TUBERCULEUX RÉSISTANTS
RE LOUIS de 9
Convalescents arrivés à la fin du traitement
Formes torpides non évolutives.
Lésions en voie de régression avec température stable, bon état général, cœur résistant et absence de symptômes d'inloxication
CN A Ue sé ter Lever Lever.
J:h-<72h:45 Promenade facultative. ; 1} ; AL À PERS Déjeuner. Déjeuner. | 8 h. 15-9 h. 45 Entrainement. Cure d'entrainement : 1h. à 1 h. 30. 5 VER CCS RROLE Douche. : :
10 h. 15 - 10 h. 45 Repos sur le lit.} Cure de repos à la galerie: 30 minutes. 8H QT SERRES Diner. Diner. | 11h. 45 - 12 h. 30. Promenade : jeux en plein air (2) : 30 à 45 min. 12 h.°30 - 2h. 30... Cure silencieuse à la galerie : 2 heures, USE JD... Promenade : 15 à 30 minutes.
M N5E NORRIS Goûter. Goûter.
3 h. 15 - 4 h. 45..| Entrainement Cure d'entrainement dans le pare : 1 h. à 1 h. 30. 4 h. 45-5 h. 45 Repos sur le lit.| Cure de repos à la galerie : 1 heure. 2 1: PCR RSS Souper. Souper.
6 h. 45 - 7 h. 30 Promenade : jeux en plein air : 30 à 45 minutes. 7 h. 30 8 h. 15 Cure de repos à la galerie : 45 minutes. SEA Th... 2. Coucher. Coucher.
Cure de repos à la galerie : 4 h. 15.
, F : Cure d'entrainement : 2 à 3 heures.
ÉRrŒUmE NÉE TR Promenades, jeux en plein air : 1 à 2 heures.
Repos au lit : 10 heures.
(1) Un petit nombre d'entre eux font (dans l'intervalle des heures de repos réglementaires) des travaux manuels, tels que jardinage, menuiserie, peinture. (2) Jeu de boules, jeu de croquet, jeu de tonneau, cerf-volant, etc. ; en tout cas jeux calmes.
MALADES -FRAGILES ne GERARD RO ee" MR AN EL
Tuberculose apyrétiques ave symptômes actuels ou recents d'évolution ou d'intoxication
RTE, 40650: Lever, petite promenade.
ARE cu se. Déjeuner.
8 h. 30 - 10 h. ....| Cure de repos.
ile r QT INT PRE Douche.
OST Diner.
11h. 45 - 12h. 30..1 Promenade de 15 à 30 minutes 1%h,9022:h:30 Cure silencieuse : 2 heures.
DATA nr. Promenade de 10 à 20 minutes.
M nn A ET à à Goûter.
3 h. 15- 3h. 45 Promenade de 10 à 30 minutes. 8 h. 45 - 5 h. 45 Cure de repos : 2 heures.
iii sm SÉMVENRR SEE souper.
6h. 45 - 7 h. 30 Promenade de 10 à 30 minutes. 7 h.:30- 8 h. 165 Cure de repos : 45 minutes. 8-h,15 -9 h.., Coucher.
En résumé. :.: Promenades ou jeux calmes en
plein air : 30 m. à 2 h. 30.
| Chaise longue : 6 h. 15.
Repos au lit: 10 à 11 heures
Etats subfebriles.
Complications exigeant lr cure au lit mitigée
Déjeuner au lit ou à la chambre.
8 h. 30-9h. : Promenade (1).
92h: 7-10 h: 30: Cure au lit.
Diner (2).
Petite promenade {1),
Cure de repos au lit.
Goûter.
Courte promenade (1).
Cure de repos au lit.
Souper (2).
Coucher à 8 heures.
Cure au lit : 6 h. 30.
Promenades courtes et prudentes : 0 à 1h.
Le reste de la journée, repos à la chambre ou allées et venues tranquilles.
Poussées evolutives.
Fièvres
Cure de repos complet au lit sans se
lever
(1) Dans une première période, ces promenades ne sont autorisées qu'à l’intérieur du sanatorium dans les corridors spacieux, largement aérés, bien éclairés, annexés à chaque étage.
(2) Au réfectoire ou dans une petite salle à manger réservée à ces malades.
M: EETULLE et P.
HALBRON.
