SD PATHOLOGIE DU MÉDIASTIN
alors d’anévrysme avec médiastinite périaortique concomitante. Bien entendw, il y a intérêt à entreprendre le traitement aussi précocement que possible. On
conçoit en effet, que les médiastinites fibreuses subissent moins bien l’influence du traitement que les syphilomes scléro-gommeux.
On a conseillé dans les médiastino-péricardites la péricardiolyse suivant le‘procédé de Brauer. Elle est indiquée dans les médiastinites avec rétraction pluricostale systolique nette du cœur, et lorsque celui-ci n’est pas épuisé. Elle a pu donner alors quelques bons résultats. |
La médiastinite tuberculeuse comporte avec le repos les indications générales de la cure antituberculeuse. L'état du cœur nécessite parfois FEU complémentaire de la digitale.
ADÉNOPATHIE TRACHÉO-BRONCHIQUE
L'adénopathie trachéo-bronchique est, dans ses manifestations communes
le plus souvent due à la tuberculose. L’adénopathie tuberculeuse a été dès le
début mieux connue et mieux étudiée que l'inflammation simple des: gañghons
du médiastin.
En 182% Leblond dans sa thèse sur une espèce de phtisie particulière aux enfants fait le premier un travail d’ensemble sur la phtisie bronchique. Gependant dès 1780 Lalouette ayant observé des dégénérescences scrofuleuses des
ganglions lymphatiques donne déjà un: tableau clinique très démonstratif de
l’adénopathie médiastine. Laënnec reconnaît dans les glandes bronchiques
deux espèces de productions accidentelles : la matière crétacée et les tuber-
cules. Pour lui la matière tuberculeuse se trouve plus fréquemment seule
dans les glandes bronchiques et quelquefois dans des cas où il n’y a ni tubercules dans les poumons, ni signes d’une affection grave de ces organes. Le
développement des tubercules dans les glandes bronchiques est une détermination assez peu grave, lorsqu'une ou deux glandes seulement sont affectées,
à moins qu'il n’en existe en même temps dans les poumons ow dans les
glandes cervicales ou mésentériques. Des recherches éparses parurent sur ce sujet soit en France soit à l'étranger. Rilliet et Barthez, en 1840 et 1842,
publient dans leur livre, une-étude anatomique et clinique de l’adénopathie qui a inspiré la plupart des articles classiques traitant ce sujet. IIS recon-.
naissent les rapports qui unissent la tuberculose des ganglions bronchiques aux tubercules du poumon : ils reconnaissent que cette relation est possible et sans l'admettre comme un fait constant, ils emploient l'expression de tuberculose ganglio-pulmonaire qui définit au mieux la D ne thoracique de l'enfant.
Mais l’adénopathie trachéo-bronchique n'est pas toujours uniquement tuberculeuse. M. Guéneau de Mussy et son élève Baréty, Jules Simon ont établi qu’elle pouvait être la conséquence de nombreuses inflammations chroniques intéressant les territoires dont les lymphatiques aboutissent aux glandes médiastines. Le terme d’adénopathie trachéo-bronchique définit donc tous les états morbides des ganglions du médiastin de quelque nature qu'ils soient. |
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ADÉNOPATHIE TRAGHÉO-BRONCHIQUE. Fasc. XII. — 561
Les méthodes d'exploration moderne ont apporté sur la pathogénie et le
Fig. 1. — Disposition et rapports des ganglions trachéo-bronchiques (figure dessinée par N. Hallé et empruntée au tome IV de la Clinique médicale de N. Guéneau de Mussy).
1, OŒEsophage ; — 2, Trachée ; — 3, Tronc brachio-céphalique artériel ; — 4, Crosse de l'aorte; — 5, Artère sous-clavière gauche; — 6, Artère carotide gauche; — 7, Aorte thoracique ; — 8, OEsophage ; —9,Bronche droite ; — 10, Bronche gauche : — 11, Nerf pneumogastrique droite ; — 12, Nerf récurrent droit ; — 13, Filets bronchiques du pneumobastrique droit, — 14, Filets anastomotiques ; — 15, Filets œsophagiens ; 16, Nerf pneumogastrique gauche ; — 17, Nerf récurrent gauche ; — 18, Filets bronchiques du pneumogastrique gauche ; — 19, Filets anastomotiques ; — 20, Chaîne ganglionnaire du nerf récurrent droit; — 21, Chaîne ganglionnaire du récurrent gauche ; — 22, Groupe ganglonnaire juxta-trachéal droit ; — 23, Groupe ganglonnaire juxta-trachéal gauche ; — 24-25, Groupes interbronchiques droits et gauches ; — 26, Groupe intertrachéeo-bronchique.
diagnostic de cette affection des éléments nouveaux qui ont permis d’en préciser les caractères.