INJECTIONS DE SELS DE TERRES RARES DE LA SÉRIE DU CÉRIUM
Les travaux expérimentaux de Frouin (1) ont montré que le sulfate de néodyme et le sulfate de prasédoyme, à la dose de 0,1 p. 100 empêchent le développement du bacille tuberculeux, tandis que de petites doses de. ces sels et des sels cériques en favorisent le développement. Avec des doses non empêchantes, ces sels modifient la morphologie et les propriélés tinctoriales du bacille et diminuent sa teneur en graisse. Frouin, dans des recherches inédites (citées par Grenet), a démontré qu’expérimentalement les sulfates de terres rares déterminaient chez l'animal injecté une leucocylose mononucléaire. Rénon avait fait quelques essais de traitement par ces sels. -
Grenet et Drouin (2) ont employé, chez les tuberculeux chroniques, les sulfates de terres cériques (sulfates de samarium, de néodyme, et de praséodyme): ils font, pendant vingt jours consécutifs, une injection intra-veineuse d'une solution à 2 p. 100 (la dose étant portée progressivement de 2 à 5 cen-. timètres cubes de la solution). Repos 15 à 20 jours, puis deuxième ettroisième séries d'injections. L'injection doit être rigoureusementra intra-veineuse.
La tolérance est, en général, parfaite. |
Ils ont traité, en particulier, 23 cas de tuberculose pulmonaire qui, tous, présentaient des bacilles de Koch dans l’expectoration. Grenet et Drouin ont obtenu, chez tous ces malades, qui étaient apyrétiques, des résultats favorables, aussi bien au point de vue de l’amélioration de l’état général que de la modification heureuse des signes physiques locaux et de l’expectoration. Dans certains cas, les examens de crachats ne montraient plus de bacilles de Koch ou bien les bacilles étaient modifiés, devenaient grêles ou granuleux et se coloraient mal. Ces résultats favorables ont été confirmés par MM. Esnault et Bron (3)qui ont obtenu des résultats non moins encourageants. Cependant, à la même séance, MM. Pissavy et Sergent ont fait des réserves sur les résultats obtenus.
Dans une note ullérieure, Grenet et Drouin ont insisté sur la nécessité de ne pas employer ce traitement dans les formes aiguës ou franchementfébriles, et de suivre exactement la technique indiquée par eux.
Les sels radifères ont été essayés par L. Rénon (4). Il a employé le sulfate et le bromure de radium, le sulfate et le bromure de mésothorium.
Les résultats expérimentaux sur le cobaye sont peu marqués, l’action sur
(1) A. Frouix, Action des sels de vanadium et de terres rares sur le développement-du bacille tuberculeux. Soc. de biologie, 22 juin 1912, t. I, p. 1034 ; Action des sels de terres rares sur le développement du bacille tuberculeux et de Paspargillus fumigatus. Soc. de biologie, 14 déc. 1912, t. II, p. 640. | -
(2) H. GRENET et H. Drouix, Traitement des infections tuberculeuses chroniques par les sulfates de terres cériques. Rapport de M: le professeur Achard. Académie de médecine, 9 mars 1920, p. 226; Traitement des infections tuberculeuses chroniques par les sels de terres cériques. Bull. et Mém. Soc. méd. des hôpitaux de Paris, 1920, n° 16, p. 589, et n° 36, p. 1427.
(3) EsxauLr et Brow, Résultats du traitement de quelques cas de tuberculose pulmonaire chronique par les sulfates de terres rares. Bull. et Mém. Soc. méd. des hôpitaux de Paris, 1920, n° 16, p. 606.
(4) L. Rénonw, L’injection et l’ingestion des sels de radium et de mésothorium dans la tuberculose pulmonaire. Paris médical, 6 novembre 1920, p. 335.
MÉDICATIONS CHIMIQUES ET PHYSIQUES. Fasc. XII. — 301
les cultures est nulle. Les résultats de la médication sont des plus restreints. Dans les tuberculoses aiguës, les injections n’ont donné aucun résultat. Chez les tuberculeux pulmonaires chroniques, l’évolution de la maladie n’a pas été modifiée; on a noté, parfois, une amélioration de l’état général, avec abaissement de la température.