C’est pourquoi la cure d’entraînement prend une importance crois-
sante. Cette cure d'entraînement ne s'applique naturellement pas aux tuber-
culeux fébriles, ni aux périodes de poussée évolutive. Elle est autre chose que l’exercice peu fatigant qui pourrait, d’après Sabourin, être prescrit aux
malades à fébricule vespérale,
La cure d'entraînement peut se faire sous deux formes : la marche et le
travail manuel. L’utilité de la marche avait été signalée par Brehmer, qui
avait aménagé à cet effet des promenades soigneusement graduées. Chez les
malades apyrétiques; la marche constitue le meilleur entraînement en augmentant progressivement la durée et la longueur des promenades, qui, sous
peine d'accidents graves, ne devront jamais amener d'essoufflement, ni de
fièvre. La marche doit être pratiquée, à la fois, en terrain plat et sur des terrains en pente. Il faudra avoir soin que la respiration fonctionne correctement. Les malades auront ainsi à faire, chaque jour, 2 ou 3 héures de marche d'entraînement, sans compter 1 à 2 heures de promenade. La marche constitue, de beaucoup, le meilleur entraînement et n’a pas les inconvénients des exercices musculaires portant sur les membres supérieurs. Sabourin a beaucoup insisté sur le danger de la gymnastique des bras ou du canotage,
qui agissent trop violemment sur la cage thoracique et pourraient aider à
rallumer des lésions pulmonaires éteintes.
Le travail manuel a été préconisé dans certains sanatoriums. Les malades, qui en sont jugés capables, sont employés à des travaux fatigants ; ils nettoient le jardin, coupent et scient du bois, font de la menuiserie, travaillent même comme terrassiers. Les femmes sont employées à des travaux domes-
tiques ou au jardinage. Les malades seraient améliorés, auraïent plus d'ap-
pétit, augmenteraient de poids, cicatriseraient leurs lésions et, en même temps,
auraient un meilleur moral, une résistance plus grande et seraient bien pré-:
parés à reprendre leur vie et leur métier antérieur.
Les auteurs anglais sont allés plus loin et ont, en vertu des idées de”
Wright, considéré le travail manuel comme un procédé de cure. Les poisons bacillaires, mis en liberté par le travail, produiraient une véritable auto-inoculation et une auto-vaccination. Paterson, au sanatorium de Frimley, soumet les malades à une véritable « cure de travail ». Après qu’il a supporté la cure d'entraînement, représentée paf des marches allant jusqu’à 16 kilomètres, le malade est soumis à une progression passant par cinq étapes, dont chacune dure quelques semaines ; il se livre à des travaux de terrassement qui finissent par être pénibles et . 6 heures par jour.
Vigné (1) a étudié minutieusement les indications de la méthode, qui : ne
peut guère s'appliquer aux malades en évolution. Il ne faut soumettre le ma-
lade au travail qu’aprèsune miseen observation minutieuse. On suit très prudemment la progression des exercices indiqués par Paterson (travail du pa-
nier, de la petite pelle et de la petite pioche, de la grande pelle et de la grande.
pioche) ou des exercices analogues qu’il y aura tout avantage à rapprocher des travaux professionnels antérieurs du malade. Il faudra surveiller de près
les incidents qui peuvent survenir, en particulier arrêter le travail en cas
(1) Vicxé, Le travail chez les tuberculeux. Thèse Lyon, 1915.
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Ki ue Die AE ris rs É Sdhlesesh x sis RCE D (de Li
TRAITEMENT HYGIÉNO-DIÉTÉTIQUE. Fasc. XII. — 275
d’hémoptysie. En 5 ou 6 mois de cure, on obtiendrait de meilleurs résultats thérapeutiques qu'avec les méthodes classiques ; surtout, en reprenant sa vie antérieure, le tuberculeux conserverait bien mieux les résultats acquis par son traitement.
La méthode de Paterson, dans toute sa rigueur, ne peut s'appliquer qu’à un nombre assez restreint de cas, mais elle enseigne que la cure de repos ne doit pas être imposée de façon absolue, ni prolongée à l'extrême. Ces résultats expliquent que des tuberculeux puissent dans certains cas, et sans trop d'inconvénients, continuer une vie assez active, pourvu qu'ils jouissent d'une aération suffisante.