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PHASE DE DÉBUT

Le début de la tuberculose pulmonaire de l'adulte est le plus souvent très difficile à préciser. Pendant l'enfance, généralement insidieusement, le bacille pénètre dans l’organisme et resie cantonné au niveau d’ün tubercule fibreux ou crétacé du poumon, ou d’un ganglion bronchique, jusqu'au moment où, sous des influences diverses (réinfections endo- ou exogènes) il se produira une poussée évolutive, qui marquera le début initial clinique de la tuberculose ? À

Dans certains cas, l’évolution est. si rapide, les symptômes initiaux ont été si latents que, dès le premier examen, le médecin constate de graves altérations de l’état général et local du malade. Chez d’autres malades, les signes sont si imprécis et le demeurent si longtemps, qu'il est impossible pendant de nombreux mois d'affirmer le diagnostic. Mais dans la majorité des cas, la tuberculose pulmonaire évolue par poussées successives, une poussée initiale marquant le début clinique, réel, ou apparent de la maladie. Elle s'accompagne de troubles plus ou moins marqués de l'état général, de l'apparition de symptômes fonctionnels variables, enfin de signes physiques, qu'il faut rechercher avec soin.

C'est cette poussée initiale, cliniquement primitive, que nous allons décrire comme phase de début clinique de la tuberculose de l'adulte, sans préjuger en aucune sorte de la forme et de l'étendue des lésions anatomiques auxquelles elle correspond.

Jusqu'à ces dernières années, la plupart des auteurs décrivaient trois degrés pour la description des symptômes de la tuberculose.

Le premier degré, correspondant anatomiquement à l'infiltration de granulations tuberculeuses au niveau du poumon, s’accompagnant de signes fonctionnels, généraux et physiques.

C'est dans cette période que Grancher et Barbier distinguaient une phase de germination et une phase de conglomération.

Le second degré, lié au ramollissement des tubercules, phase intermédiaire.

M. LETULLE et P. HALBRON.

Le troisième degré, enfin, phase terminale avec phénomènes cavitaires.

Ainsi que l'ont, les premiers, fait observer Bard et Piéry, cette distinction incomplète et inexacte ne correspond nullement à la réalité des faits et doit être abandonnée. Ce qui importe, c'est de connaître le caractère évolutif ou non d'une lésion tuberculeuse et la forme de son évolution. L'état anato-

mique de la lésion, tel que le conçoit Turban, ne permet pas de tirer, de.

façon ferme, une conclusion diagnostique, pronostique ou thérapeutique.

Turban (de Davos) distingue trois stades dans la tuberculose pulmonaire.

Stade 1. — Lésions légères, atteignant au plus, en étendue, le volume d’un lobe. a Stade IT. — Lésions légères, plus étendues, mais ne dépassant pas le volume de deux lobes, ou, lésions graves intéressant au maximum le volume d’un lobe. Stade III. — Toute lésion plus étendue que dans le stade II.

Turban spécifie qu’il entend par lésions légères, des foyers disséminés, se révélant par une légère matité, une respiration vésiculaire rude ou affaiblie, ou une respiration vésiculo-bronchique et par des râles fins et moyens.

Le nom de lésions graves s'applique aux lésions compactes, avec infiltration ou cavernes.

Nous décrirons d’abord la tuberculose pulmonaire chronique caséeuse, nous réservant d'exposer ultérieurement les autres variétés cliniques.

Sous le nom de phase de début nous étudierons la poussée initiale en apparence primitive, qui s'accompagne des signes généraux et JOnAS qui attirent l'attention du malade et l’incitent à consulter. L

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