ESSAIS DE CHIMIOTHÉRAPIE
Un certain nombre d'essais ont été faits ces dernières années, à la suite des brillants résultats donnés à Ehrlich par la chimiothérapie de la syphilis, pour réaliser une chimiothérapie de la tuberculose. Des travaux expérimentaux, plus ou moins probants, tendaient à attribuer une action inhibitrice sur le développement du bacille de Koch à certaines substances aromatiques de la série anilinique, au mercure, aux composés du cuivre, de l'argent, de l'or, aux cyanures, au bismuth. A la suite de ces recherches, on a préconisé les cyanures, les sels de cuivre, les combinaisons de cuivre et de salvarsan. Les auteurs ont mentionné des résultals satisfaisants, mais sans lendemain ou sans vérification probablement, car ces diverses méthodes n’ont guëêre eu d'extension; nous croyons utile cependant de les citer, au point de vue documentaire.
Le cyanure d'or et de potassium, déjà préconisé par Bruck et Gluck contre le lupus, a été employé par Junker(1), eninjection intra-veineuse, d’une solution dans l’eau distillée. Après avoir observé quelques réactions fébriles avec des doses de un centigramme, cet auteur débute par des doses d’un milligramme et suit une progression aussi lente qu'avec la tuberculine. Les résultats auraient été encourageants.
Le tricyanure d'or a été employé par G. Rosenthal (2) à la dose de > milligrammes, sous la peau et dans les veines, avec des résultats encore meilleurs, selon lui. |
Le cyanure de cuivre et de potassium a été étudié très complètement au point de vue expérimental et clinique par G. Koga (3). L'action sur les cultures et sur les lapins et cobayes tuberculeux a été tout à fait concluante. Chez l'homme, l'injection intra-veineuse de cyanocuprol, à la dose initiale d'une dizaine de milligrammes, augmentée avec beaucoup de prudence, a donné à Koga des résultats très favorables, après de fortes réactions générales et locales ; dans toutes les formes aiguës ou chroniques de tuberculose pulmonaire, l’auteur a obtenu une proportion élevée d'améliorations et même de guérisons.
Le cuivre a été associé au salvarsan par Shiga (4). Après des essais favorables sur le cobaye, puis des résultats satisfaisants chez des lépreux, il fit des injections intra-veineuses de un centigrammede salvarsan-cuivre, en solution sodique étendue. Dans plusieurs cas de tuberculose évolutive, il obtint,
(1) Juwker, Munchen. med. Woch., 24 juin 1913.
(2) G. RosenrHaz, La chimiothérapie antituberculose par le tricyanure d'or. Arch. générales de médecine, février 1914,
(3) GExsaBouro Koc4, Contribution à la chimiothérapie de la tuberculose, étude expérimentale. The Journal of experimental medicine, août 1916, p. 107, et Première Étude clinique, id., p. 149.
(4) Suica, Recherches sur la thérapeutique de la tuberculose. The Kitasato Archives of experimental medicine, n° 1, avril 1917.
M. LETULLE et P. HALBRON.
avec des réactions vives, la diminution et la disparition des bacilles de l’expectoration. La violence des réactions rend, cependant, SRE sur l’application clinique de la DÉS
Le cuivre associé à la peptone a été essayé par Nolf (1), pour sa méthode habituelle de protéosothérapie. IL fait dissoudre de l'hydrate cuivrique à saturation dans une solution de peptone à 10 p. 100 et il en fait des injections intra-veineuses. Nolf a surtout employé cette thérapeutique dans les tuberculoses ouvertes fébriles et il a observé, après un temps plus ou moins long, une diminution de la fièvre, avec amélioration des troubles fonctionnels et généraux, mais sans modification des signes locaux. Il complète ensuite le traitement par des injections intra-veineuses d’un vaccin préparé avec des bacilles humains homogènes d’Arloing. Nolf préconise sa méthode dans les cas de faible et moyenne gravité, mais il insiste sur les difficultés de la téchnique.
