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TUBERCULOSE PULMONAIRE ET AFFECTIONS CARDIAQUES

La tuberculose, dans ses formes fibreuses, retentit directement sur le cœur, ainsi que nous l'avons signalé plus haut. Inversement,un certain nombre de cardiopathies exercent une influence sur la genèse et l’évolution de la tuberculose pulmonaire.

À la suite des recherches de Peter, on avait distingué dans les lésions cardiaques celles qui’exerçaient une action favorisante sur la tuberculose pulmonaire et celles qui entravaient son développement.

Le rétrécissement de l'artère pulmonaire, congénital ou acquis, entraîne la tuberculose pulmonaire comme complication très fréquente, sinon fatale. Sauf pour certains malades, en situation de s'abstenir de fatigues physiques et d'éviter les milieux hospitaliers, avec leurs contages tuberculeux, la tuber-

(1) AcHarp et GaizLarp, Congrès de la Tuberculose, 1905.

M. LETULLE et P. HALBRON.

culose apparaît presque constamment, et souvent précocement. L'insuffisance de la vascularisation des poumons explique la plus grande susceptibilité à l'infection du parenchyme pulmonaire. Certains anévrismes aortiques, s’accompagnant de compression d’une ou de deux branches de l'artère pulmonaire, ont une action analogue.

Par contre, le rétrécissement mitral était considéré par certains auteurs comme exerçant une action antagoniste sur le développement de la tuberculose pulmonaire ; on admettait’qu'il lui imposait même une évolution particulièrement lente, par suite de la congestion permanente du parenchyme pulmonaire. |

Cette action antagoniste n’est plus guère admise. D’une part, Landouzy, P. Teissier ont montré que la tuberculose était souvent la cause du rétrécissement mitral pur. D'autre part, la tuberculose pulmonaire à forme particulièrement torpide du rétrécissement mitral est très discutée, car nombre de ces malades ne seraient pas en réalité des tuberculeux : il s'agirait de lésions congestives des sommets, souvent d’infarctus pulmonaires, dus à une. endocardite subaiguë, responsable également de la fièvre et des symptômes généraux constatés en pareil cas. Chez quelques malades, il s’agit bien de tuberculose pulmonaire, qui évolue alors avec son allure habituelle.

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