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PLEURÉSIES PURULENTES. Fasc. XII. — 497

de la pleurésie purulente, tout au moins lorsque l'infection pleurale est due aux types [et II de pneumocoques, les seuls contre lesquels nous possédions, jusqu'à ce jour, une sérothérapie spécifique.

Les pleurésies streptococciques ou à autres pyogènes peuvent également guérir par ponction, et peut-être aussi par vaccination : auto ou stock-vaccins

(Dufour et Debray).

Le traitement purement médical (ponctions évacuatrices, lavages de la plèvre, injections de vapeurs antiseptiques (Billon) et bactériothérapie) ne doit être employé que si l'état général est satisfaisant, et à la condition de pouvoir surveiller la marche de l’'épanchement par la radioscopie et l’évolution de l'infection microbienne par la numération des bactéries, suivant la méthode de Carrel, en ayant soin de faire des prélèvements à des niveaux différents.

Par contre, le traitement chirurgical s'impose, si l’état général fléchit, si la température n’a pas tendance à baisser, si l'épanchement se reproduit rapidement.

Plusieurs méthodes chirurgicales sont employées :

10 La pleurotomie simple avec anesthésie locale, par une incision faite au niveau de l’espace intercostal le plus déclive, dans laquelle on engage à frottement un drain adapté à un tube de caoutchouc, plongeant dans un flacon à moitié rempli d’un liquide antiseptique(siphonnage de la plèvre). Le drain est suturé aux plans superficiels, de manière à fermer la plaie cutanée.

20 La pleurotomie avec résection costale est indiquée, si l'intervention précédente reste insuffisante (persistance de la température et des accidents septiques). Le drainage sera assuré par des tubeS de Carrel et un lavage, toutes les deux heures, au liquide de Dakin, sauf en cas de fistule bronchique, où le lavage est à remplacer par une insufflation presque continue d'oxygène (Tuffier).

Quand la courbe microbienne, suivie chaque deux ou trois jours, tombe à 0, on peut recourir à la fermeture chirurgicale de la plèvre pariétale, qui transforme la cavité stérilisée en un pneumothorax aseptique, appelé à se réduire progressivement.

L'épanchement peut être ainsi tari en quelques semaines.

Le traitement post-opéraloire est d’une importance extrême pour éviter la symphyse et ses graves conséquences fonctionnelles. Le lever précoce (Bérard et Dunet), les exercices de gymnastique respiratoire, la spirométrie, sont à conseiller sans retard.

Le traitement général (alimentation, aération) constitue un adjuvant précieux du précédent pour hâter la guérison.

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