Ces recherches récentes donnent un regain d'actualité aux vieux traite-
ments par l’acétate de cuivre, repris, depuis, sous la forme d'inhalations de
verdet. L'emploi du cuivre avait été préconisé, en 1885, par Luton, sous forme de solution d'acétate de cuivre, dans les tuberculoses externes, puis de pilules d’acétate de cuivre, dans la tuberculose pulmonaire. Billard (2), frappé de cas d'amélioration de tuberculose pulmonaire chez des ouvrieres occupées à ensacher du verdet (acétate neutre de cuivre), fit respirer à des malades des
poussières de verdet et obtint des améliorations nettes. Grysez, qui étudia les.
inhalations de verdet chez des cobayes tuberculeux, n’obtint pas de résultats
favorables. Lo verdet ñe serait applicable qu'aux tuberculoses chroniques,
suppurantes, à évolution torpide ; il diminuerait l’expectoration et relèverait l'état général (3). Signalons les essais faits avec une combinaison de cuivre et de lécithine et avec le tartrate cupro-potassique. |
Calmette (4), rappelant les recherches expérimentales pour découvrir une substance chimique capable d'arrêter le développement de la tuberculose du lapin et du cobaye, estime que, jusqu'à présent, ces efforts sont restés vains. Il juge inutiles et peut-être dangereux les essais thérapeutiques, sans une expérimentation préalable, méthodiquement conduite sur les animaux sensibles à l'infection tuberculeuse.
L'opothérapie. — Des extraits d'organes ont été employés dans la tuber-
culose, soit comme traitement symptomatique de certains troubles attribués
à l'insuffisance d'une glande à sécrétion interne, soit en vertu d'idées plus ou moins théoriques sur le rôle antitoxique d’un organe.
L'opothérapie surrénale est la plus fréquemment employée. L’ hypoteusion artérielle est la règle dans la tuberculose. On sait, d'autre part, combien est fréquente l'atteinte des surrénales dans la tuberculose pulmonaire; aussi, soit comme tonique général, soit comme hypertenseur, soit enfin comme régula-
(1) P. Norr, Un essai de thérapeutique de la tuberculose pulmonaire. Bulletin de l’Académie de médecine de Belgique, t. XXXIX, n° 2, 29 mars 1919.
(2) Biccarp, Traitement de la tuberculose pulmonaire par le verdet. Presse médicale, 7-avril 1909, p. 252.
(3) Couperr, Thèse Paris, 1911-1912, : :
se CazmerTs, Essais de chimiothérapie dans la tuberculose. Revue de la tuberculose, 1922, “5, D:200
Mi AE
MÉDICATIONS CHIMIQUES ET PHYSIQUES. Fasc. XII. — 303
teur de la fonction calcique, on a préconisé l'extrait de glande surrénale en poudre sèche (0 gr. 30 à 0 gr. 80 par jour), soit l’adrénaline, celle-ci à la dose de 1 à 3 milligrammes par ingestion, lavement ou injection hypodermique.
I faudra s’en abstenir chez les hémoptoïques, les hypertendus et les athéromateux.
L'opothérapie thyroïdienne, dont les lésions fréquentes du corps thyroïde, signalées par Roger et Garnier seraient la justification, serait particulièrement utile chez les malades fatigués, anorexiques ou migraineux. On devra être très prudent dans l'administration du corps thyroïde et surveiller l’intolérance, décelée tout d'abord par la tachycardie. Pour Couland (1) l'opothérapie thyroïdienne ou thymique aurait sur la tuberculose évolutive une action nettement défavorable.
L'opothérapie hypophysaire est parfois préconisée, soit comme complément du traitement thyroïdien, soit en raison de certains troubles associés d'insuffisance pituitaire (obésité, oligurie, troubles psychiques).
