IV. — PLEURÉSIES DE LA RÉGION DU HILE
La région du hile peut être considérée comme un carrefour auquel aboutissent les principaux diverticules de ta plèvre. Au niveau du hile, la séreuse présente une série de replis, en forme de gouttières ou de petits culs-de-sac, que des adhérences peuvent isoler.
Ces pleurésies ont pour point de départ une infection ganglionnaire ou une lésion œsophagienne.
En raison de leurs dimensions restreintes, elles sont méconnues le plus souvent. L'examen radioscopique seul (Barjon) permet de les déceler, sous forme d’une ombre plus ou moins foncée, dans la région antérieure ou postérieure du hile. Elles se terminent par vomique ou guérissent spontanément.
Mais, le plus souvent, les adhérences sont trop faibles pour empêcher la diffu-
sion du pus vers l’interlobe ou la grande plèvre, et la pleurésie hilaire n’est alors que l'étape initiale d'une pleurésie interlobaire ou médiastine.
Traitement.
1. Pleürésies séreuses.— Tout épanchement séreux pseudo-péricardique abondant doit être évacué. La ponction peut être pratiquéesur la ligne axillaire antérieure : à gauche au niveau du 5° espace ; à droite, au niveau du 4° espace
(VéHmiroviien). Roubier conseille de ponctionner en pleine matité, dans la
région du mamelon, au niveau du ;. ou 4° espace.
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LES PLEURÉSIES MÉDIASTINES. Fasc. XII. — 481
2. Pleurésies purulentes. — Tout empyème commande. l'intervention sans attendre là vomique, qui, lorsqu'elle survient, ne suffit pas toujours à évacuer complètement le foyer purulent.
1° La ponction simple en plein centre de matité (suivie de succès dans un cas de Devic et Savy) est généralement insuffisante, car l'épanchement se reproduit rapidement.
2° La pleurotomie peut être alors pratiquée dans la région antérieure (Pel), dans la région postérieure (Quénu, Durand). Elle à d'autant plus de chances de réussite qu'elle est faite plus précocement.
HARVIER et M. PINARD.