‹ Nouveau traité de médicine (volume 4)Chapitre 156 sur 197 · VI. — Pleurites de la base. Costo-diaphragmatites · texte numérisé non relu

VI. — Pleurites de la base. Costo-diaphragmatites

Une place à part, parmi les pleurites localisées, doit être réservée aux costo-diaphragmatites, étudiées par Mouriquand (1).

Elles sont souvent le témoin d'une atteinte bacillaire antérieure, ayant in- téressé la plèvre ou le poumon.

Dans un certain nombre de cas, elles constituent le reliquat d’une SIou té: sie. purulente, d'un hémothorax traumatique, d’une simple plaie thoracique, ou d'un processus pulmonaire aigu plus ou moins ancien.

Elles se développent aussi silencieusement, à la manière d’un processus primitif, localisé d'emblée.

Cliniquemént, ces costo-diaphragmatites ne peuvent être soupçonnées que par une percussion attentive de l'extrême base.

Normalement, si l’on réunit par une ligne horizontale les points de rencontre de la dernière côte avec la masse des muscles sacro-lombaires de chaque côté, on obtient une ligne basilaire qui délimite assez exactement le fond du cul-de-sac costo-diaphragmatique.

La sonorité pulmonaire apparaît à 2 ou 3 travers de doigt (4 à 5 cm.) au-dessus de la ligne basilaire, et À peu près au même niveau à droite et à gauche.

Le murmure vésiculaire est atténué au niveau de la zone de matité bastlaire el n'apparaît, avec son ampleur normale, qu'un peu au-dessous de la ligne de sonorilé.

Dans les costo-diaphragmatites, on constate, du côté atteint, une matité, qui dépasse de 2 à 3 centimètres la matité de l’autre base restée normale, tandis que, à l’auscultation sthétoscopique, le murmure vésiculaire reste encore obscur à un niveau, » qui, du côté sain, donne déjà un murmure vésiculaire normal.

Radiologiquement, le sinus costo- -diaphragmatique est obscur, comblé à moitié et aux trois quarts par des adhérences et’le jeu du diaphragme est diminué d'amplitude par rapport au côté sain.

(1) MouriQuanD, Presse méd., 18 juin 1917, p. 348.

Dans certains cas, des adhérences qui ne donnent naissance à aucune anomalie de percussion, ni d’auscultation, sont reconnues à l'écran, sous forme de brides réunissant la paroi costale à un point du diaphragme. Celui-ci, en forme de miître, est attiré et fixé à sa partie médiane et les parties latérales, situées à droite et à gauche de l’adhérence, s’abaissent à l'inspiration.

Page 1