Les extraits hépatiques sont, tout d’abord, employés contre les hémoptysies (Gilbert et Carnot); ils ont, d'autre part, une influence heureuse sur les troubles digestifs. Le rôle antitoxique du foie a fait préconiser l'opothérapie hépatique, comme traitement général. On a préconisé, sans base scientifique bien sûre et avec des résultats réels discutables, des extraits éthérés de foie et de bile, employés en injections.
L'opothérapie ovarienne a été conseillée par Jacquerod. L’extraif ovarien aurait une action atténuante sur le bacille tuberculeux. On sait l'importance des troubles menstruels chez les tuberculeuses, les troubles graves et, en particulier, les hémoptysies qui accompagnent la période menstruelle. Les extraits ovariens combattraient ces troubles. Il faut ajouter qu’au contraire, en raison des mêmes troubles, Guillermin (2) a proposé la castration ovarienne radiothérapique, dans les cas où les troubles menstruels prennent une grande gravité,
Les extraits gastriques, intestinaux et surtout pancréatiques peuvent être utilisés contre les troubles digestifs.
La cure hydrominérale de la tuberculose pulmonaire a des indications
restreintes et qu'il faut préciser. Elle a, très souvent, des contre-indications.
On peut affirmer, avec Landouzy, qu'aucune eau minérale, aucun climat n'ont-une action bactéricide directe sur le bacille de Koch. C’est donc uniquement en modifiant le terrain tuberculisable ou tuberculisé, qu'elles seront utiles.
Sur les « prédisposés », sur les sujets à manifestations extra- -pulmonaires, osseuses, ganglionnaires ou cutanées, certaines eaux ont une action nettement favorable : les eaux chlorurées sodiques fortes sont utiles, surtout aux
enfants nerveux, supportant mal la mer : Salies-de-Béarn, Salins-Mou-
tiers, la Mouillère, Salins-du-Jura en sont des exemples. Uriage a l'avantage d'associer le soufre et le sel. La Bourboule, avec ses eaux arsenicales, con-
(1) Couranp, Opothérapie thyroïdienne et (HRereulsSe. Annales de médecine, t. X, n° 5, p. 387.
(2) Gurccermin, De- la castration ovarienne radiothérapique pour certaines formes de tuberculose pulmonaire. Revue médicale de la Suisse romande, juillet 1919, n° 7.
M. LETULLE et P. HALBRON.
vient surtout aux petits .bacillaires affaiblis, anémiés, mais est dangereuse . dans toute forme évolutive et congestive.
Chez les tuberculeux pulmonaires confirmés, il y a un grand nombre de cas qui ne doivent pas être envoyés aux eaux minérales. Les cures sont, en général, contre-indiquées dans les formes évolutives, caséeuses et, encore plus, dans les formes à marche aiguë. La tachycardie, les lésions viscérales extra-pulmonaires sont, elles aussi, mal influencées par la cure hydrique. Au contraire, les formes torpides ou les formes bronchitiques peuvent être très heureusement modifiées par un traitement dans une station bien choisie.
Les Eaux-Bonnes ont une ancienne réputation dans le traitement de la. tuberculose. Cette station sulfureuse des Pyrénées a des indications plus limitées que jadis; elle exerce, cependant, une action très heureuse dans les cas de lésions torpides, même avancées, ou dans la convalescence des poussées évolutives. Ces eaux sont surtout employées en boisson. L'état général s’améliore, les expectorations diminuent et les lésions s’assèchent. Quelquefois il se fait, au niveau de vieilles lésions torpides, un remaniement favorable.
On peut utiliser également d’autres eaux sulfureuses, soit chaudes, comme Cauterets particulièrement indiqué en cas d’inflammation des voies aériennes supérieures, ou Amélie les Bains qui se prête à la cure d'hiver, soit des eaux sulfureuses froides, comme Allevard et Challes, dans les Alpes. Saint-Honoré (Nièvre), qui contient à la fois de petites doses de soufre et d’arsenic, a une action plus douce et est plus facilement tolérée.
