RÉVULSION
L'emploi des révulsifs dans la tuberculose pulmonaire est ancien et général (2). Cependant, cette médication n’est pas toujours très méthodiquement conduite et est souvent appliquée de façon réflexe, sans que le médecin en recherche bien l'indication.
Comme traitement symptomatique, elle a une action heureuse sur les douleurs thoraciques, sur la dyspnée, sur la toux. Elle est particulièrement indi-
(1} A. Durourr, Traitement de l’adénopathie médiastine par l'héliothérapie. Presse médi-
cale, 25 août 1919.
(2) Bruxow, Les révulsifs dans le traitement de la tuberculose pulmonaire. Bullelin mé-
dical, 1912, p. 192.
quée dans les manifestations pleurales : pleurésies sèches ou avec épanchements, pleurile du sommet ou réactions scissurales. Toutes les réactions congestives péri-tuberculeuses récentes et. surtout en résolution sont justiciables de la révulsion. |
Son utilité est plus discutée dans la tuberculose caséeuse chronique ; cependant une révulsion énergique n’est pas sans bénéfice pour les anciens foyers torpides. Dans la révulsion, on fait rentrer une grande partie de l'hy-: drothérapie : les bains et les enveloppements humides.
Les principaux moyens sont les ventouses dans les réactions diffuses, les cataplasmes sinapisés et les sinapismes, la teinture d'iode et les pointes de feu. Les pointes de feu constituent le procédé le plus précis et le plus actif; elles doivent être évitées au décours des hémoptysies qu’elles peuvent réveiller. :
Le vésicatoire, jadis si en honneur, est beaucoup mois employé.
Le cautère, bien que prôné encore par Brunon pour les cas avancés et les broncho-pneumonies tuberculeuses des sommets, est encore plus. abandonné. es