‹ Nouveau traité de médicine (volume 4)Chapitre 72 sur 197 · TUBERCULOSE ET ASTHME. MALADIES ANTAGONISTES · texte numérisé non relu

TUBERCULOSE ET ASTHME. MALADIES ANTAGONISTES

It fut une époque pendant laquelle l’asthme, l’'emphysème, la scrofule, l’arthritisme, la chlorose furent considérées comme maladies antagonistes de la tuberculose pulmonaire, c’est-à-dire comme s’opposant au développement de cette dernière. Il semble bien qu’à l'heure actuelle, la notion diamétralement opposée doit prévaloir (Landouzy , Poncet, Piéry) (1).

L’asthme est souvent de nature tuberculeuse, soit que les individus soient sensibilisés vis-à-vis des poisons tuberculeux, soit que la lésion pulmonaire joue le rôle d'épine irritative, mise en lumière par Bezançon et de Jong.

L’arthritisme peut, dans un certain nombre de ses manifestations, être considéré comme fonction de tuberculose inflammatoire (Poncet et Leriche). Léon Bernard considère que la tuberculose, chez des individus à réactions spéciales, détermine les manifestations dites arthritiques.

Landouzy et M. Labbé ont démontré que fréquemment la chlorose était une manifestation de la tuberculose atténuée.

Ge qui existe en somme, c'est, comme le dit justement Piéry, « un antagonisme d'évolution », ces manifestations témoignant peut-être d’un état di immunisation du sujet par une infection bénigne antérieure.

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