Au Mont-Dore seront envoyés, pour boire de l'eau faiblement siliceuse et arsenicale et faire les inhalations de vapeur, les tuberculeux catarrheux, bronchitiques, atteints d'emphysème, de dyspnée asthmatiforme, et même les tuberculeux congestifs, dans l'intervalle des hémoptysies.
Quelle que soit la station, le tuberculeux devra être Fobjet d’une surveillance médicale particulièrement stricte, pour éviter les accidents et combiner au mieux les avantages de la cure thermale et de la cure climatique.
Inhalations de gaz, de vapeurs et de brouïllards médicamenteux. — Il y a là une série de traitements agissant directement sur les voies respiratoires, surlout à leur partie supérieure, mais pouvant faire sentir leur action assez loin. Ce sont donc des agents surtout efficaces dans les formes bronchiques et suppuratives.
C’est par pulvérisation de gaz, comme à Luchon, ou par inhalations, comme à la Bourboule, au Mont-Dore, qu’agissent les stations thermales que fréquentent surtout les tuberculeux.
Les inhalations de formol ont été préconisées par Dumarest (1) dans les formes bronchitiques : on emploie une solution d'aldéhyde formique de 2,5 à 30 p. 100. Le malade commence par des inhalation de 5 minutes avec la solution à 2,5 p. 100, pour arriver à supporter une heure la solution à 30 p. 100. La progression doit être lente. Les résultats seraient très remar- : quables, en particulier sur la teneur en microbes de l'expectoration.
L'inhalation des vapeurs, en dehors de celles obtenues avec les brouillards
(1) Dumaresr et Bayce, Sur la stérilisation de l’expectoration par les inhalations de formol. Bulletin médical, 22 novembre 1911.
MÉDICATIONS CHIMIQUES ET PHYSIQUES Fasc. XII. — #05
d’eaux minérales (chlorurées sodiques, arsenicales ou sulfureusés), peut se faire au moyen du pulvérisateur à vapeur de Lucas-Championnière. On produit un spray, habituellement avec un mélange d’antiseptiques (menthol, goménol, eucalyptol).
On cherche à obtenir, par ces procédés, à la fois une action antiseptique locale, une action calmante sur l'irritabilité locale et une modification des sécrétions bronchiques.
L'hydrothérapie complète utilement la cure d'air et de repos. Les malades tireront grand profit des lotions fraîches et des frictions au gant mouillé. Les tuberculeux résistants et entraînés pourront faire de l’hydrothérapie froide. Les bains et les douches auront leurs indications comme calmants ou comme toniques; il faudra cependant s’en abstenir chez les malades sensibles, sujets
aux hémoptysies et naturellement chez les phtisiques avancés.
HÉLIOTHÉRAPIE
La cure de soleil, si active sur les tuberculoses externes, a été vivement
. préconisée comme adjuvant de la cure d'air et de repos. On a soumis.les su-
jets à l’héliothérapie rigoureuse, exposant soit tout le corps, soit le thorax seul aux rayons du soleil. Certains auteurs auraient obtenu des résultats remarquables, même chez des tuberculeux avancés. Cependant, des phtisiologues de la compétence de Sabourin et de Jacquerod font de très grandes réserves. Il faut, d'abord, s'abstenir complètement de la cure de soleil chez les tuberculeux éréthiques, congestifs, à fièvre et hémoptysies faciles : chez eux, elle peut être très dangereuse. Même chez les malades qui la supportent, les résultats, pour Sabourin et pour Jacquerod, ne seraient pas très appréciables. Dans certains cas de tuberculose fibreuse, chez des malades en voie de grande amélioration, le bain de soleil, sans agir sur les lésions pulmonaires, peut avoir une influence favorable sur l'état général.
A. Dufourt (4), qui a obtenu de bons résultats dans des adénopathies médiaslines pures de l'enfant, recommande la plus grande prudence dans l’héliothérapie des adénopathies médiastines avec lésions pulmonaires; il signale les dangers de l'héliothérapie dans les tuberculoses pulmonaires évolutives.
Armand-Delille a préconisé l’héliothérapie comme agent préventif de la tuberculose pulmonaire après les pleurésies Séro- -fibrineuses.