L. RIBADEAU-DUMAS
#78. . PATHOLOGIE DU MÉDIASTIN.
Pasphyxte, l'apparition d’une complication aiguë, broncho- pneumonie OÙ gangrène pulmonaire, ou enfin par l'évolution anormale de la lésion ganglionnaire elle-même: ouverture du ganglion ramolli dans une bronche e amenant une suffocation mortelle, un pneumothorax, une hémoptysie: foudroyanté. La mort est quelquefois subite par syncope et Baréty à invoqué en pateil cas le mécanisme du réflexe bulbaire déterminé par la lésion de mogastrique. Fu :
Enfin, l’adénopathie tuberculeuse du ganglion renrésenie) | ‘un foyer. de tuberculose dent il est difficile d'affirmer la guérison, et qui peut devenir le point de départ d'une tuberculose Piment chronique, ou d’une générane sation à forme granulique, méningée “surtout chez l'enfant. :
Traitement. — On retrouve dans le traitement de l'adénopathie Lrachéo-
bronchique la plupart des indications thérapeutiques de la tuberculose en général.
La prophylaxie consiste surtout à prévenir les complications des contagieuses de l'enfance : rougeole, coqueluche, diphtérie, qui sont considérées comme maladies phtisiogènes. À ce point de vue, on säit toute la valeur de l'isolement des malades, de l'atration, des soins aseptiques. Une convalescence en bonnes conditions devient nécessaire chez les enfants affaiblis parla maladie ou ayant présenté une détermination respiratoire.
Dans les cas d'’adénopathie chronique confirmée, il y a Heu de soumettre l'enfant au traitement habituel, séjour au bord de la mer, sanatoria et hôpitaux marins, alimentation rationnelle : à défaut du climat marin, qui ne convient pas aux enfants nerveux et tousseurs, on pourra conseiller la cure d'altitude, Certaines eaux chlorurées sodiques, Salins, Moutiers, Biarritz, Bex..…. ont une action favorable. La Bourboule est depuis longtemps une station , indiquée pour les enfants lymphatiques, à adénopathie trachéo-bronchique et à végétations adénoïdes. Lorsqu’à l'adénopathie se joint un élément catarrhal intense, on peut conseiller les KEaux-Bonnes, Challes (Guéneau de Mussy). La cure de montagne avec exposition du malade aux radiations solaires peut | également donner de bons résultats. | <
Les ganglions du médiastin paraissent d'un accès difficile aux rayons X. Cependant là radiothérapie des adénites donnant des symptômes graves de compression, a pu être suivie d'uneamélioration remarquable des symptômes observés. Bergonié et Roques, d'OŒlsnitz; Ribadeau-Dumas et Albert-Weil, Nobécourt ont publié des observations concluantes. Cependant il faut noter que très souvent, le repos, le calme, l'isolement surtout chez les enfants nerveux améliorent quelquefois spontanément des accidents en apparence dramatiques.
Le traitement local par les révulsifs agit sur les phénomènes: congestifs périganglionnaires et atténue également l'intensité des troubles fonctionnels. Dans ce but, on a préconisé les badigeonnages de teinture d'’iode, de frictions de térébenthine, de savon noir : l'essentiel est d’agir d'une façon permanente et non douloureuse (G. Simon). |
Les médicaments qui rendent les meilleurs services sont l'iode et l'huile de foie de morue. Guéneau de Mussÿ employait de préférence la teinture
ADÉNOPATHIE TRACHÉO-BRONCHIQUE. Fasc. XII. — 519
d'iode à la dose de 10 à 20 gouttes dans du vin sucré. Dufour admet que la teinture d'iode est le traitement de choix des adénopathies tuberculeuses, à . condition toutefois d'être prescrite à doses élevées et continues. Ainsi uti lisée, l’iode paraît avoir une action plus efficace que celle que l'on obtiendrait avec les iodures, et le sirop iodo-tannique. L'huile de foie de morue doit également être donnée à doses fortes et progressives : commencer par de petites doses jusqu'aux doses les plus élevées (6, 8 cuillerées à soupe) que puisse tolérer l'enfant.
Les solutions arsenicales sont également d’un usage courant.
Toutefois, la cure de l’adénopathie trachéo-bronchique ne saurait se passer d'examens cliniques fréquents et approfondis, la surveillance de l'état du poumon s'impose et il importe de surveiller les réactions du sujet aux moyens curatifs prescrits, car il peut arriver que par suite d’une erreur de traitement, portant sur l'envoi injustifié à la mer, aux eaux thermales, à la cure solaire, ou l'emploi intempestif d'un médicament, survient une poussée granulique aiguë où bien une aggravation de la tuberculose pulmonaire méconnue.
Eufin, dans quelques cas, toux incessante, dyspnée paroxystique, asthme, il pourra être nécessaire d'employer des palliatifs. À défaut de la radiothérapie qui à donné de beaux succès en pareille circonstance, on aura recours aux préparations narcotiques et antispasmodiques. Parmi celles-ci, on a conseillé le bromure de potassium, l’alcoolature de racines d’aconit, l'eau de laurier cerise, l'extrait de laitue vireuse et surtout l’opium et la belladone,
On peut être tenté devant certains accidents de pratiquer par exemple la trachéotomie. Celle-ci est suivie d'une amélioration lorsque la dyspnée est due par exemple à un trouble glottique, autrement elle n'est guère indiquée. Zuber cependant cite le cas de Petersen qui pratiqua la trachéotomie chez une fillette de-6 ans et demi prise d'étouffement brusque au cours d’une phtisie bronchique. L'enfant expulsa par la plaie trachéale des débris de ganglion caséeux et guérit.
LYMPHADÉNITE AIGUE SIMPLE
L'inflammation des ganglions du médiastin au cours des processus pulmonäires aigus ou chroniques s’observe chez l'adulte et chez l'enfant. Toutefois elle paraît plus importante chez l'enfant dont les ganglions, en raison de leur richesse en éléments histologiques, se prêtent mieux aux réactions 1ymphatiques violentes.
Les adénites simples du médiastin ne se révèlent généralement pas par des signes évidents, Cadet de Gassicourt admettait que si l’adénopathie est assez grosse pour se révéler au médecin, c’est qu'ils sont atteints de tuberculose. « Au contraire, M. Guéneau de Mussy, J. Simon, Grancher pensent qué. l’adénopathie trachéo-bronchique qui se développe en dehors de la tuberculose, celle qui peut succéder à l'angine, à la grippe, à la rougeole, à la coqueluche, à la dothiénentérie, est susceptible de donner naissance aux mêmes signes que la phtisie bronchique. Mes recherches me portent à penser qué l'opinion de M. Cadet de Gassicourt est-celle qui s’approche le plus de la vérité. Si on ne l’a. pas reconnu, c’est ou qu'on a diagnostiqué des adénopathies