PARENT VIE FPS TES EE
SYNDROME MÉDIASTINAL.. Fasc. XII. — 549
des ombres mal limitées, distinctes ou confluentes, à contours arrondis ou polycycliques, groupées en masse ou ramifiés dans la région du hile pulmonaire, tout au voisinage de l'ombre cardiaque (Béclère). » La radiographie rapide permet le plus souvent d’en voir nettement les contours. Les ombres ganglionnaires s'étendent parfois de la base du cœur à l’orifice supérieur du thorax. Elles constituent dans certains cas une masse sombre convexe en dehors ; plus souvent elles ont l’aspect de bandes irrégulières ou sont représentées par des ombres en segments de sphère isolés ou agminés, formant alors une masse en rognons de silex, plus rarement elles -prennent l’aspect d'une bande régulière parallèle aux contours transparents du parenchyme pulmonaire ; en pareil cas, il peut s’agir de ganglions-enflammés soudés entre eux par un tissu d'inflammation périganglionnaire, bref d’une véritable médiastinite tuberculeuse. |
L'ombre périhilaire se présente sous la forme d’une masse arrondie, en massue-ou moniliforme. Elle pénètre plus ou moins dans l’intérieur de la clarté du champ pulmonaire de sorte qu’elle tend à se confondre avec le type intra-pulmonaire. Lorsque l'image n'est pas nette, on ne sait pas alors exactement comment est constituée l'ombre hilaire et mieux vaut alors employer dans ces cas l'expression « accentuation des ombres du hile » qui ne cherche pas à préciser par trop les constatations radiologiques, que d'affirmer une adénopathie dont l'existence est incertaine.
L'ombre cardiaque se dégage parfois nettement des ombres ganglionnaires notamment à droite où les ombres descendent assez bas. Il existe cependant des ombres juxta-cardiaques qui ne répondent pas à des adénopathies. On doit penser à l’adénopathie d’après d'OElsnitz et Paschetta, lorsque les contours ombrés sont irréguliers, moniliformes ou fragmentés d'intensité hétérogène ayant par conséquent tous les caractères des ombres ganglionnaires. Ségard et Belot ont appelé l'attention sur le « flou des contours de l'ombre cardiaque » : pour eux ce signe répondrait à une congestion, ou à une hypertrophie diffuse ganglionnaire, peut-être à une réaction du tissu médiastinal.
Parfois chez différents sujets, les ombres ont des localisations assez précises pour que d’OElsnitz et Paschetta aient pu décrire des formes hautes ou rétro-sternales, et des formes basses diaphragmatiques.
Les adénopathies intertrachéo-bronchiques ne peuvent être explorées qu’en position oblique qui donne des vues sur l'espace clair médian. Elles donnent des ombres que la radiographie rapide permet de délimiter et de distinguer de l'obscurité diffuse qui chez certains sujets comble l’espace clair sans qu’il s'agisse d’adénopathie Albert Weil a décrit deux variétés d’adénopathie en cette région : une massive ayant l'aspect d'un coin enfoncé entre les deux branches de bifurcation de la trachée, ayant son sommet au niveau de l’éperon trachéal et dont la base peut descendre jusqu’au diaphragme, et une autre plus rare représentée par une série de taches isolées non confluentes.
L'adénopathie intra-pulmonaire donne naissance à des ombres qui vont se confondre avec celles des ganglions du hile, de là l'aspect de certaines ombres allongées, irrégulières dont la base répond au hile et dont l'extrémité effilée se dirige vers la périphérie des poumons. De cette ombre s'échappent en tous sens des traînées opaques répondant aux bronches et vaisseaux péri-