parfois, comme pour la variété streptococcique, la porte d'entrée passe inaperçue.
Un épanchement pleural à staphylocoques peut rester purement séreux, sans jamais passer à la purulence. Lévy, Loriga et Pensuti ont observé plusieurs fois cette éventualité. Le plus souvent, l’épanchement, d’abord sérofibrineux, devient secondairement séro-purulent plutôt que purulent.
La pleurésie purulente à staphylocoques a une évolution lente, et ne
présente pas de caractères cliniques spéciaux. Elle guérit parfaitement après pleurotomie.